Explorateur de nature

Randonnées dans les Andes

20 jours / 19 nuits    difficulté: 2/3

Découvrez le Pérou et la Bolivie par la marche

Randonnées dans les Andes

20 jours / 19 nuits      difficulté: 2/3
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Geysers Sol de MañanaSalar de UyuniPaysage - PunoPort de PunoGeysers Sol de MañanaSalar de UyuniVue panoramique de LimaPort de PunoQuartier de Miraflores


Jour 1 - Arrivée à Lima

Jour 2 - Lima / Cusco

Jour 3 - Cusco

Jour 4 - Cusco - Chachabamba - Wiñaywayna - Machu Picchu

Jour 5 - Aguas Calientes - Machu Picchu - Cusco

Jour 6 - Visite de l'Altiplano

Jour 7 - Iles Uros et Amantani

Jour 8 - Ile de Taquile

Jour 9 - Puno / Desaguadero / Tiwanaku / La Paz

Jour 10 - Journée Libre à La Paz

Jour 11 - La Paz / Lagune Tuni / Juri khota (4700 mètres)

Jour 12 - Juri khota / Lagune Congelada / Paso Austria / Lagune Chiarkhota (4670 mètres)

Jour 13 - Lagune Chiarkhota / Lagune Wichu khota (4680 mètres)

Jour 14 - Lagune Wichu khota / Cerro Santa Fé / Tuni / La Paz

Jour 15 - La Paz / Oruro / Uyuni

Jour 16 - Salar d’Uyuni

Jour 17 - Nord Lipez

Jour 18 - Sud Lipez

Jour 19 - Uyuni / La Paz

Jour 20 - La Paz

Les étapes de votre voyage

Lima et sa région

Lima

Aguas Calientes

Aguas Calientes (aussi appelé MAchu Picchu Pueblo) est la porte d’entrée du célébrissime Machu Picchu, Aguas Calientes est le village qui se situe au pied du la montagne qui abrite le sanctuaire. Son nom, qui signifie ‘’eaux chaudes’’ en espagnol, vient de la présence de sources d’eaux thermales dans les environs immédiats de la ville. Aujourd’hui entièrement tournée vers le tourisme, l’atmosphère y est moins authentique mais non moins agréable : la chaleur de la jungle proche, les rideaux de nuages qui passent et se dépassent, les différents bars et l’ambiance décontractée et enthousiaste de ceux qui vont connaitre l’une des 7 merveilles du monde… Le passage à Aguas Calientes avant de ce diriger vers le site de Machu Pichu, la seule et unique alternative étant le trek du chemin des Incas. 

Andahuaylillas

Juste avant d’arriver à Cusco, Andahuaylillas est célèbre avant tout pour sa splendide église de style baroque. Surnommée la Chapelle Sixtine des Andes, l’école cusquénienne atteint ici l’apogée de son art : outre les peintures spectaculaires, l’église contient un petit trésor d’objets religieux en or et en argent, fierté des habitants du village. 

Chachabamba (Km104)

C’est l’autre point de départ du chemin des Incas, dans sa version de 2 jours, pour les sportifs qui disposent de moins de temps, ou qui veulent tout simplement commencer la marche de façon moins brusque.

Chemin des Incas

Les chemins (piétons) étaient la seule façon de communiquer au sein du gigantesque empire qu’était celui des Incas, allant du sud de la Colombie jusqu’au Chili. Parmi tous ces chemins tracés, le Chemin de l’Inca était la route principale et très empruntée entre la capitale impériale, Cusco, et le site spirituel et culturel majeur qu’était le Machu Picchu. Les constructions entre ces deux centres importants sont donc nombreuses : aujourd’hui, en marchant dans les pas des messagers incas, on traverse un très grand nombre de restes, de ruines, d’habitations, de constructions diverses installées pour améliorer autant que possible la communication de part et d’autre des hauts sommets enneigés des Andes.
C’est aujourd’hui un sentier de randonnée mondialement connue. Ce trek est la seule façon d'entrer à pied par la porte du soleil du Machu-Picchu ou Inti Punku. Son accés et très réglementée et extrêmement limité puisque seul 500 personnes par jour peuvent l’empruntées  (comprenant les guides, les porteurs, les cuisiniers et bien sûr les trekkeurs du monde entier). Il est donc vivement conseillé de réserver environ 5 à 6 mois en avance.

Cusco

Du quechua «le nombril du monde», Cusco est la majestueuse héritière de l’empire Inca, le Tawantinsuyo –ou de ce qui en reste. Située à 3400 m d'altitude, elle compte environ 300 000 habitants. Pendant longtemps, Cusco a été un carrefour crucial sur l'axe de communication économique transandin ; cependant, avec la concentration des activités commerciales à Lima (capitale coloniale), la capitale impériale s'est endormie et a sombré pendant longtemps dans l’oubli. Le réveil a dû attendre l’arrivée des touristes, émerveillés par les murs incas qui parsèment la ville ou encore par le Temple du Soleil, le Qoricancha, centre suprême de la religion inca tournée vers les pouvoirs de la nature. Aujourd’hui, le centre ville est un mélange subtile et enchanteresque d’architecture inca et de style colonial espagnol, que surplombe un imposant Christ Blanc (Cristo blanco). La promenade dans ces jolies rues tranquilles, qui mènent à la Place d’Armes bordée par ses églises et ses jardins, a réellement quelque chose de magique.

Inti-Punku

Littéralement, « la Porte du Soleil », ce poste de garde à l’entrée de la ville marque l’entrée au site depuis le chemin de l’inca. Il est cependant possible d'y accéder depuis le site du Machu Picchu si vous n'effectuez pas la célèbre randonnée. Son accés et libre (pour l’instant) et c’est aussi le point limite d’accés possible pour « remonter » le chemin des Incas.. La vue sur le complexe est extraordinaire.


Machu Picchu

Rêve de tout voyageur en Amérique Latine, le Machu Picchu est une légende depuis longtemps ; c’est le site archéologiques inca le plus célèbre de par le monde, et une icône de la culture préhispanique latino-américaine. Son nom quechua signifie ‘’vieille montagne’’ ; c’est une ancienne citadelle, perdue pendant longtemps, redécouverte et révélée au monde par l’archéologue américain Hiram Bingham, qui écrivit un best-seller à son sujet (voir le paragraphe Particularités du Pérou). Accrochée au milieu de pics isolés, recouverte de végétation luxuriante, le paysage contribue à donner son atmosphère féérique au Machu Picchu. Libre à chacun de s’imprégner de l’atmosphère si particulière de ce lieu, en déambulant parmi ses terrasses. Pour les plus sportifs, il est fortement conseillé de faire l’ascension au Huayna Picchu (‘’montagne jeune’’), d’où la vue panoramique sur le site est les environs est saisissante, mais penser à réserver, car son accès est limité à 400 personnes par jour. Malgré les flots de touristes qui y passent tous les jours, visiter le Pérou et ne pas visiter le Machu Picchu, ce serait un peu comme manger du pain sans fromage…

Ollantaytambo – village

Ce magnifique village marque la fin de la vallée sacrée, avant d’entamer le plongeon vers les vallées humides. Posé sur la plaine traversée par le fleuve Urubamba, le plan d’urbanisation et l’organisation des bâtiments nous viennent directement de l’époque inca : les fondations sont intactes, et originales d’il y a 500 ans. C’est l’organisation urbaine inca la mieux préservée de tout le Pérou. Ses petites rues pavées, sinueuses, donnent sur des lots de maisons (appelées canchas) organisés autour de petits patios et une entrée unique, avec un portail inca. Dans la cour intérieure, les petits animaux domestiques (cuy, poules, etc.) gambadent gaiment. La vie des habitants non plus n’a pas beaucoup évolué depuis l’époque inca… Quelques belles randonnées sont aussi à explorer, de part et d’autre du fleuve Urubamba. 

Raqchi

Dans la région de l’Altiplano, le temple de Raqchi est probablement l’un des plus incroyables qui soient sur le continent. Près de Sillustani, ce complexe architectural dédié au dieu premier des Incas, Wiracocha, contient 6 patios et 8 petites rues, entourés de colonnes de 8m de diamètre : c’est tout ce qu’il reste des 200 maisons qui jadis trônaient là. Les restes d’une fontaine à 5 sources se situent à côté de sources d’eaux chaudes ; une ancienne prison et des restes de murailles qui protégeaient le chemin inca sont aussi à visiter. Les ateliers d’artisanat, spécialisés dans les céramiques, sont hauts en couleurs.

Wiñayhuayna

Son nom “éternellement jeune” vient du nom d’une orchidée qui pousse toute l’année dans la région. En effet, arrivés à Wiñayhuayna, on est déjà dans le climat tropical du Machu Picchu : ce complexe urbain et le grand escalier en son centre sont les prémices de l’arrivée à la citadelle sacrée des Incas. En haut du site, une place cérémonielle s’étend, avec au milieu des bains sacrés.

Calamarka

Village d´importance stratégique pour les caravanes de commerçants durant la période précolombienne, les conquistadors construisirent une imposante église pour évangéliser la population locale, aujourd’hui le village est connu pour sa collection de peinture qui représente pour la plupart des archanges.

Cordillère Royale

Cordillère Royale

Impressionnant massif montagneux qui divise les Andes et la forêt amazonienne, conjugué avec le Lac Titicaca, cela fait penser à un tableau impressionniste. Lieu magique pour les randonneurs, nous trouverons  de magnifiques lagunes noires, turquoises, vertes, et des neiges éternelles.

Desaguadero Bolivie

Ce village de frontière essentiellement fréquenté par des commerçants est un passage stratégique qui connecte la Bolivie aux attractifs touristiques du sud du Pérou. C’est la route la plus rapide entre Puno et La Paz.
El Alto

El Alto

En réalité, pour être précis, La Paz ne peut être dissociée d’El Alto ; si la capitale bolivienne est à l’étroit au fond de sa vallée, sa ville jumelle, qui se tient sur la plaine au dessus d’elle, sert de soupape de sécurité : la moitié de la population, la plus modeste, y vit. Les deux villes, se fondant indistinctement l’une dans l’autre, se rejoignent sur les pentes raides (800m de dénivelé !) qui montent à El Alto –ou descendent à La Paz, comme vous préférez. 
El Alto, à 4000m d’altitude, est principalement peuplée par une population aymara, de migrants venant des campagnes et à la recherche d’un travail. Depuis quelques années, elle connait un véritable boom démographique, donc économique ; l’aéroport international y étant situé, l’activité économique y bat son plein.

La feria d’El Alto, aussi appelée Mercado del 16 de julio, occupe chaque jeudi et chaque dimanche, les rues d’une très grande partie de la ville, le long de l’axe principal. Et deux fois par semaine, c’est la caverne d’Ali Baba ; tout, tout, on trouve tout dans ce marché gigantesque, des animaux domestiques, aux meubles, en passant par des fringues et de la musique, des stands de restauration rapide, des voitures, des appareils électroniques. Beaucoup de produits manufacturés, et aussi beaucoup de contrefaçon. Attention toutefois aux pickpockets, la foule y est particulièrement dense !

Autre raison pour monter les 800m de dénivelé : tous les dimanches à 16 heures, le stade Polifuncionnal de la Ceja est le théâtre de combats de catch (lucha libre) entre « Cholitas » (femme vêtues de costumes traditionnels), d’une violence rare mais particulièrement colorés, qui a un énorme succès dans la région ! (pour en savoir plus, reportez vous à la section anecdotes et aux détails amusants).

La Paz

La Paz

La Paz, la plus haute capitale politique du monde avec ses 3200m d’altitude, est située dans une région géographique particulièrement riche. S’étageant sur plusieurs niveaux, frappante de contrastes, en plein cœur de la cordillère Royale, la ville et sa région ne laissent personne indifférent.  

Un peu d’histoire : c’est en 1548 que l’Espagnol Alonzo de Mendoza fonda la ville dans le but d’assurer un trait d’union entre les villes prospères de Potosi et de Cusco. Peu de temps après, elle sera transférée sur le lieu d’habitation d’une petite communauté de mineurs aymara, marquant symboliquement le devenir de la ville.
La Paz s’étend entre 3200 et 4000 mètres au dessus du niveau de la mer. Elle jouit d’une situation géographique idéale, à une heure de route du Lac Titicaca, troisheures des vallées des Yungasen passant par la « route de la mort », et une heure et quelque de la majestueuse Cordillère royale. Son cadre naturel est d’une beauté saisissante ; la ville est littéralement entourée de sommets neigeux et nuageux, de grandes plaines s’étendant à perte de vue, et, à cette altitude, on pourrait presque décrocher quelques étoiles. 

Paysage urbain aux nombreux contrastes, cette mégapole à la géographie improbable, encastrée dans une vallée, offre un bonaperçu globalde la Bolivie. En effet, tout au long de l’Histoire, de nombreuses communautés aux origines très différentes se sont côtoyées, et d’étonnants mélanges en ont résulté ; aujourd’hui, la ville témoigne de cette grande diversité sociale mêlant traditions et modernité(ce qui n’est pas sans parfois provoquer quelquesétincelles). La ville abrite, par exemple, de nombreux marchés indigènes où l’on peut se procurer tous les éléments nécessaires des offrandes, notamment à la Terre-Mère, laPachamama. Parallèlement, les immenses buildings, bureaux de grandes entreprises internationales, poussent comme des champignons, et croiser des hommes (ou femmes) d’affaires en costard-cravate n’est pas choquant. 

Cette ville aux mille et une couleurs, bariolée comme peu d’autres sur la planète, bruyante, vivante, est un dépaysement à elle toute seule. De nombreuses activités vous feront apprécier votre passage dans la ville : musées, lieux de culte, centres culturels, et restaurants situés dans le quartier de Socopachi, et de peñas traditionnels, lesquels sont probablement la meilleure façon de s’imprégner de l’atmosphère locale. 

Oruro

Oruro

Oruro résume bien la situation minière de l’Altiplano. Peuplée à 90% d’indigènes nets, non métissés, son nom signifie « où le soleil est né ». La vie y est rude depuis le déclin de l’industrie minière, et étant donné les conditions climatiques usantes. Froide et grise au premier abord, elle propose pourtant à ceux qui prendront le temps d’y rester quelques jours quelques musées et des sites intéressants aux alentours.

Mais ce qui fait le réel intérêt de la ville, c’est son carnaval : le mois de février voit arriver des milliers et de milliers de danseurs, de musiciens et de badauds, et la ville se part d’un arc-en-ciel de couleurs pour exorciser tout le poids de leur histoire, avec moult musique, danse, couleurs, et bien sûr alcool. C’est un des plus grands carnavals de l’Amérique Latine, et toute la diversité nationale est à la fête. Oruro doit d’ailleurs la classification de patrimoine mondiale de l’humanité à ces festivités annuelles.

Sika Sika

Le village de Sika sika vit principalement de l’agriculture et de l’élevage d’animaux (vaches et brebis), ainsi que de la pêche, grâce à la présence de nombreux fleuves, comme par exemple le Kheto ou le fleuve Aroma (du nom du sous-département d’Oruro dont Sika sika est le chef-lieu). Il faut noter sa remarquable église de style roman, visible de loin dans les étendues désertiques et sèches de hauts plateaux de l’Altiplano.

Tiwanaku

Tiwanaku

Tiwanaku fut un grand centre cérémoniel, probablement la plus grande réalisation architecturale mégalithique de l’époque pré Inca.  C’est ce site qui inspira à Hergé l’album de Tintin et le temple du soleil.

Lima

La capitale du pays, Lima, accueille plus d’un tiers des péruviens, en une immense mégapole bruyante et assourdissante. La « cité des Rois » fut fondée par Pizarro, le conquistador de l’Amérique du Sud, en janvier 1535 et devient rapidement la nouvelle capitale (au détriment de Cusco), en regroupant toute les activités commerciales et administratives de l’empire. Lima devient alors l’emblème même de la colonisation et de la domination hispanique. Au cours des dernières décennies, de nombreux bidonvilles appelés «pueblos jovenes», les villages jeunes, se sont développés au pourtour de la ville, tels les favelas ou bidonvilles du Brésil, avec tous les problèmes et inégalités sociales que cela attire. C’est  une ville agitée, en mouvement perpétuelle, la capitale typique d’un pays en plein boom économique, qui réserve quelques joyaux de culture et d’histoire du pays à celui qui s’y attarde. La visite de la capitale inclut notamment une promenade à travers les quartiers à l’architecture de style colonial de Miraflores, San Isidro et du centre historique, avec l’ensemble architectonique de San Fransisco, petit bijou de l’héritage colonial : l’église de San Fransisco, La Soledad et El Milagro. Au programme également, la visite de catacombes qui conservent plus de 25 000 ossements humains.

De Puno à la frontière bolivienne

Cette région est aussi appelé le couloir Aymara et à la particularité de présenter des paysages au bord du lac Titicaca qui font penser à la méditerranée. Les villages frontalier vivent tous de la pêche et du commerce.

Desaguadero Pérou

C’est le point-frontière terrestre le plus emprunté entre le Pérou et la Bolivie. Situé sur la route principale entre La Paz et Puno, le petit pont qui enjambe le cours d’eau séparant officiellement les deux pays est souvent complètement encombré de marchands divers (alimentaire, vêtements, etc.) ainsi que de transport pour passagers fatigués. Une grande cohue bruyante qui représente bien ce que sont les points-frontières à travers le monde. Possibilité de changer de l’argent de part et d’autre de la frontière. 

Ile Amantani

Tout comme sa voisine Taquile, Amantani est relativement éloignée du littoral au départ de Puno, soit environ 4h. Et également comme Taquile, l’organisation sociale est remarquable : collectivisation du travail, des ressources apportées par le tourisme et par l’artisanat… L’activité dominante de l’île est l’agriculture : avec les terrasses de style inca, les céréales, tubercules et fèves sont la base de l’alimentation. D’autre part, l’artisanat est important, que ce soit la céramique, la laine ou encore le cuir. Moins touristique que Taquile, la beauté des paysages, des promenades et des ciels étoilés (attention au froid la nuit…) est à couper le souffle. Il est possible de dormir chez l’habitant, et on se déplace exclusivement à pied entre les 8 petits hameaux de l’île. Sur les deux sommets, à 300m au dessus du niveau du lac, des vestiges de l’empire de Tiahuanaco sont le centre des offrandes aux dieux de la nature de la religion altiplanique. 

Ile Taquile

L’île de Taquile, à 3h de Puno en bateau, est véritablement splendide, tout autant que les habits de ses habitants : en effet l’île est connue pour son artisanat, et l’expertise des femmes dans le domaine du textile. L’organisation sociale sur l’île est assez exceptionnelle : toute l’industrie touristique (entre autre) est gérée par la communauté à travers un conseil qui change de membres régulièrement ; les fonds qui entrent dans l’île sont mis en commun puis répartis par ce même conseil ; le travail est collectivisé… A Taquile, les vêtements ont un rôle social de premier ordre : ce sont les hommes qui tricotent leurs bonnets dont la couleur dépend de leur statut marital, rouge pour les hommes mariés, blanc et rouge pour les célibataires. A travers les symboles qu’utilisent les femmes dans leurs ouvrages tissés, on peut découvrir toute une partie de leurs croyances, de leur cosmovision, ainsi qu’un certain nombre d’habitudes sociales de la vie quotidienne sur l’île.

Iles Uros

Les îles Uros sont des îles flottantes, construites à partir de la ‘’totora’’, ce roseau qui pousse sur les rives du le lac Titicaca. On l’entremêle de façon très serrée sur un mètre de haut, avant de le pousser à l’eau ; ils mesurent environ 10m sur 10. La nature du roseau, qui flotte, et le travail de ‘’tissage’’ de celui-ci, donne sa propriété de légèreté et résistance aux îles. Pendant longtemps, ces îles étaient nombreuses, construites et habitées par un peuple de pêcheurs nomades qui se déplaçait à travers le lac en suivant les bancs de poissons qui constituaient la base de leur alimentation. En outre, ce nomadisme répondait à la nécessité d’échapper aux attaques des peuples conquérants ennemis (comme ont pu l’être les Aymaras ou encore les Incas). Aujourd’hui, on ne peut visiter ces îles qu’à travers un circuit touristique relativement organisé, où des explications sont données sur les origines et l’évolution du peuple Uros ; on peut acheter de l’artisanat en totora ou naviguer sur un bateau du même matériel .

L'Altiplano entre Puno et Cusco

Le plateau entre Cusco et Puno et l’une des régions habités les plus haute au monde, cette plaine de haute altitude est quasiment désertique mais propice à l’élevage de camélidés comme l’alpaga ou le lama.
Les paysages sont grandioses et certains villages ou site archéologiques peuvent se visiter.

La Raya

Ici, au point le plus haut de la route entre Puno et Cusco (4312m), l’Altiplano prend toute son ampleur et dévoile sans aucune retenue ses merveilles : au milieu des grandes étendues froides et désertiques, où le ciel est à portée de main, l’église aux couleurs flamboyantes, jaune et rouge, rivalise de splendeur avec les couleurs naturelles des paysages environnants. 

Lac Titicaca

Le lac Titicaca provoque à lui seul la rêverie et l’enthousiasme des voyageurs qui passent par les hauts plateaux des Andes. Au cœur de cet espace mythique et mystique, une série d’îles plus ou moins éloignées du littoral abrite des lieux et des vestiges absolument magnifiques, comme hors du temps.

Pucara

A environ 60km de Juliaca, sur la route entre le lac Titicaca et la ville de Cusco, le petit village de Pucara, du même nom qu’une des premières civilisations ayant peuplé l’Altiplano, accueille un centre cérémoniel inca majeur, qui surplombe le village. La renommée de Pucara vient des petits taureaux en terre cuite que l’on place sur le toit des maisons pour attirer la bonne fortune sur le foyer : le ‘’torito de Pucara’’. On y trouve également quelques très belles céramiques, ainsi qu’un joli musée qui présente très bien la civilisation pucara.

Puno

La ville principale de l’Altiplano péruvien est Puno : sur les rives du lac Titicaca, donc à quelques 3800m d’altitude, c’est un point de passage majeur dans la région. La préservation des traditions et des coutumes andines est particulièrement forte : les femmes sont vêtues de leurs grandes jupes (polleras) et portent leurs chapeaux ronds plus que dans n’importe quelle autre ville du Pérou. C’est une excellente base pour découvrir la région et bien évidemment le lac. Le meilleur moment pour visiter Puno est incontestablement pendant la fête de la Virgen de la Candelaria, en février, où musiques, danses et costumes andins rivalisent de couleurs et de gaité. 

Arbre de pierre

Arbre de pierre

Il s´agit d´une formation géomorphologique déclarée monument naturel, avec une hauteur de cinq mètres. Façonné par le temps vous ne serez pas indifférents face à ce monument de pierre. 
Ce site d’intérêt se situe dans le grand désert de Siloli et marque l´entrée au parc national Eduardo Avaroa.

Cimetière de trains d'Uyuni

Cimetière de trains d'Uyuni

Il est possible d’aller rendre visite aux vieilles locomotives à vapeurs du début du siècle dernier qui finissent leurs vies tranquillement. L’âge d’or de ces vieilles machines les vit transporter le minerai d’argent extrait des mines alentours. Plusieurs projets souhaiteraient faire apparaitre ces locomotives dans un musée afin de mieux retracer leur histoire.

Colchani

Le petit village de Colchani constitue un excellent un point d’entrée au Salar d’Uyuni. Ici, la grande majorité des habitants vivent de l’exploitation du sel, et l’extraient par blocs (pour les animaux) ou en grain (pour la consommation humaine), à coup de pics et de pioches. Une partie est vendue, l’autre troquée contre des vivres. Un musée a pris vie il y a peu ; il comporte des explications pédagogiques quant au commerce du sel et aux caravanes de lamas, ces pratiques commerciales appartenant au passé. Un peu plus loin, au sud ouest de Colchani, l’atelier de la Cooperativa Rosario taille dans d’énormes blocs de sel des meubles et objets d’art. Un hôtel entier, fait entièrement de sel, a même été construit : le Palacio de Sal est encore un fait irréel de la région. 

Désert de Dali

Désert de Dali

Référence explicite au célèbre peintre espagnol, les paysages rencontrés dans le désert reflètent son imagination et son talent : crêtes rocheuses sculptées par le vent, dégradé de couleurs vives, pierres rondes de plusieurs tonnes… Un paysage digne de la face de Mars ou de Jupiter.

Désert de Siloli

Désert de Siloli

Le désert de Siloli est peuplé de sculptures naturelles étranges. On passe du rouge au marron puis à des amoncellements de pierres immenses. La plus spectaculaire d’entre elles est l’arbre de pierre, autour de laquelle on peut s’amuser à grimper pour avoir une vue plus large du site.

Geysers Sol de Mañana

Geysers Sol de Mañana

Situé à plus de 4850 m d’altitude, ce champ de geysers est alimenté par une activité volcanique sous-jacente, due aux frottements de la plaque américaine avec la plaque pacifique sud. Cela se manifeste par des spectacles étonnants, faits de cratères de boue bouillonnants, de fumerolles aux vapeurs sulfureuses et bien sûr de geysers d’eau s’élevant à plusieurs mètres de hauts, sous l’effet de la pression (et de la chaleur : on arrive à près de 200° !). Ces thermes se trouvent au cœur du Salar de Chalviri, une formation salée peuplée de flamants et de canards : les espèces vivantes de cette zone ont réussi à s’adapter à ces conditions climatiques pour le moins hostiles. 

Huayllajara

Huayllajara est un village à cinq kilomètres environ de la Laguna Colorada. C´est ici que se trouvent les refuges pour les séjours dans le Lipez. 
Les services sont limités (peu ou pas d´eau, électricité par groupe électrogène, etc.) et le froid souvent intense. 
Ne manquez pas le ciel de Huayllajara pendant les mois d´hiver, on a l´impression de pouvoir toucher les étoiles.

Incahuasi

Incahuasi

Du quechua « la maison de l’Inca », c’est une étape incontournable de la visite du Salar. Elle est aussi appelée île du pêcheur, en référence  à l’’île jumelle « du poisson » : également recouverte de ces cactus géants, elle est aussi entourée d’étendue de sel hexagonales. Les chemins aménagées permettent de grimper facilement à son sommet afin d’observer l’immensité le salar. Outre les cactus, l’île est aussi habiter par les vizcachas, sorte de lapins andins de la famille des chinchillas.
En outre l’ouverture récente d’un café-restaurant permet de pouvoir y déjeuner dans ce cadre extraordinaire.
L’île d’Incahuasi est souvent appelée à tort île du poisson. Sur une carte (ou Google Earth)  elle est située au centre du salar avec un seul sommet en son centre.

Laguna Blanca

Le Lac Blanc, séparé du lac vert par un étroit cordon de terre, doit sa couleur laiteuse à une très forte concentration de minéraux dans ses eaux, principalement du borax. 

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Ce lac rouge sang est un des sites les plus impressionnants du Sud Lipez. Gardé par des pics volcaniques, ses rives sont colorées par des dépôts de différents minéraux, comme le sodium,  de gypse (doré), de magnésium, ce qui rend le lac encore plus irréel. Sa profondeur ne dépasse pas les 80cm, c’est pourquoi des hordes entières de flamants roses l’ont élu pour domicile. De plus, la présence de plancton et d’algues, ainsi que les nombreux minéraux, sont la diète parfaite de ces majestueux animaux, dont la présence finit de dresser le parfait tableau de carte postale.

Laguna salada

Dans le Sud Lipez, le lac salé ajoute une tonalité de couleurs encore différente de celle des lacs de couleurs électriques déjà rencontrés.

Laguna Verde

Laguna Verde

Le bleu-vert électrique de ce lac, balayé en permanence par un vent glacial, est à couper le souffle (au sens propre du terme, puisqu’il se dresse à plus 4400 mètres d’altitude). La présence imposante du volcan Licancabur, rajoute encore un peu de grandiose à une scène qui l’est déjà. A proximité de geysers, dont celui du Sol de mañana, la lagune verte change constamment de teinte et de reflet, en fonction des vents qui la caressent, car ses composantes chimiques (carbonate de plomb, soufre, arsenic et calcium), eux, ne varient jamais… 

Mirador du volcan Ollague

Le volcan Ollagüe se trouve sur la frontière Chili – Bolivie, avec une altitude de 5870 mètres c´est l’un des volcans possédant la plus forte activité de toute la Cordillère Occidentale. 
Il est possible d’apercevoir depuis le belvédère du volcan Ollagüe une grande fumerole d´une centaine de mètres de hauteur.
Autre point d’intérêt du site, vous serez sur une immense coulée de lave (froide !) qui présente des formes particulières, certains le connaissent aussi comme « la planète mars » du fait de ses couleurs et du contexte assez « spatial ».

Musée et nécropole de San Juan

Dans la région de San Juan del Rosario habitèrent au XIIème siècle les Llipis ou seigneurs du Lípez. 
Aujourd’hui on peut trouver des témoignages de leur culture, leur quotidien, leur coutumes (vie religieuse, rites d´enterrement etc), réunis dans un petit musée mettant en valeur ces pièces.  
Il est à noter qu’à deux pas du musée se trouve la nécropole.
Ojos de Agua

Ojos de Agua

Sous le Salar d´Uyuni transitent des rivières d´eau douce et salée. Cette eau, qui passe sous la croûte de sel, emporte avec elle l´air qui va trouver des moyens pour ressortir. Ces « yeux » du salar sont les endroits où l´air ressort précisément en formant des petits lacs en plein cœur du salar. Cela se manifeste à travers des bulles qui remontent vers la surface avec l´eau chargée de minerais.

Passage de l'Inka

Le grand désert du Siloli se partage en deux parties ; la 1ère avec ses couleurs ocre et ses montagnes « lunaires », puis la 2ème dévoile les paysages du Nord Lípez, à la fois aride et gris, dont la couleur se trouve au niveau des lacs peuplés d´oiseaux. Passer par el paso del inka, point de passage étroit, vous amène à découvrir ces palettes de paysages aussi différentes que sublimes. 

Puerto Chubica

Le salar d´Uyuni est une masse de sel convexe, qui fait que l´eau se concentre sur les bords du désert, créant une masse de sel mélangée avec de la boue et de l’eau, il est très simple de s´y embourber. 
C’est la raison pour laquelle il n´est pas possible de rentrer ou sortir du désert salé n´importe où ; les habitants y ont créés des ports avec des terre-pleins afin d’en faciliter l’accès. 
Chuvica est un exemple de ces ports artificiels, ce dernier est situé au sud du Salar.

Route des Joyaux

Littéralement, la « route des joyaux », ce parcours passe par plusieurs lacs :Cañapa,  Hedionda, Honda, Ch’arkota,  et Ramaditas.

Laguna Cañapa
Lac salé dans le désert du sud Lípez, avec ses 1,4 kilomètres de superficie il est entouré de volcans et héberge une importante faune comme les flamants roses.

Laguna Helionda
Du haut de ses 4134m au nord est du Salar de Chalviri, ce lac de sel d’un blanc laiteux s’étend, majestueux, ceint de hauts pics montagneux. La terre brunâtre des rives accueille des centaines de flamants roses ; on a l’impression de toucher le ciel.

Laguna Honda 
Paysage entouré au loin de volcans au sommet couvert de neige, la laguna honda, dont le nom signifie « lac profond », n’a en réalité que 10 cm de profondeur. Mais cette faible profondeur rend ce lac particulièrement calme, et en fait un véritable miroir dans lequel le bleu éclatant du ciel et ses variantes nuageuses se reflètent, variant au fil des heures. Un spectacle époustouflant, surtout quand les troupeaux de flamants roses prennent leur envol…

Laguna Chiarkota 
Des pics raides et escarpés, la plupart du temps recouverts de neige, surplombent le lac ; puis ce sont des collines plus douces, et encore et toujours ces fameux flamants roses qui peuplent toute la zone, rehaussant de couleurs vives ce lac où l’air vif de haute montagne vient à manquer devant la beauté du paysage. 

Laguna Ramaditas
Ce petit lac aux allures volcaniques se tient à 4400m d’altitude. Les monts environnants, la roche à vif, donnent l’impression d’avoir atterri sur Mars ou sur Neptune… 

Salar d'Uyuni

Salar d'Uyuni

 Le salar d’Uyuni est une étape obligatoire dans la région de l’Altiplano.

Ce trésor naturel du bout du monde alimente les rêves de voyageurs, et ces inépuisables gisements de sel (utilisés dans le processus de d’exploitation du lithium) cristallisent l’attention de tous les constructeurs automobiles de la planète. Le blanc à perte de vue de ces plaines désertiques et désespérément plates, à 3650m d’altitude, n’a de comparaison qu’avec le bleu azur du ciel des hautes Andes. Lorsqu’il pleut ne serait-ce qu’un peu, le désert de sel devient un miroir parfait, et les levers de soleil orangés embrasent alors ciel et terre. Tous les repères nous lâchent, dans cet autre monde aux conditions climatiques extrêmes ; c’est un voyage hors du temps et de l’espace que de découvrir le Salar d’Uyuni.

Salar de Capina 

S’étendant sur plus de 58km2, le Salar de Capina est un autre désert de sel dans la région. Plus petit mais non moins impressionnant que les autres, il contient en particulier une forte concentration de bore, et fait l’objet d’extraction par différentes compagnies étrangères.

Salar de Chalviri

Le salar de Chalviri se trouve juste à côté de la Laguna salada et du lac Polques (proche des sources thermales du sud Lípez). Il marque le passage pour continuer la route des joyaux andins vers le village de Quetena, camp de base pour l´ascension du volcan Uturunku. La plus grande partie de l´année il se trouve inondé, raison pour laquelle l´exploitation du Borre se fait de façon artisanale.

Salar de Chiguana

Salar de Chiguana

Il s’agit de la petite sœur du Salar d’Uyuni, une autre formation salée qui jouxte la frontière chilienne, entourée de volcans aux nuances de gris, d’argent, de rouge et de blanc. Spectaculaire. Majestueusement recouvert de neige, le volcan Ollagüe culmine à plus de 5865 mètres au dessus du niveau de la mer, et se situe juste à cheval entre le Chili et la Bolivie. Attention, il est encore actif !

San Juan

Au cœur du Sud-Lípez, San Juan de Rosario (appelé le plus souvent simplement San Juan) est une petite localité prise d’assaut par les voyageurs pour passer la nuit, en attendant de continuer leur exploration des merveilles de la région. Plusieurs hébergements sommaires permettent de faire une pause dans l’excursion du Sud Lípez. La charmante petite église semble appartenir à une autre époque, et les conditions climatiques extrêmes rendent insolites la présence d’êtres humains.  Un bon point de départ (ou d’arrivée, ou de repos) dans la rudesse du climat du Sud Lipez. En outre, il faut noter la présence du musée musée Kawsay Wasy, où l’on peut découvrir une exposition d’objets et d’ustensiles ayant appartenus à des civilisations passées. Les explications historiques et chronologiques sont très détaillées et très instructives.  Compris dans la visite du musée, un petit chemin nous mène vers un cimetière datant du XIIe siècle. Celui-ci prend l’aspect de plusieurs petits dômes de terre au milieu d’un grand plateau. A l’intérieur de ces dômes, se trouvent des squelettes d’humains, autrefois comprimés dans de grands bocaux, qui sont aujourd’hui tous brisés ou disparus. Cependant, ces monticules de terre ne sont pas le fruit du travail de l’homme, mais plutôt des vents, qui sont venus apporter et entasser de la terre autour de ces bocaux. 

Thermes de Polques

Thermes de Polques

C’est une des merveilles de la nature : après des nuits à -20°, se glisser dans les eaux thermales de Polques, à plus de 30 degrés, est un bout de paradis sur Terre. La richesse en minéraux donne à ces eaux des vertus thérapeutiques, en plus du cadre grandiose au sein duquel se trouvent les sources. 

Uyuni

Uyuni

Ancien croisement des routes ferroviaires, la ville en elle-même ne présente pas grand intérêt : atmosphère triste et froide, chargée d’une histoire minière bien lourde. C’est le désert de sel qui s’étend non loin de la ville qui fait son intérêt. C’est aussi la richesse de cette ressource naturelle, en particulier en lithium, qui fait son attrait, mais cette fois pour les multinationales et non pour les touristes ; un bras de fer intense se joue entre elles et la nouvelle politique de gestion des ressources d’Évo Morales.

Villa Alota, Culpina K et San Cristobal

Avant la découverte de l´important gisement d´argent de San Cristobal, ces villages étaient de simples regroupements de maisons où les habitants élevaient leurs lamas. 
Aujourd´hui, un projet de la fondation San Cristobal a permis de valoriser les maisons grâce à une architecture moderne et uniforme. 
L’activité principale reste l’élevage, cependant l’économie locale s’est diversifiée grâce aux mines, au tourisme et au commerce. Un bel exemple de réussite. 

Villa-Mar

Villa mar est un petit village bâtit sur le flanc d´une coulée de lave avec des sources d’eau proche qui forme un sorte de petit oasis dans le désert du Lipez. Dans la région, il est possible de visiter un site de peinture rupestre. 

A savoir sur la Bolivie

Gastronomie bolivienneLes Langues en BolivieLes médias en BolivieHistoire de la Bolivie : l’indépendance 19ème siècleLes chemins du baroque
Gastronomie bolivienne

Gastronomie bolivienne

Malgré une faible notoriété internationale, la gastronomie bolivienne réserve aux amateurs de bonnes chaires d’agréables surprises.

Chaque région possède ses spécificités, et la table reflète l’identité culturelle de chaque province. Cependant, vous ne pouvez pas passer par la Bolivie sans avoir essayé les spécialités suivantes.

Evidemment, la patate (attention, papa en espagnol). Le tubercule se décline à l’infini, selon les plats, les sauces, les variétés ; c’est véritablement la base de l’alimentation andine. A Cochabamba, la fierté locale, c’est l’aji de papalisa.

Pour les curieux, essayer le chuño : cette pomme de terre déshydratée est souvent utilisée dans les très hauts plateaux, où la conservation des aliments devient difficile à cause du froid. 

Jamais de pomme de terre sans viande. Et ça, la viande, on l’aime, en Bolivie. En anticucho (brochette de cœur, de poulet, ou de viande de bœuf avec une patate au bout), ou en chicharrón (morceau de porc grillé ou frit, surtout dans les marchés), les végétariens auront des difficultés à s’alimenter, car la viande est omniprésente dans le menu des boliviens. Les parrilladas (barbecue) sont fréquentes et très appréciées. A Cochabamba, demandez un pique macho, steak piquant accompagné de frites, d’oignons et autres.

Dans les Andes, on a l’habitude de manger du cuy… notre cochon d’inde. Ames sensibles s’abstenir, ils sont servis entiers, avec la tête et les pattes. Et évidemment, l’incontournable, ne manquez pas de goûter à la viande de lama ; délicieusement tendre, vous ne la retrouverez probablement pas à votre retour dans le supermarché du coin. 

L’autre invariable de la cuisine bolivienne, c’est la soupe. Traditionnellement, c’était le seul repas de la journée ; et elle est restée le passage obligé de chaque menú des petits bouibouis (et même des grands). A La Paz, goûtez le chairo : vous trouverez dans votre bol en terre cuite le fameux chuño précédemment cité, de la viande d’agneau, de bœuf, et du charque (viande séchée et salée).

Il y a aussi la sopa de quinoa, la sopa de maní (aux cacahuètes), la lagua de choclo (crème de maïs)… Le kalapurka mérite une attention particulière ; littéralement, la soupe de pierres chaudes, c’est une soupe épaisse faite de maïs violet assaisonnée d’une herbe appelée la chachacoma, servie avec au milieu du bol une pierre chauffée dans des braises, qui fait cuire la soupe. 

Quelques spécialités en guise de snacks ou au petit-déj’ : l’empanada, sorte de chausson fourrée à la viande, au poulet, au fromage, servie chaude. On l’appelle également salteña, quand c’est la recette spéciale de Bolivie (l’empanada se retrouve sous différentes versions dans toute l’Amérique du Sud), c'est-à-dire avec de la viande, de la pomme de terre, de l’œuf, des petits pois, de l’oignon, des olives, parfois des raisins secs et de la carotte, et une sauce légèrement pimentée.

Autre petit plaisir de 10h, le tamal, ou humita pour la version végétarienne, chausson de farine de maïs farcie de viande, légumes, épices.

Enfin, il faut noter que les desserts ne sont pas courants ; un almuerzo ou un menú sur le marché ou dans une cantine, qui est servi avec l’entrée (la soupe) et un rafraîchissement, ne comprend presque jamais de dessert.

Peu importe, les marchés regorgent de fruits comme la mangue, la chirimoya (gros fruit vert à pulpe blanche, particulièrement savoureux), la tuna (petit fruit coloré qui poussent sur des cactus – la figue de Barbarie), la maracuya (fruit de la passion, excellent en jus) ; mais le mieux est encore de partir à l’aventure, et de découvrir par soi-même l’ocoro jaune et épineux, le guaraypuru rond, violet et vert, et tous les autres fruits intrigants qui feront votre émerveillement à travers les marchés boliviens.

En terme de boisson ; pour commencer avec le non-alcoolisé, le plus typique est évidemment le mate de coca, infusion de feuille de coca, excellente pour le mal de l’altitude, la digestion, l’oxygénation du corps, etc. Autre tisane locale, l’api, faite de maïs rouge moulu, très sucrée. Le café de Yungas, arabica, que les Boliviens boivent extrêmement sucré, est réellement excellent. Le mocochinche se compose de jus de canne à sucre, de cannelle et de pêche. Et puis, bien évidemment, tous les jus de fruits possibles et imaginables, vendus un peu partout. 

Attention à l’alcool en altitude : ça monte beaucoup plus rapidement à la tête. Une grande spécialité alcoolisée sont les cocktails préparés avec du Singani, sorte de grappa bolivienne, à 43%, faite à base de raisin. On peut citer entre autre le Chuflay (avec du Ginger Ale ou du sprite et du citron) ou le Yungueño (avec du jus d’orange).

Mais lorsque les Boliviens boivent, c’est surtout avec de la bière ou des alcools forts. Chaque ville a sa marque de bière : la Paceña, blonde ou brune, pour La Paz ; la Sureña, légère, à Sucre ; la Cruceña à Santa Cruz ; la Potosina, quelque peu robuste ; la Huari, au goût assez inhabituel, à Oruro…

Les paysans, pendant les fêtes, préfèrent l’aguardiente ou le puro, alcool local redoutable. Enfin, dans les Andes et aussi à Cochabamba, la chicha, faite de maïs fermenté et que vous retrouverez également au Pérou, est largement consommée.

La Bolivie produit du bon vin ; la région de Tarija, à l’extrême sud du pays, vous réserve bien des surprises –et de bons cépages. La tradition du vin remonte à l’arrivée des jésuites qui, en 1606, plantèrent les premières vignes, pour les besoins de leur culte.

Mizque, le siège des archevêques pendant la colonie, devient rapidement un gros producteur de vin ; mais ça n’est que dans les années 1970 qu’une industrie du vin commence à voir le jour.

Ces dix dernières années, d’importants investissements ont été réalisés pour l’importation de nouveaux cépages ; aujourd’hui, en Bolivie, on produit du Cabernet Sauvignon, du Malbec, du Barbera et du Merlot; en vin blanc, on a du Riesling, du Franc Colombard et du Chardonnay.

A cette altitude (entre 1600 et 2400m), le raisin se gorge de très riches arômes, dû à une exposition aux ultraviolets plus intense qu’ailleurs. C’est ce qui donne au vin bolivien son caractère propre et bien particulier.

Les Langues en Bolivie

Les Langues en Bolivie

Reflet de ce métissage de population, le pays vit au rythme non pas d’une, mais de multiples langues.

La langue officielle de l’État Plurinational de Bolivie est l’espagnol. C’est la langue institutionnelle de fait, celle qui est utilisée dans le système administratif, dans les rapports commerciaux, sociaux, culturels, etc.

Cependant, moins de la moitié de la population bolivienne le parle comme langue maternelle. En effet, de nombreuses langues préhispaniques persistent, comme l’aymara et le quechua dans les régions montagneuses, et sont très couramment parlées.

De la même façon, en Amazonie, se trouvent de très nombreux peuples possédant chacun son dialecte spécifique ; on peut citer entre autre le guarani, le chiquitino, le moxo, etc. De fait, bien des Boliviens sont bilingues, aymara-espagnol, quechua- espagnol, etc. 

Or, cette formidable richesse culturelle est reconnue jusqu’aux plus hautes sphères de l’État : 27 langues officielles sont évoquées dans la Constitution de 2009. Cela reflète bien évidemment l’empreinte politique d’Évo Morales : la revendication de ses origines indigènes passe par la reconnaissance officielle de la réalité du multilinguisme, et de la mise en place de la politique d’éducation bilingue la plus ambitieuse du continent. 

Mais le manque de moyens, la mauvaise qualité de l’enseignement, le faible taux de scolarisation dans les campagnes, la non-prise en compte des facteurs culturels, et le manque de possibilité de s’intégrer par la suite dans un système éducatif secondaire, réduisent de façon concrète cette politique à une simple formulation d’intention. 

Donc, si vous pensez vous aventurer loin de ville et vous enfoncer dans la campagne, mieux vaut vous munir d’un dictionnaire espagnol aymara. 

Les médias en Bolivie

Les médias en Bolivie

Les médias en Bolivie

Malgré une véritable liberté d’expression en Bolivie, une certaine régression est constatée depuis 2007, en témoigne le classement mondial de la liberté de la presse qui l’a déclassé de la 16ème place à la 68ème.

Parmi les éléments pouvant expliquer cela, il est à noter la polarisation des médias pro ou anti Évo Morales. Plus tranchés donc, les médias se livrent une bataille médiatique entre les deux camps. 

La presse écrite en Bolivie

La presse écrite Bolivienne, malgré assez peu de titres et de lecteurs, possède des journaux de bonne qualité.

Nous pouvons vous conseiller les titres suivant : La Razón plutôt proche des milieux des affaires et de l’économie.La Presencia avec une ligne éditoriale catholique de gauche. Los tiempos de Cochabamba, El Deber de Santa-Cruz et El Siglo à Sucre. Pour les personnes qui ne lisent pas l’Espagnol, vous pouvez vous procurer au niveau national Le Bolivian Times en anglais (hebdomadaire).

La télévision en Bolivie

La télévision privée en Bolivie comme dans beaucoup de pays dans le monde est assez «  racoleuse », notamment avec beaucoup de publicité.

Deux grandes chaines se partagent l’audience :  • ATB, qui est la télévision nationale publique  • Bolivisión, la principale chaine privée du pays. Dans la plupart des hôtels de bonne catégorie, vous pourrez accéder à la télévision par câble avec un grand choix de télévision du monde entier.

La radio en Bolivie

L’accession d’Evo MORALES au pouvoir a favorisé l’apparition de centaines de petites radios communautaires en langue Quechua ou Aymara qui favorisent l’intégration des communautés dans le pays.

Les principales radios nationale du pays sont Radio Nives 2001, Radio Estrella, Radio Panamericana et la Red Patria Nueva (publique).
Histoire de la Bolivie : l’indépendance 19ème siècle

Histoire de la Bolivie : l’indépendance 19ème siècle

Un certain nombre de Vice-royautés se succèdent, plus tyranniques les unes que les autres. Malgré quelques tentatives d’organisation indigènes pour se défaire de l’envahisseur, l’emprise espagnole ne vacille pas.

L’indépendance de la Bolivie ne viendra, étrangement, pas d’un soulèvement populaire, mais d’une décision de l’élite blanche, dite criolla, issue de la colonisation espagnole mais née sur le continent américain.

En 1809, un mouvement d’indépendance part de Sucre ; mais il faudra attendre que Simon Bolivar (héros de l’indépendance latino-américaine), après avoir libéré le Venezuela et la Colombie en 1820, déclenche un mouvement d’indépendance massive à travers tout le continent.

En 1824, avec la bataille d’Ayacucho, l’armée de l’empire espagnol est défaite, la vice-royauté du Pérou est vaincue, et le maréchal Sucre s’avance jusque dans les territoires de l’actuelle Bolivie ; en 1825 la nouvelle république de Bolivie annonce son indépendance

Les chemins du baroque

Les chemins du baroque

Les chemins du baroque

Le style baroque est né au XVIème siècle en Italie dans les villes de Rome, Mantoue, Venise et Florence. Il s’exprime dans tous les domaines : musique, peinture, sculpture, architecture et théâtre ; il se caractérise par l’exubérance aussi bien dans les mouvements que les formes. Surchargé dans les décorations à la limite du pompeux, il entend poursuivre le mouvement artistique de la Renaissance. 

La Bolivie est dans toute l’Amérique latine le pays du Baroque par excellence. Mélangé avec l’art autochtone et exécuté par les amérindiens, on parle dans ce cas du baroque métis.

Pour prendre exemple dans le domaine de l’architecture, nous ne pouvons pas parler de baroque sans évoquer les missions Jésuites à l’est de Santa-Cruz de la Sierra, qui sont classées par l’UNESCO avec les villages de San-Javier, Santa-Ana, San-Miguel et la fabuleuse église de San-José de Chiquitos.

Il ne faut toutefois pas réduire l’architecture baroque aux missions Jésuites, en effet elle est présente dans toute la Bolivie :  A Potosi, avec la casa de la moneda, le couvent Santa-Teresa et le portail de San-Lorenzo, l’église San-martin et Manquiri.  A Sucre, avec l’église de la Merced, l’église de San-Francisco, l’église de San Miguel, le couvent Sant-Clara, la recoleta et la cathédrale.

 A la Paz avec le musée national d’art et le couvent San-Francisco. On peut également citer les églises de Carabuco de Curahua et Sica-Sica, toutes deux situées sur la route entre La Paz et Oruro.

La musique baroque en Bolivie est aussi le résultat d’un subtil métissage entre l’art colonial et les chants joyeux et rythmés autochtones de la région. Les artisans continuent à fabriquer leurs instruments et la création de l’école de musique garantit la préservation de cette culture. L’école de musique de Moxos, au fil du temps, a récupéré des milliers de partitions originales éparpillées dans le vaste territoire du Beni. Ce trésor est la musique originale baroque qui se jouait dans cette région avant l’expulsion des Jésuites par les gouvernements coloniaux.

Tous les 2 ans, la région des missions Jésuites organise un festival de réputation internationale de musique baroque, à cette occasion nous organisons des voyages lors des représentations.  N’hésitez pas à nous contacter si vous êtes intéressés.

Petites anecdotes sur la Bolivie

Le golf en BolivieBaptême des véhicules à CopacabanaLa feuille de CocaLes forces navales boliviennes et le Jour de la MerButch Cassidy et Sundance Kid
Le golf en Bolivie

Le golf en Bolivie

Oú faire du golf en Bolivie ? 

Le sport roi en Bolivie est bien sûr le football, cependant la situation particulière du pays offre la pratique de certaines disciplines insolites.

C’est le cas du golf, le pays altiplanique possède en effet plusieurs terrains en excellent état. 

L’origine du golf en Bolivie est à mettre en relation avec la compagnie ferroviaire « Bolivian Railroad Company » qui, avec l’essor de la voie ferrée a fait venir depuis le siège social en Angleterre des ingénieurs et des cadres qui ont monté le premier club à La Paz en 1912.

Les spécificités culturelles du pays se retrouvent donc bien sûr sur ce même terrain, par exemple vous pourrez voir les femmes qui sont en charge du terrain s’essayer au golf en tenue traditionnelle de « Cholitas ». C’est dans la ville de tous les superlatifs, La Paz, que se trouve le terrain de golf le plus haut au monde (environ 3700 Mètres), qui vient d’être récemment recommandé par le « golf Diggest ».

La plupart des joueurs disent que la balle vole mieux grâce au manque d’air dû à l’altitude.

Vous pourrez aussi essayer les terrains de golf situés dans l’orient Bolivien dans la chaleur et l’exubérante végétation tropicale. Si l’expérience vous tente, n’hésitez pas à nous contacter.

Liste des principaux terrains de golf en Bolivie


Terrain de golf à La Paz

La Paz golf club

La Paz, BoliviaLa Paz, Bolivie



Terrain de golf à Santa- Cruz de la Sierra

Mapaizo Golf club

Km17 Carretera al Norte

Santa Cruz, BoliviaSanta Cruz, Bolivie

La palmas country club

Avenida Las Palmas finale

Barrio de Las Palmas

Casa de campo golf club

Km  9 / 2 Carretera al Norte

Santa rosa de la mina pays du club

San Javier 8 km de San Ramon

Laguna volcan eco resort

85 km de Santa Cruz Camino une Bermejo



Terrain de golf à Oruro

Oruro golf club

Capachos, 25 kms. de Oruro, Carretera a Obrajes de Oruro

Carretera a Obrajes

Terrain de golf à Sucre

Sucre golf club

Villa Victoria, un km 13.

carretera a Potosi.Carretera A Potosi.

Terrain de golf à Tarija

Victoria golf club

Localidad La Victoria

Terrain de golf à Rurrenabaque

El chocolatal golf Eco-resort

Km 12 carretera a Yucumo 12 carretera une Yucumo

Rurrenabaque Beni, BoliviaRurrenabaque Beni, en Bolivie


Terrain de golf à Cochabamba

Cochabamba country club

Zona Laguna Alalai


Campos amiraya golf club

Camino a Oruro, Sipe Sipe

Baptême des véhicules à Copacabana

Baptême des véhicules à Copacabana

Lors des nombreuses festivités que reçoit la ville de Copacabana, sur les rives du lac Titicaca, une des attractions principales est le baptême de véhicules (aussi appelé ch’alla, bénédiction rituelle).

A partir de 10h tous les jours, un flot de camions, de bus, de voitures, de camionnettes, se présente face à la cathédrale, et, chargés de rubans, de fleurs, et d’autres décorations, ils attendent qu’on les bénisse avec un peu d’alcool afin que le propriétaire ne souffre d’aucun accident tout au long de la ‘’vie’’ de son véhicule.

Avant de repartir, on leur attribue alors un nom, et le véhicule repart bien protégé.

La feuille de Coca

La feuille de Coca

La feuille de coca, tantôt vénérée, tantôt combattue, a toujours occupé une place prépondérante dans les différentes civilisations qui ont peuplé la Bolivie actuelle.

En effet, à l’origine, c’est une plante sacrée des Andes que l’on utilisait (et que l’on utilise encore) dans de nombreux rituels, comme l’offrande à la Pachamama, etc. Mais lors de la colonisation espagnole, le clergé chrétien l’a condamnée comme « feuille du diable », un des nombreux dispositifs ayant pour but de déraciner la culture et les croyances locales pour imposer le christianisme à ces peuples païens.

D’autre part, les colons se sont vite rendu compte de l’opportunité économique que représentait l’incroyable consommation de cette plante ; un impôt sur la feuille de coca a vite fait de remplir les caisses de la royauté espagnole.

A partir des années 1960, le narcotrafic commence à s’étendre peu à peu sur le continent sud-américain, et la culture de la feuille de coca commence à devenir celle des paysans pauvres qui cherchent à gagner un petit peu plus en cultivant la coca au lieu de produits agricoles aux prix en chute libre.

Dans les années 1990, la Bolivie entre dans le collimateur des Etats-Unis à cause de sa production de feuille de coca ; intervention directe ou indirecte (comme par exemple, le programme desarrollo alternativo, développement alternatif, soutenant la production agricole pour éviter un détournement de la main d’œuvre vers la culture du coca ; ce programme a été un immense échec du fait de la corruption et du poids économique que représente effectivement le narcotrafic en Bolivie). 

Conséquence de cette série de mauvaises images accumulées avec le temps, une marche de protestation des cocaleros (producteurs de coca) en 1994 et l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales tentent de changer la donne ; ce dernier, en conférence au siège des Nations Unies à New York en mâchant des feuilles de coca, donne un signale fort pour la revalorisation de cette feuille qui est au cœur même de la culture andine, et donc la revalorisation de la culture elle-même.

Les propriétés vertueuses de cette feuille sont innombrables. Radicale contre les maux de têtes et autres symptômes du mal d’altitude, contre la fatigue du travail physique avec peu d’oxygène disponible, coupe-faim (deux des principales raisons pour lesquelles les paysans andins mâchent cette précieuse feuille tout au long de la journée), aidant la digestion, analgésique…

On peut la mastiquer doucement afin d’en extraire le jus, et y ajouter de la llijta un peu sucrée pour passer son goût amer, ou la prendre en infusion. Mais attention, malgré tout, la feuille de coca est toujours considérée internationalement comme une drogue ; ne tentez pas d’en ramenez chez vous, vous risquez de passer un sale moment à l’aéroport.

Les forces navales boliviennes et le Jour de la Mer

Les forces navales boliviennes et le Jour de la Mer

Les forces navales boliviennes

Bien que ce pays soit aujourd’hui enclavé en perdant sa façade maritime au cours de la guerre du Pacifique, la Bolivie possède des forces navales ! Ca n’est pas une blague ; elles sont essentiellement stationnées sur le lac Titicaca et sur les grandes rivières affluentes de l’Amazone, en particulier à Trinidad, la capitale du Beni. En Amazonie, les forces navales sont utilisées dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue.

Jour de la mer

Cette célébration annuelle voit les forces navales boliviennes défiler dans les rues de La Paz, et plus particulièrement sur la place Eduardo Avaroa, ce héros de la guerre du Pacifique lors de laquelle la Bolivie a perdu son accès à la mer au profit du Chili. Les défilés militaires solennels traduisent bien l’importance que revêt cette perte dans la conscience nationale et patriotique ; ce jour est aussi l’occasion pour le gouvernement de La Paz de réitérer son intention d’un jour recouvrir la souveraineté sur ce littoral. 


Butch Cassidy et Sundance Kid

Butch Cassidy et Sundance Kid

Butch Cassidy et Sundance Kid, rendus célèbres par le western de 1969 primé par de nombreux oscars, ces deux brigands américains, recherchés pour mains braquages et autres escroqueries, fuient les Etats Unis en 1901.

Après avoir passé quelques années en Argentine, et braqué quelques banques au passage, ils arrivent en Bolivie en 1906, de nouveau en fuite. Ils s’installent alors à San Vicente, dans le sud du pays.

En 1908 on parle du braquage par deux américains d’une locomotive pleine d’argent venant de la mine de Potosi, et contenant la paie des travailleurs de la mine.

On raconte alors que des policiers boliviens ainsi que des agents de la CIA auraient encerclé Butch et son complice dans leur propriété à San Vicente, où ils seraient morts… Bien que des théories sur leur survie et leur installation au Chili aillent encore bon train.

Informations pratiques importantes

Vêtements et équipement  en généralArgent et Taux de Change en BolivieVos bagagesSanté et voyage en BolivieFormalités d'entrées - Visa et passeport
Vêtements et équipement  en général

Vêtements et équipement en général

La Bolivie présente une grande variété d’écosystème et de climat. Il faut donc prévoir des vêtements autant pour la chaleur que pour les nuits fraiches en zone de montagne.

Sa position, juste sous l’équateur et l’altitude de certaines zones augmente très fortement le rayonnement solaire, il faut donc se protéger efficacement. Il vous faut prévoir un chapeau ou une casquette couvrante et des lunettes de soleil.

Pour le séjour d’écotourisme en Amazonie, les voyageurs doivent prévoir des vêtements légers et couvrants malgré la chaleur, contre les insectes : pantalons longs, chaussettes montantes et polos ou chemises manches longues. Il est possible de traiter les vêtements contre les insectes avec un produit adapté.

Dans les hauteurs andines telles que La Paz, Copacabana, désert de sel d’Uyuni, prévoir des vêtements plus chauds pour le soir : pulls, pantalons, chaussettes montantes, anorak ou coupe-vent. Nous vous rappelons également de vous munir d’un maillot de bain et d’une serviette pour vos baignades en eaux thermales ou en Amazonie. Vous aurez la possibilité de faire des lessives au cours de votre voyage.

Les hôtels où vous dormez vous offrent un service de laverie (sauf les refuges). Il n’est donc pas nécessaire de prévoir des vêtements de rechanges pour chaque journée. Important : Si vous voyagez dans le sud Lipez, nous vous conseillons fortement de prendre un sac de couchage avec vous, même dans les catégories hôtelières charme et prestige car en cas de mauvais temps (pluie ou neige) certains des hôtels ne sont plus accessibles et nous devrions dormir dans un refuge.

Dans le salar d’Uyuni nous recommandons l’utilisation de lunettes de soleil et de crème solaire (écran total) car la réverbération est très forte. 

a) Chaussures :

La Bolivie est un pays naturel avec de nombreux espaces protégés qui se visitent à pied. Il faut prévoir des chaussures très confortables de type basket ou chaussures de marche, des chaussures de ville ou à talon sont à proscrire.

b) En cas de trekking - Matériel de trekking :

Nous vous déconseillons les sacs à dos pesant plus de 10Kg. Les chaussures doivent être montantes. Si vous les achetez avant de venir, nous vous recommandons de les utiliser avant votre départ sur le trekking pour éviter les douleurs dues aux chaussures neuves.

Prévoir également une cape pour la pluie couvrant également votre sac. Un sac de couchage de randonnée, forme sarcophage, de faible encombrement vous permettra de dormir confortablement quel que soit le lieu. Si votre sac de couchage n’est pas prévu pour des températures basses (prévoir -10°C confort), il est possible d’y ajouter un sac intérieur (ou sac à viande) en coton, ou mieux, en polaire ou en soie. Une lampe (de préférence frontale) s’avère très utile lors des bivouacs.

N’oubliez pas les piles ! A ce sujet, les piles plates 4,5V, sont introuvables en Amérique du sud. Prévoyez un adaptateur pour piles rondes 1,5V. Un ou des bâtons de marche, si vous en avez l’habitude. Pour les passages de cols prévoir bonnet et gants.

c) En cas d’ascension :

En plus du matériel de trekking vous devez amener avec vous :

- Vos chaussures de haute montagne coque en plastique
- Vos crampons
- Votre baudrier et mousquetons
- Votre piolet

Il est possible de louer le matériel sur place, dans ce cas renseignez vous auprès de notre agence. 

Argent et Taux de Change en Bolivie

Argent et Taux de Change en Bolivie

Argent:

Pour la tranquillité des voyageurs nous recommandons d‘utiliser une pochette antivol portée autour du cou ou en ceinture pour ranger passeport, devises, carte de crédit, documents personnels.  Il n’est pas nécessaire de voyager avec de grandes quantités d’argent sur soi.

Nous recommandons l’utilisation d’une carte bleue «Visa Internationale» ou «Mastercard» plutôt que des « traveller’s chèques », les guichets automatiques étant plus nombreux que les points de change. Il est plus pratique de retirer l’argent en monnaie nationale « Boliviano » pour régler les achats de souvenirs et de garder quelques dollars (ou Euros) au cas où. Notre guide peut indiquer à tout moment les bureaux de changes officiels. 

En cas de problème il existe des bureaux western union et money gram partout dans le pays où vous pouvez recevoir de l’argent très rapidement depuis votre pays d’origine.


Taux de change:

Pour avoir une idée des taux de change avant votre départ vous pouvez consulter le site suivant : http://www.xe.com Attention : Les taux donnés par le site sont les taux officiels qui ne prennent pas en compte les marges de la maison de change ou de la banque.

Il est très facile de changer vos Euros ou Dollars US partout dans le pays, par contre si vous effectuez un voyage combiné avec un autre pays Sud Américain (exemple : le Pérou), nous vous recommandons de changer les monnaies nationales de l’autre pays avant d’entrer dans le pays pour avoir un taux de change plus avantageux.

Vos bagages

Vos bagages

Les compagnies aériennes opèrent un contrôle très strict sur les bagages. Vérifiez bien le poids et le nombre de bagages autorisés en soute.

Pour votre bagage de cabine, évitez d’y placer tout objet pointu ou tranchant (couteau, ciseau…) que vous laisserez dans vos bagages de soute. Les liquides ou aérosols sont aussi interdit en cabine.

Les voyageurs doivent prévoir deux sacs différents, un sac ou une valise de grande capacité (50 à 70 litres) pour l’ensemble de leurs affaires.

Un deuxième qui sera obligatoirement un petit sac à dos (30 à 40 litres) pour la journée, dans lequel ils pourront ranger veste, gourde, appareil photo et autres accessoires.

Attention les compagnies aériennes intérieures acceptent un poids maximum de 22 kg par personne en soute (plus d’information suivant la compagnie aérienne). 

Antipode conseille de voyager avec un poids de maximun 15 kg pour faciliter les manutentions et pour optimiser l’espace du 4x4 lors des visites au salar d’Uyuni et du sud Lipez.

Il arrive fréquemment que  lors de votre voyage des excursions de plusieurs jours soient prévues avec un retour au même hôtel, comme par exemple dans le salar de Uyuni, au lac Titicaca ou en Amazonie.

Il vous sera alors possible et fortement recommandé de laisser le plus gros de votre bagage à votre hôtel et de n’emporter que le nécessaire pour les journées d’excursions.


Santé et voyage en Bolivie

Santé et voyage en Bolivie

La moitié du territoire bolivien se situe dans la cordillère des Andes à de hautes altitudes (+ de 3500 mètres), ce qui implique une bonne condition physique pour effectuer les visites. En cas de problèmes cardiaques ou pulmonaires, faites le point avec votre médecin traitant, lui seul pourra vous conseiller.

A) Mal aigu des montagnes:

Le Soroche ou M.A.M -Mal Aigu des Montagnes- est un syndrome qui peut apparaître lors d’un séjour en altitude, il regroupe différents symptômes qui peuvent se manifester de façon séparée à l’image de maux de tête, nausée, toux sèche irritante, vomissement, insomnie, vertige et fatigue générale.

Un voyage en Bolivie nécessite inévitablement des passages à des altitudes élevées, de simples conseils peuvent prévenir ce désagrément.  Une acclimatation progressive à l’altitude, surtout avant un trekking ou une ascension. Eviter les efforts lors de l’acclimatation. S’hydrater régulièrement à l’aide d’eau ou de tisanes. Eviter l’alcool et la cigarette pendant l’acclimatation. Vous pouvez consommer des tisanes de feuilles de Coca.

B) Les vaccins:

Le vaccin de la  fièvre jaune est très fortement conseillé dans le cas d’un passage en jungle Amazonienne (ce qui pourra être notre cas). Il est toutefois conseillé de faire le point avec votre médecin et de demander les rappels des vaccinations courantes.

Nous pouvons recommander un traitement préventif pour le paludisme, uniquement pour les journées passées en Amazonie. Il n’y a pas de paludisme en altitude.

Formalités d'entrées - Visa et passeport

Formalités d'entrées - Visa et passeport

Visa et passeport:


Formalités:

Les ressortissants Français, Belges, Suisses et Canadiens n’ont pas besoin de Visa pour entrer sur le territoire Bolivien, votre passeport doit être valide au moins 6 mois après la date de sortie de Bolivie.

Le cachet d’entrée apposé sur votre passeport vous autorise à un séjour de 30 jours en Bolivie, vous pouvez le faire prolonger de 60 jours gratuitement aux bureaux de Migración de La Paz, Santa Cruz, Cochabamba, Sucre, Trinidad, Oruro ou Uyuni.

Attention ! Les ressortissants des États-Unis d’Amérique doivent se munir d’un visa pour leur entrée en Bolivie. Le coût du visa est de 135 USD (montant indicatif, sujet à modification). Le visa est à demander à l’ambassade ou consul de Bolivie dans votre pays.

Ces informations peuvent changer, il est recommandé de se renseigner en avance dans l’ambassade de Bolivie de votre pays.


Ambassade et consulat de Bolivie:

- Ambassade de Bolivie en France:
12, avenue du Président-Kennedy, 75116 Paris. M. : Passy.
Tel : 01-42-24-93-44.
Mail: embolivia.paris@wanadoo.fr

- Ambassade de Bolivie en Belgique:

Avenue Louise, 176, Boîte 6, 6e étage, Bruxelles 1050.
Tél : 02-647-27-18
Mail: embajada.bolivia@embolbrus.be

- Ambassade de Bolivie en Suisse Consulat honoraire:
Sevogelplatz 2, 4052 Bâle. Tél : 061-312-44-45.
Mission permanente auprès des organisations internationales :
139, rue de Lausanne (6e étage), 1202 Genève. 
Tél : 022-908-07-17.  
Mail : mission.bolivia@bluewin.ch.

- Ambassade de Bolivie au Canada :

130 Albert Street, Suite 416, Ottawa, Ontario K1P-5G4  
Tél : 613-236-82-37
Mail : embolivia.ottawa@rree.gov.bo.

- Ambassade de Bolivie aux USA:

3014 Massachusetts Ave., NW Washington, D.C. 20008
http://www.bolivia-usa.org/
Mail: consulgeneral@bolivia-usa.org  


Ambassade et consulat en Bolivie:

- Ambassade de France en Bolivie:
Av Hernando Siles # 539 La Paz
Tel :  (591 2) 214 99 00
www.ambafrance-bo.org 
Mail: information@ambafrance-bo.org

- Ambassade de Suisse en Bolivie:
Calle 13, esquina Av. 14 de Septiembre / Obrajes La Paz
Tel :  (591) 2 275 12 25  Fax : (591) 2 214 08 85 

- Ambassade de Belgique en Bolivie:
Achumani, Calle 9 n° 6 Achumani 2433 La Paz
Tel : (591) 2 2771430  Fax:(591) 2 2791219
http://www.diplomatie.be/lapazfr lapaz@diplobel.fed.be 

- Ambassade du Canada en Bolivie:
2678 Rue Victor Sanjinés Edifice Barcelona Plaza España (Sopocachi) La Paz
Tel : (591)22415141  Fax : ( 591)22414453
Mail: lapaz@international.gc.ca

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