Explorateur de nature

Le grand Salar

12 jours / 11 nuits    difficulté: 1/3

Plaines de l'Amazonie et salar d'Uyuni

Le grand Salar

12 jours / 11 nuits      difficulté: 1/3
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Musée de la monnaieTiwanakuVille fantôme de PulacayoTiwanakuSalar de UyuniCimetière de trains d'UyuniSan LázarTiwanakuEglise de San Javier

Un voyage pour profiter des paysages du Salar d’Uyuni dans les meilleures conditions de confort.

Les incontournables du séjour

Lors de nos circuits libertés, vous n’êtes pas accompagné par un guide tout au long du séjour, mais vous êtes pris en charge lors de chaque étape par des guides et chauffeurs locaux. Vous êtes seuls, seulement durant les transports entre les villes, dont certains sont en bus de ligne ou de tourisme.


Jour 1 - La Paz

Jour 2 - La Paz / Tiwanaku / Copacabana

Jour 3 - Ile soleil / Copacabana / La Paz

Jour 4 - La Paz / Salar d'Uyuni

Jour 5 - Salar d'Uyuni / Colchani

Jour 6 - Uyuni / Potosi et visite de Potosi

Jour 7 - Visite de Potosi et trajet en véhicule privé à Sucre

Jour 8 - Visite de la ville de Sucre

Jour 9 - Vol Sucre – Santa-Cruz et visite de Santa-Cruz

Jour 10 - Santa-Cruz - San Javier - Concepción

Jour 11 - Concepción - Santa-Cruz

Jour 12 - Santa Cruz

Les étapes de votre voyage

Copacabana et Lac Titicaca

CopacabanaIle du soleilLac Titicaca
Copacabana

Copacabana

Le passage obligé pour atteindre le lac Titicaca du côté bolivien, c’est la petite bourgade de Copacabana. Rien à voir avec celle de Rio de Janeiro, sinon le nom, donné par un marin égaré qui promit à la Vierge de Copacabana (Bolivienne) de donner son nom à la terre sur laquelle il pourrait arriver, en vie si possible –une plage donc de Rio, qui prit par conséquent son nom.

L’attraction principale de ce village aux allures tranquilles est la Vierge miraculeuse, patronne de la Bolivie, qu’abrite la somptueuse cathédrale mauresque aux briques blanches et vertes (qui vaut vraiment le détour). La plupart de l’année, ce sont des petites rues calmes et touristiques, agréables pour se promener le long du port et flâner le temps d’une après midi. Mais quand vient le temps de la Fiesta de la Virgen de la Candelaria (la Vierge dont on vous parlait), début février etaux environs du 5 août, ce sont trois jours de fêtes incessantes, de danses folkloriques, de musique, et de bière. Tout un pèlerinage s’organise depuis La Paz, où certains viennent en voiture, à cheval, et même à pied (155km, tout de même !).
Un peu de la même façon, pour la Saint Pierre et la Saint Paul, le 29 juin, des gens arrivent de tout le pays (et du Pérou) pour faire baptiser leur voiture, leurs bêtes nouvellement acquises, etc. Finalement, Copacabana est un point de passage régulier entre le Pérou et la Bolivie, et vers les îles du côté bolivien.
Ile du soleil

Ile du soleil

Berceau de nombreuses divinités telles que le dieu solaire Inti ou encore Viracocha, fondateur de la dynastie inca, cette île occupe depuis toujours une place prépondérante dans les croyances et la mythologie andines. Aujourd’hui encore, cette île témoigne d’une page légendaire de cette civilisation : des restes archéologiques parsèment l’île… Plusieurs petites communautés la peuplent, quelques 2500 âmes ; la faible superficie de l’île permet de rejoindre facilement le Nord depuis le Sud, par de petits chemins tranquilles.

Depuis Copacabana, le bateau arrive à Yumani, le village le plus important de l’île, au sud. On y accède depuis le petit port en montant de hauts escaliers, la Escalinita del Inca. La vue sur le lac est imprenable ; presque en arrivant, une fontaine à trois sources. Certains disent même que c’est une fontaine de jouvence. En partant un peu plus vers le sud, on rencontre le site de Pilkokaina, ancien palais dont seule la partie basse est restée intacte. En prenant le chemin inverse, à la pointe toute au nord de l’île, se tiennent les ruines de Chinkana : en aymara, le labyrinthe, ce sont les restes archéologiques les plus intéressants de l’île. Au centre du temple où on entreposait différentes choses, un puits. Deux cents mètres plus loin, se dresse le Titi Khar’ka, le rocher du puma, adoré par les Incas pour son rôle dans l’émergence de leur civilisation. Des cérémonies et des sacrifices avaient probablement lieu en l’honneur du Soleil et de la Lune.

Il est possible de dormir sur l'île du soleil, au village de Challapampa, au nord de l'île.

Lac Titicaca

Lac Titicaca

Titicaca. Ce nom a fait rêvé plus d’un voyageur. Gravé dans notre inconscient collectif comme la destination ultime du mystérieux et des légendes, la réalité n’a rien à envier au rêve. Contrastes entre le bleu profond de l’eau et celui clair du ciel, entre la lumière éclatante des 3812m d’altitude, et l’ombre des collines avoisinantes, entre la terre rouge et les herbes sèches, on peut facilement comprendre pourquoi les hommes qui l’ont côtoyé au fil du temps lui ont attribué une dimension mystique et divine.

C’est sur ses rives qu’ont vu le jour de nombreuses civilisations précolombiennes : les Urus, aujourd’hui disparus, les chefs militaires Aymaras qui y ont établi leur base, et puis les Incas, qui pensaient que les fondateurs de leur civilisation, Titi et Caca, homme et femme, étaient sortis des eaux du Lac pour fonder l’empire inca. La légende d’El Dorado et d’un trésor d’or enfoui sous les eaux a provoqué de nombreuses fouilles dans les profondeurs du lac : on dit que la rançon du dernier empereur Atahualpa, que ses sujets auraient versée dans le fleuve, de désespoir, après l’exécution de celui-ci, serait encore au fond des eaux. Le commandant Cousteau a même procédé à plusieurs expéditions sous-marines, mais en vain. Les impressionnants vestiges des îles du Lac font elles aussi rêver... Bref, son insaisissable charme et les légendes qu’on murmure continuent d’envoûter les voyageurs de passage. 

Basilique de Nuestra Señora de La Paz

Basilique de Nuestra Señora de La Paz

Plus de 100 ans furent nécessaires pour finaliser sa construction en 1932, les tours latérales furent quant à elles inaugurées lors de la visite de Jean Paul II en 1989. La cathédrale de La Paz met en concurrence sa magnificence avec l’architecture des immeubles voisins du palais législatif et exécutif, mais également sur la place d´armes. En effet sa façade de deux corps et cinq nefs avec une porte d´entrée chacune s´impose face à la place. D´architecture néoclassique, elle présente de réminiscences gréco romaines ainsi que des colonnes Corinthiennes rehaussées par les coupoles métalliques qui la couronne. 

Calle Jaén et ses musées

Cette ruelle qui conserve son style colonial fût au XVIème siècle le marché des camélidés. Au XIXème elle concentrait les maisons de certains personnages proéminents de l´époque tel qu´Apolinar Jaén qui, avec Pedro Domingo Murillo, furent, entre autres, les semeurs des idées libertaires de toute l´Amérique Latine. Une croix verte ornemente un de ses murs, laquelle fut destiné à éloigner les fantômes qui perturbaient la vie des habitants; qui assuraient entendre, la nuit avancée, des carrosses tirés par des chevaux et qui circulaient le long la rue.
Aujourd´hui elle abrite la plus importante concentration de musées de la ville de La Paz dont:

Le Musée Costumbrista Juan de Vargas
Le musée costumbrista (des coutumes) de La Paz a été créé avec l´intention de montrer l´histoire et les traditions de la société de la ville, il s´agit d´une pinacothèque qui présente des œuvres de thématique historique en relation avec les coutumes, habitudes et traditions des sociétés paceñas d´autrefois ainsi que moderne. On pourra y découvrir une sculpture en miniature de la fondation de La Paz, des faits historiques comme l´écartèlement de Tupac Katari ou la pendaison de Pedro Domingo Murillo ainsi qu´un classique du football, ou encore des personnages important du XVIème au XXème siècle représentés dans ses vitrines. 

Musée des métaux précieux
Ce musée conserve des pièces d´orfèvrerie et de céramique des cultures préhispaniques. Parmi les pièces en or, nous pouvons citer des diadèmes, pectoraux, pendentifs et ornements qui étaient utilisés pour vêtir les empereurs incas. La salle des pièces en argent présente des objets cérémoniaux des cultures Aymara, Moyo, Wankarani, Chiripa, Tiwanaku et Inca. Toutes ces pièces appartenaient à des collections privées qui ont été données au musée.    

Le Musée du littoral Bolivien
La perte du littoral, lors de la guerre contre le Chili au XIXème siècle, a marqué le futur économique, social et politique du pays. Le musée, récemment rouvert au public est organisé de façon telle que le visiteur prenne conscience d´un fait historique remarquable pour le pays. Il présente des documents, la tenue des soldats boliviens, leurs armes et certains symboles récupérés au temps des épiques batailles sur la côte pacifique et sur l´Atacama. Se distingue fortement l´architecture de la maison coloniale que partage ce musée avec celui des métaux précieux ainsi que le musée costumbrista.

 

Le Musée Casa de Murillo
En plein centre historique de la ville de La Paz, dans un contexte absolument colonial, la rue Jaén a été témoin des conspirations anticolonialistes conçues dans cette maison. C’est elle qui servit d’endroit pour se cacher au révolutionnaire Pedro Domingo Murillo, précurseur de la vague indépendantiste en Amérique Latine. Aujourd´hui transformé en musée et restauré sur la base des archives de la police coloniale lors de sa perquisition, on y trouve des meubles d´époque, des tableaux, de l´argenterie ainsi que quelques textiles de la région. 

Calle Sagarnaga

Cette artère est la préférée des visiteurs : en effet il est possible d’y acheter de l’artisanat bolivien de qualité, et en abondance. La richesse et la diversité des articles proposés rendent la promenade dans ce quartier d’autant plus intéressante.

Centre ville de La Paz

Centre ville de La Paz

Le centre historique est remarquable pour ses édifices coloniaux de style baroque ; la rue et la place Murillo, les rues Santa Cruz, Rodriguez, et Saganara, étroites et tortueuses, sont pavées de grosses dalles de pierres, et les bâtiments sont surplombés de tuiles patinées. Le charme fou de ce quartier est encore rehaussé par l’église San Francisco, véritable bijou de l’art baroque. Truffée de colonnes en bois taillé, de scènes colorées et amusantes, issues d’un mélange de style européen et métisse, autel recouvert de plaques dorées, un passage à La Paz entraîne automatiquement un passage par l’église de San Francisco.

El Alto

El Alto

En réalité, pour être précis, La Paz ne peut être dissociée d’El Alto ; si la capitale bolivienne est à l’étroit au fond de sa vallée, sa ville jumelle, qui se tient sur la plaine au dessus d’elle, sert de soupape de sécurité : la moitié de la population, la plus modeste, y vit. Les deux villes, se fondant indistinctement l’une dans l’autre, se rejoignent sur les pentes raides (800m de dénivelé !) qui montent à El Alto –ou descendent à La Paz, comme vous préférez. 
El Alto, à 4000m d’altitude, est principalement peuplée par une population aymara, de migrants venant des campagnes et à la recherche d’un travail. Depuis quelques années, elle connait un véritable boom démographique, donc économique ; l’aéroport international y étant situé, l’activité économique y bat son plein.

La feria d’El Alto, aussi appelée Mercado del 16 de julio, occupe chaque jeudi et chaque dimanche, les rues d’une très grande partie de la ville, le long de l’axe principal. Et deux fois par semaine, c’est la caverne d’Ali Baba ; tout, tout, on trouve tout dans ce marché gigantesque, des animaux domestiques, aux meubles, en passant par des fringues et de la musique, des stands de restauration rapide, des voitures, des appareils électroniques. Beaucoup de produits manufacturés, et aussi beaucoup de contrefaçon. Attention toutefois aux pickpockets, la foule y est particulièrement dense !

Autre raison pour monter les 800m de dénivelé : tous les dimanches à 16 heures, le stade Polifuncionnal de la Ceja est le théâtre de combats de catch (lucha libre) entre « Cholitas » (femme vêtues de costumes traditionnels), d’une violence rare mais particulièrement colorés, qui a un énorme succès dans la région ! (pour en savoir plus, reportez vous à la section anecdotes et aux détails amusants).

Huari

Lieu de passage sur la route entre Oruro et Uyuni, Santago de Huari est une petite bourgade tout proche du lac Poopo, qui abrite l’usine de bière nationale et donne son nom à l’une des bières nationales.

La Paz

La Paz

La Paz, la plus haute capitale politique du monde avec ses 3200m d’altitude, est située dans une région géographique particulièrement riche. S’étageant sur plusieurs niveaux, frappante de contrastes, en plein cœur de la cordillère Royale, la ville et sa région ne laissent personne indifférent.  

Un peu d’histoire : c’est en 1548 que l’Espagnol Alonzo de Mendoza fonda la ville dans le but d’assurer un trait d’union entre les villes prospères de Potosi et de Cusco. Peu de temps après, elle sera transférée sur le lieu d’habitation d’une petite communauté de mineurs aymara, marquant symboliquement le devenir de la ville.
La Paz s’étend entre 3200 et 4000 mètres au dessus du niveau de la mer. Elle jouit d’une situation géographique idéale, à une heure de route du Lac Titicaca, troisheures des vallées des Yungasen passant par la « route de la mort », et une heure et quelque de la majestueuse Cordillère royale. Son cadre naturel est d’une beauté saisissante ; la ville est littéralement entourée de sommets neigeux et nuageux, de grandes plaines s’étendant à perte de vue, et, à cette altitude, on pourrait presque décrocher quelques étoiles. 

Paysage urbain aux nombreux contrastes, cette mégapole à la géographie improbable, encastrée dans une vallée, offre un bonaperçu globalde la Bolivie. En effet, tout au long de l’Histoire, de nombreuses communautés aux origines très différentes se sont côtoyées, et d’étonnants mélanges en ont résulté ; aujourd’hui, la ville témoigne de cette grande diversité sociale mêlant traditions et modernité(ce qui n’est pas sans parfois provoquer quelquesétincelles). La ville abrite, par exemple, de nombreux marchés indigènes où l’on peut se procurer tous les éléments nécessaires des offrandes, notamment à la Terre-Mère, laPachamama. Parallèlement, les immenses buildings, bureaux de grandes entreprises internationales, poussent comme des champignons, et croiser des hommes (ou femmes) d’affaires en costard-cravate n’est pas choquant. 

Cette ville aux mille et une couleurs, bariolée comme peu d’autres sur la planète, bruyante, vivante, est un dépaysement à elle toute seule. De nombreuses activités vous feront apprécier votre passage dans la ville : musées, lieux de culte, centres culturels, et restaurants situés dans le quartier de Socopachi, et de peñas traditionnels, lesquels sont probablement la meilleure façon de s’imprégner de l’atmosphère locale. 

Les miradors

Mirador Jach´a Kullu (uniquement lors des visites journée complète)

Au l’ouest de la ville, perché sur les hauteurs d’El Alto, ce mirador offre une belle vue de La Paz ; les contrastes de la ville ressortent particulièrement depuis ce centre stratégique de la révolte indienne en 1781.

Mirador K´Illi K´Illi
Pour avoir une vue imprenable sur la ville de La Paz au fond de la vallée, préférez le belvédère K’llli K’llli, au nord est de la ville. QG des révolutionnaires de Tupaj Katari (révolutionnaire indigène) en 1781, c'est un site stratégique d'oú on peut vraiment garder un œil sur toute la ville. Le lever de soleil est particulièrement saisissant.

Parc / Belvédère du Montículo
Cette place est située dans le quartier traditionnel de Sopocachi ; ce magnifique site est idéal pour observer la ville et ses alentours à l’écart du chaos du centre-ville. Parmi les points d’intérêts, la petite chapelle du XIXème siècle est entourée de légendes, une vierge miraculeuse y aurait résisté à diverses catastrophes. Enfin, le parc est orné d’une fontaine de Neptune et d’un portail en pierre taillée de style baroque métisse, ayant appartenu à l´ancien séminaire de San Jerónimo. 

Marché des sorcières

Marché des sorcières

(voir particularité de la Bolivie)
Ce marché est véritablement une des particularités de Bolivie. Rassemblement de remèdes en tous genres, de plantes médicinales, de poudres, de fœtus de lama séchés, de liseuses de bonne-aventure, c’est un concentré de croyances aymara et andines. A ne pas manquer avant de vous aventurer en zone rurale et en territoire indien, au cas où on vous jette un mauvais sort, au détour d’un chemin ; on ne sait jamais… 

Marché typique de San Pedro

Le mercado Rodriguez, situé dans le quartier de San Pedro suscite la curiosité des voyageurs qui le découvrent : c’est un concentré de vie, de couleurs et d’odeurs on-ne-peut-plus boliviennes. De nombreux groupes de personnes s’y fréquentent en criant allègrement pour attirer l’attention et vendre leurs babioles. Et comme sur le marché aux sorcières, on trouve aussi des remèdes et autres offrandes pour attirer la faveur des divinités. 

Oruro

Oruro

Oruro résume bien la situation minière de l’Altiplano. Peuplée à 90% d’indigènes nets, non métissés, son nom signifie « où le soleil est né ». La vie y est rude depuis le déclin de l’industrie minière, et étant donné les conditions climatiques usantes. Froide et grise au premier abord, elle propose pourtant à ceux qui prendront le temps d’y rester quelques jours quelques musées et des sites intéressants aux alentours.

Mais ce qui fait le réel intérêt de la ville, c’est son carnaval : le mois de février voit arriver des milliers et de milliers de danseurs, de musiciens et de badauds, et la ville se part d’un arc-en-ciel de couleurs pour exorciser tout le poids de leur histoire, avec moult musique, danse, couleurs, et bien sûr alcool. C’est un des plus grands carnavals de l’Amérique Latine, et toute la diversité nationale est à la fête. Oruro doit d’ailleurs la classification de patrimoine mondiale de l’humanité à ces festivités annuelles.
Place Murillo

Place Murillo

La Plaza Mayor comme on la connaissait à l´époque coloniale concentrait les pouvoirs politique, religieux et militaire. Centre de diffusion de la culture européenne, les familles les plus aisées de la ville y habitaient aussi. La république venue, elle a changé son nom par l´actuel en mémoire du révolutionnaire Pedro Domingo Murillo, pendu sur la place comme exemple de la détermination du pouvoir de la couronne espagnole en Amérique. Aujourd’hui, même si La Paz n´est pas la capitale constitutionnelle du pays, la place Murillo concentre les bâtiments des pouvoirs législatifs et exécutifs ainsi que la cathédrale métropolitaine et une importante caserne de police. 

Quillacas

Petit village andin proche de Oruro qui semble abandonné mais qui se réveille en Septembre pour les fêtes.

Tiwanaku

Tiwanaku

Tiwanaku fut un grand centre cérémoniel, probablement la plus grande réalisation architecturale mégalithique de l’époque pré Inca.  C’est ce site qui inspira à Hergé l’album de Tintin et le temple du soleil.
Eglise de San Fransisco

Eglise de San Fransisco

L´église et le cloître de San Francisco sont associés à la première mission franciscaine du pays, de fait, ces édifices religieux sont les plus anciens du pays. 
Il s´agit d´une structure de pierre caractérisée par un style colonial combiné au baroque métisse.
Lors de l’époque coloniale le Vice-roi Toledo construit des lacs artificiels afin d’augmenter le rendement de la mine.   
Les retenues ne résistèrent pas et inondèrent la ville entière, mais l´église de San Francisco resta intacte. 
Lors de la visite du temple il est intéressant de relever plusieurs points d’intérêts parmi lesquels les catacombes, et les toits qui offrent une splendide vue sur la ville et ses environs. 

Eglise de San Lorenzo

Il s’agit d’une des plus anciennes églises de Potosí ; San Lorenzo de Carangas connut deux changements majeurs qui l’ont affectée depuis son édification initiale. 
Le premier lorsque le toit s’effondra suite à une violente tempête de neige, le deuxième après la construction de la cathédrale de la ville, suite auquel l´église de San Lorenzo changea son statut pour celui « d’église pour indiens ». C´est à ce moment que fut édifiée la façade de style baroque métisse.

Marché des mineurs

Marché des mineurs

Les conditions de vie des mineurs, à Potosí comme ailleurs, sont très difficiles. 
Le travail dans les mines se fait toujours à la main, et les conditions de travail restent peu ou prou les mêmes que celles de l´époque coloniale. Ainsi, les mineurs passent tous les matins au marché afin de discuter avec les amis, et pour y prendre le seul repas de la journée. C’est également le moment pour prendre les outils de travail et s’approvisionner des éléments nécessaires. Le sac du mineur est le plus souvent composé de cigarettes artisanales, d’une bouteille d´alcool (à 96% !), de feuilles de coca et de leur catalyseur, une boisson. 
Les bâtons de dynamite sont ici en vente libre et ce pour quelques bolivianos. C’est ici que vous pourrez acheter quelques cadeaux, à offrir au mineur lors de votre visite. 

Mines de Potosi

Mines de Potosi

Passage obligé lors de la visite de Potosi : son histoire et la vie de ses habitants sont irrémédiablement liées à celle de quelques 120 mines. Elles reflètent l’âge d’or du Cerro Rico, qui fournit toutes ses richesses à la couronne d’Espagne ; et les conditions de travail n’ont pas vraiment changé depuis. Les mineurs se sont organisés en mines coopératives, afin d’éviter une exploitation de plus dans un secteur déjà atteint par la baisse des cours mondiaux, mais les conditions ne s’améliorent pas pour autant. Attention, ce que vous découvrirez dans ces mines n’est pas une mascarade mise sur pied pour la visite des touristes.

Les guides sont d’anciens mineurs ; vous allez vous introduire dans des kilomètres de tranchées boueuses, glissantes, pleines de produits d’extraction minérale toxiques. L’angoisse d’un éboulement, le bruit sourd des dynamites, font partie de leur réalité quotidienne que vous pourrez toucher du doigt pour quelques heures seulement. Les mineurs sont généralement plus que ravis d’expliquer leur quotidien, et leur point de vue sur l’économie, le sous-développement, la politique de leur pays.

Une visite un peu rude, qui secoue même les plus endurcis : cet aperçu furtif d’une réalité partagée par tant de personnes à travers le monde ne laisse pas indemne.

Musée de la monaie

Musée de la monaie

Après les mines, voilà l’autre site clé à visiter lors de votre passage à Potosi. C’est incontestablement un des plus beaux bâtiments et musée colonial du continent. C’est aussi le plus vaste, avec 12500m². Comme son nom l’indique (‘’maison de la monnaie’’), elle fut construite entre 1753 et 1773 pour accueillir le centre d’émission de la monnaie de l’époque, appelée le ‘’potosi’’, et était la seule autorisée à estampiller les pièces de monnaie jusqu’en 1909. Au cours du temps, ce magnifique édifice a été utilisé comme prison, forteresse, et quartier général de l’armée pendant la guerre du Chaco.

Aujourd’hui, c’est un immense musée doté de plus de 50 salles pour accueillir d’innombrables pièces de collection. Peintures religieuses de l’école de Potosi, art décoratif, meubles coloniaux, sculptures, trouvailles archéologiques, éléments de folklore, pièces de monnaies… Il y a de la place pour tout entreposer. Autre détail à mentionner, le masque de Bacchus (appelé aussi El Mascaron) qui trône dans la cour d’entrée, a été forgé par un français, Eugène Martin Moulon. Ce Bacchus est aujourd’hui le symbole même de la ville de Potosi. 

Horaires d'ouverture:
Du mardi au samedi, de 9h00 à 12h30 et de 14h30 à 18h30
Le dimanche de 09h00 à 12h30
La visite est obligatoirement guidée, avec un départ au début de chaque plage horaire uniquement.

Place du 10 novembre

Potosí connut ses lettres de noblesse grâce à la découverte du gisement d’argent du Sumaj Orko (montagne riche), pour reprendre l’expression Potosí fut alors « le centre du monde ».  
La Place du 10 novembre (correspondant à l’anniversaire de la ville) témoigne de la meilleure façon de cette époque d’opulence, de splendeur. La Place est ornementée d’une réplique exacte, et à l’échelle, de la Statue de la Liberté qui fut bâtie par les propres Bartholdi et Eiffel, érigée en hommage à la révolution de la ville.
On y trouve aussi un monument dédié au « charango » (petite guitare Andine à 12 cordes). La Place est entourée d’importants édifices dont, la Cathédrale, l´ancien hôtel de la monnaie ainsi que le « cabildo » (parlement municipal). Une place annexe, celle du 6 Août (Indépendance du pays) présente un obélisque érigé en hommage à Alonzo de Ibañez, personnage important de l’Histoire de Bolivie, qui conduit une révolte contre la couronne espagnole en 1613. 

Potosi

Potosi

A plus de 4000m d’altitude et au pied de monts rougeâtres, se tient la fière Potosi.

L’histoire de ses habitants est inexorablement liée à celle de l’argent, ce métal qui a provoqué le boom démographique et économique de la ville pendant trois siècles, ainsi que son déclin et la pauvreté qui l’a suivi quand il s’est fait plus rare. La richesse des sous-sols de la région lui valu le surnom de « ville impériale », convoitise des rois, par Charles Quint. L’expression « Vale un Potosi ! » (Cela vaut un Potosi !), de Miguel de Cervantes, finit de clore la réputation de la reine de villes d’Amérique. Elle est le symbole du Nouveau Monde et de l’âge d’or de la conquête espagnole.

Parallèlement, Potosi est le symbole même de l’esclavagisme des populations locales qu’a représenté l’exploitation des richesseset des massacres qui ont permis les efforts de guerre et la luxure de la monarchie espagnole. Aujourd’hui encore, les conditions dans lesquelles les mineurs continuent à travailler a de quoi faire froid dans le dos des plus endurcis, et le PIB de la région est l’un des plus faibles du pays.

Les richesses engendrées ont laissé à la ville un héritage précieux d’architecture baroque : 33 églises, des maisons coloniales aux allures imposantes, la Casa de la Moneda...

Elevée au rang de patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987, ces restes d’un passé fastueux embaument d’un parfum de passé une ville aujourd’hui nettement réduite, où la vie des mines et de l’altitude est encore bien rude pour ceux qui y habitent de façon permanente.

Puente Mendéz

Sur la route entre Uyuni et Potosi, se dresse l’un des ponts les plus impressionnants du pays. Construit pendant la deuxième moitié du XIX° siècle, il enjambe le fleuve Pilcomayo, qui délimite les départements de Potosi et de Sucre (bien qu’en réalité, il soit plus près de la ville de Sucre). Ce pont suspendu, de style renaissance, est encadré par six tours de pierre, dont un mirador, depuis lequel la vue sur le fleuve est splendide. Les alentours sont au moins autant dignes d’admiration : le climat altiplanique fait ressortir les couleurs ocre et rougeâtre de la terre, le climat de la vallée reste relativement doux, c’est une zone agricole où les différentes traditions et cultures se sont développées lentement au fil des siècles.

Ruelles typiques

Une balade dans les rues de Potosí vous emmène à travers un voyage dans le temps, faisant allusion à un passé fait d’opulence. Pour autant, c’est également être au contact de la réalité que vit la ville dans son quotidien. Vous y trouverez des maisons aux entrées ornées de colonnes en pierre taillée et aux balcons en bois, constructions datant du XVème. Ces bâtiments furent construits par les plus importants architectes de l´époque avec les techniques les plus modernes du moment. Les ruelles de Potosí laissent apercevoir les raisons pour lesquelles la ville a été classée patrimoine de l’humanité. 

Tour de la compagnie de Jesus

Il s´agit d´un des nombreux couvents que compte la ville, et le principal monument religieux du XVIIIème siècle de toute la Bolivie. 
L’édifice impressionne par ses dimensions mais aussi par sa conception ; sa construction reflète un « Arc de Triomphe » avec 5 ouvertures, 32 colonnes et 3 coupoles. 
Pour l’époque le bâtiment symbolise une superbe œuvre d’ingénierie, financée comme souvent dans ces régions par des mécènes soucieux de s’attirer les faveurs divines.

Avenida Monseñor

L´avenue Monseñor Rivero de la ville de Santa Cruz est l’une des rues comercantes de la ville où l´on peut trouver des restaurants, bars à la mode...
Il s’agit d’une artère très appréciée des cruceños (habitants de Santa Cruz) qui se donnent rendez-vous ici. 
Sur un des côtés de l´avenue se trouve le Cristo Redentor statue du Christ, symbole de la ville. 

Cabanes du rio Piray

Les rives du fleuve Piray sont connues des cruceños pour leur dimension gastronomique, ce qu’ils appellent une pescana. De nombreux petits stands en feuille de palmier proposent des spécialités locales à base de manioc (le sonso, par exemple, brochette de maniocs fourrée au fromage ou bien de pacumutus), entre autres. La décoration rappelle fortement l’Amazonie… Une fois l’estomac bien rempli, on peut également faire trempette dans le fleuve.
Cathédrale de Santa Cruz et la place 24 de septiembre

Cathédrale de Santa Cruz et la place 24 de septiembre

La place principale de Santa Cruz est l’un des rares lieux où il fait bon traînasser. Jusqu’à il y a peu de temps, des paresseux se pendaient aux branches des tamarins qui encadrent la place ; ils ont aujourd’hui été relégués au zoo. Depuis le haut des deux tours de la cathédrale, la vue sur la place est particulièrement jolie. Quelques détails de l’intérieur valent le coup d’œil, comme les boiseries et l’autel. Le musée d’art sacré contient de belles peintures et sculptures d’époque, d’icônes et d’objets de rite. 

Concepción

Concepción

« Fer de lance » de l’aventure expansionniste de la Compagnie de Jésus, le village de Concepción et son imposante église constituent une excellente entrée en matière. Elle a cristallisé tous les efforts de restauration, et le résultat vaut le coup d’œil. Le fronton, porté par quelques 121 colonnes de bois, porte la marque de la mission évangélisatrice des Jésuites ; l’intérieur, assez kitsch –et finalement très baroque, est un ensemble de fin travail des boiseries, de scènes éducatives et assez simples, et de Vierges dorées accompagnées d’angelots.

En sortant de l’église, prenez le temps de visiter les ateliers de lutherie et autre travail du bois, spécialité du village.
missions jésuites

missions jésuites

C’est un ensemble de villes construites par les Jésuites au XVIII° siècle, dans la zone de savane entre la plaine et l’Amazonie, habitée par le peuple Chiquitos. Ici, le temps a pris une autre mesure ; son isolement et sa redécouverte tardive au XX° siècle permettent au visiteur de faire  un bond dans le passé.

Les Jésuites vinrent évangéliser et ‘’sauver les âmes’’ des Indiens Chiquitos. Pour cela, ils uniformisèrent les langues locales en une seule, et en 75 ans toutes étaient oubliées ; toute croyance, pratique, ou conception du monde antérieure au catéchisme a aujourd’hui disparu ; ils désorganisèrent complètement pour ensuite réorganiser de zéro la société indigène au sein des reducción(unité de population ou petit village), assignant à chacun un rôle très précis dans l’activité économique et sociale…

En échange, les Jésuites apprirent aux différents peuples à améliorer leur système agricole avec des techniques venues d’Europe ; à développer leur système éducatif et artisanal : la taille du bois pour en faire des instruments de musique (lutherie), la confection de tissus, de travail de l’argent… ; et surtout, encouragèrent un développement culturel fulgurant, faisant de cette partie de la Bolivie un haut lieu de la culture baroque.

Encore aujourd’hui, les pièces de théâtre, représentations de danse, festivals de musique baroque sont parmi les plus remarqués sur le continent américain et rivalisent avec la vieille Europe.

En dehors de cette effervescence culturelle, ce qu’il y a à voir dans le circuit des Missions Jésuites, ce sont les impressionnantes églises faites de bois et de pierres, sur le modèle de chalets suisses. On peut parcourir les différents villages dans le sens des aiguilles d’une montre, c'est-à-dire en bus de Santa Cruz à San José, ou l’inverse, en train de San José, puis bus entre chaque mission, direction Santa Cruz.

Musée d'histoire et archives régionale

Ce musée abrité dans une belle maison des débuts du XXème, lors de l´apogée du caoutchouc, présente la culture de la Chiquitanía avec sa cosmovision et son respect de la nature ainsi que des pièces archéologiques trouvées lors de la construction du gazoduc vers le Brésil.
Il est à noter qu’il y a également une bibliothèque avec des archives et manuscrits datant du XVIème, au XIXème siècle. 
Jours d´ouverture : du lundi au vendredi de 08h00 à 12h00 et de 15h00 à 18h30.
Adresse : Calle Junín Nº151, entre Libertad et España.

Musée de Concepción

Musée de Concepción

À Concepción les indigènes vécurent une colonisation différente, en effet les Jésuites enseignèrent la musique baroque, l´art sur bois et la lutherie. Des vestiges de cet échange culturel sont présentés dans le musée missionnaire de Concepción. 

Quartiers remarquables

La Bolivie est un pays de contrastes. L’économie locale a été, durant très longtemps, dynamisée par les grandes mines d´or, d´argent ou d´étain, principalement situées sur les régions des hauts plateaux, l’altiplano. Aujourd´hui l´économie s’est tournée vers les hydrocarbures, Santa Cruz étant un des départements les plus dynamiques au sein de cette nouvelle industrie.
Vous visiterez des quartiers aisés comme équipétrol, Urbarí ou el Urubó font défiler des voitures « hollywoodienne » et des maisons de stars. 

San Javier

San Javier

C’est la plus ancienne mission fondée dans la région, en 1692. Martin Schmidt ouvrit le premier atelier de lutherie et la première école de musique. Le modèle de son église sera repris par la plupart des autres églises de la région ; le mélange des styles, entre le baroque allemand, avec son toit en bois, et l’empreinte du style Chiquitos, est vraiment admirable. En outre, quelques sources d’eau chaude aux environs de la ville, cascades et piscines, peuvent faire une agréable escalepour une demi-journée. San Javier est également un point de passage important vers la frontière avec l’Argentine.
Santa Cruz de la Sierra

Santa Cruz de la Sierra

Si Sucre est la capitale constitutionnelle et La Paz la capitale politique, Santa Cruz est incontestablement la capitale économique. A l’origine petite bourgade agricole vivant du sucre, du coton et du riz, la découverte de gisement de ressources en hydrocarbures a entraîné une croissance économique fulgurante dans la région. Depuis, le modèle néolibéral est très présent, et de nombreux sièges de grandes entreprises nationales s’y sont installés.

Cependant, pas de gratte-ciel ni d’embouteillage : la planification minutieuse de son urbanisation (fait rare en Amérique Latine) en 8 anneaux concentriques, lui a permis de maintenir une ambiance provinciale, décontractée, mais aussi proprette et bien-sur-elle, un peu nouveau riche et un peu frimeur. Un sentiment régional qui frise l’indépendantisme : en 2006, le projet de loi pour une majeure indépendance régionale en Bolivie a emporté une large ratification dans la région. En effet, le moteur de l’économie bolivienne est inquiet de voir arriver au pouvoir un indien aymara, des hauteurs, parlant de redistribution des richesses.

Santa Cruz est aussi la porte d’entrée à de nombreuses richesses extra-urbaines : les parcs naturels d’Amboro et de Noel Kempff ; l’entrée à la forêt amazonienne ; le circuit des missions jésuites (voir plus loin) ; les ruines de Saimapata…

Casa de libertad

Faites un plongeon au cœur de l’Histoire de la Bolivie. La Casa de la Libertad, c’est le cœur symbolique de la nation bolivienne. C’est entre ces murs imprégnés de symboles que fut signée la déclaration d’indépendance, le 6 août 1825. Ancien monastère jésuite, c’est aujourd’hui une université. La partie musée renferme de nombreux documents, portraits, œuvres d’art et divers objets liés à l’indépendance. Parmi les œuvres  remarquables, le buste de Simon Bolivar, libérateur de la Bolivie en 1825, en bois taillé ; l’épée du maréchal Sucre gagnée pendant la bataille d’Ayacucho ; le drapeau de guerre qui flottait sur le littoral avant que Chili ne l’envahisse. 

Cathédrale de Sucre

Sa construction a commencé en 1551 et se prolongea pendant une centaine d´années. Cette durée prolongée explique le mélange de plusieurs styles : renaissance, baroque et métisse. 
Sa tour est ornée d’images d’apôtres, mises en valeur par des projecteurs et qui confèrent à la place 25 de mayo un certain charme.
Les cryptes de la cathédrale conservent les restes de plusieurs personnalités de la vie politique et religieuse du pays.

Couvent de la Recoleta

Couvent de la Recoleta

Dominant la ville depuis les hauteurs des collines, le magnifique jardin du couvent franciscain vaut bien la montée au couvent. Parsemé de plants d’orangers, l’immense cèdre qui trône au centre y est incontestablement le roi : l’arbre aurait plus de 1400 ans et 8 personnes sont nécessaires pour en faire le tour. L’intérieur du couvent recueille une grande collection de peintures religieuses et sculptures anonymes, des crucifix en bois assez étranges, et des manuscrits de linguistiques et de philosophie. Dans l’église, le chœur est orné de très belles sculptures ; mais le plus impressionnant est la chaire en bois sculptée, qui raconte l’histoire des martyrs franciscains en mission au Japon, brûlés avec toute leur escorte. Le mirador situé à l’avant du couvent offre une des plus belles vues sur Sucre ; avec les jolies arcades, le romantisme bat son plein au couvent. 
Monastère San Felipe Nery

A l’origine, le couvent San Felipe de Nery était un monastère et un couvent ; aujourd’hui, c’est une école que l’on peut visiter en sonnant. L’église reste ouverte à tous ; elle compte sur de beaux tableaux et une architecture typiquement néoclassique. La crypte, au dessous de la nef centrale, est un lieu pour le moins intriguant, qui a vu passer les rendez vous secrets entre sœurs et moines, puis entre guérilléros et révolutionnaire. Mais ce qui fait la renommée de San Felipe, c’est sans aucun doute la vue que l’on a depuis le toit. Les tuiles et mosaïques, en forme ondulée, offrent une promenade époustouflante au dessus des toits de Sucre. Du haut du clocher d’un blanc immaculé, on comprend mieux que jamais pourquoi Sucre a été baptisée la Ville Blanche. La splendeur de la ville s’étend à vos pieds, et c’est à couper le souffle.

Horaires d'ouverture: Du lundi au vendredi de 09h00 à 11h30 et de 14h30 à 16h30, le samedi de 15h00 à 19h00


Couvent de San Felipe de Neri

Couvent de San Felipe de Neri

À l’origine, le couvent de San Felipe Neri fut construit au XVIIème siècle pour arborer la puissance de l´église dans le nouveau continent. 
Depuis les hauteurs du couvent il est possible d’apprécier les charmes de la ville de Sucre dans son ensemble, notamment la blancheur immaculée des constructions qui contraste avec les tuiles espagnoles orange,  imprégnées de la lumière du soleil. Les tours du couvent ainsi que les clochers sont ornementés d’argent venue des mines de Potosí. 
Le coucher du Soleil sur Sucre est hautement recommandé pour finir la visite de la ville.

Musée du Textile et des Arts indigènes

Egalement appelé « museo textil-etnografico », il présente, à travers l’explication des techniques de tissage, des symboles et des groupes ethniques, les populations indigènes de la région de Sucre. Les principales ethnies ici présentées sont les jalq’a, tarabuco, yampara, katus, ch’atus, etc. L’exposition, très bien expliquée, est organisée par des anthropologues du programme Asur. Celui-ci a eu pour objectif que les populations elles-mêmes récupèrent ces traditions et techniques, restaurant chez elles un sentiment de dignité et de fierté de leur culture. Les formes, les couleurs, la texture de la laine, les contrastes, varient d’un groupe à l’autre, et les explications (plus ou moins farfelues) donnent toute sa valeur à ce superbe musée. 

Horaires d'ouverture:
Du lundi au vendredi, de 09h00 à 12h00 et de 14h30 à 18h30
Le samedi, de 09h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00


Parc Bolivar

Le parc Bolivar par certains aspects sort de l’ordinaire. Ce parc vous donne des parfums d’Europe, bordé de grands « Ceibo » (arbres de la région), ses fontaines, monuments et décorations vous transporteront hors de Sucre. Plusieurs styles sont présents, romanesque-gothique, doriques et baroques espagnol, le tout dans un décor riche. 
Pour l’anecdote, une imitation à échelle de la tour Eiffel commandée au propre Gustave Eiffel en 1909 (centenaire du premier cri de liberté de l´Amérique) se trouve en plein cœur du parc. 
Les dirigeants du pays ainsi que les intellectuels de la fin du XIXème et début du XXème furent obnubilés par le style Européen et particulièrement par le style français ; ce parc en est le témoignage. 

Place du 25 mai

Il s’agit de la principale place de Sucre. Son nom fait référence à la date de commémoration du mouvement indépendantiste du 25 mai 1809.
Possédant de superbes jardins ceinturés d’imposants palmiers, la place voit trôner en son centre la statue du vénézuélien Antonio José de Sucre, camarade d´armes de Bolivar et second président de la Bolivie.
Il est à noter que les plus importants édifices de la ville dont la Casa de la Libertad où fut signée l´indépendance du pays, la préfecture du département, la cathédrale sont situés autour de la place. 

Sucre

Sucre

Sucre, la blanche; capitale constitutionnelle du pays, siège du pouvoir juridique, symbole de l’indépendance en 1825, ce joyau de l’art baroque de l’Amérique Latine est niché dans un écrin de collines verdoyantes.

Aucun doute, Sucre (prononcez « soucré ») est la plus belle ville de Bolivie. Truffée de patios et de petites rues pavées, elle était à l’origine destinée à la bourgeoisie espagnole venue s’installer en Amérique.

Elle est aujourd’hui le siège de nombreux musées le jour et de bars-restaurants la nuit, et la vie culturelle y bat son plein. Les centres d’intérêts, architecturaux, historiques, culturels, artistiques, sportifs (treks, randonnées, etc.) ne manquent pas, et font de Sucre un point de passage privilégié de tout visiteur.
Cimetière de trains d'Uyuni

Cimetière de trains d'Uyuni

Il est possible d’aller rendre visite aux vieilles locomotives à vapeurs du début du siècle dernier qui finissent leurs vies tranquillement. L’âge d’or de ces vieilles machines les vit transporter le minerai d’argent extrait des mines alentours. Plusieurs projets souhaiteraient faire apparaitre ces locomotives dans un musée afin de mieux retracer leur histoire.

Colchani

Le petit village de Colchani constitue un excellent un point d’entrée au Salar d’Uyuni. Ici, la grande majorité des habitants vivent de l’exploitation du sel, et l’extraient par blocs (pour les animaux) ou en grain (pour la consommation humaine), à coup de pics et de pioches. Une partie est vendue, l’autre troquée contre des vivres. Un musée a pris vie il y a peu ; il comporte des explications pédagogiques quant au commerce du sel et aux caravanes de lamas, ces pratiques commerciales appartenant au passé. Un peu plus loin, au sud ouest de Colchani, l’atelier de la Cooperativa Rosario taille dans d’énormes blocs de sel des meubles et objets d’art. Un hôtel entier, fait entièrement de sel, a même été construit : le Palacio de Sal est encore un fait irréel de la région. 

Incahuasi

Incahuasi

Du quechua « la maison de l’Inca », c’est une étape incontournable de la visite du Salar. Elle est aussi appelée île du pêcheur, en référence  à l’’île jumelle « du poisson » : également recouverte de ces cactus géants, elle est aussi entourée d’étendue de sel hexagonales. Les chemins aménagées permettent de grimper facilement à son sommet afin d’observer l’immensité le salar. Outre les cactus, l’île est aussi habiter par les vizcachas, sorte de lapins andins de la famille des chinchillas.
En outre l’ouverture récente d’un café-restaurant permet de pouvoir y déjeuner dans ce cadre extraordinaire.
L’île d’Incahuasi est souvent appelée à tort île du poisson. Sur une carte (ou Google Earth)  elle est située au centre du salar avec un seul sommet en son centre.

Jirira

Au nord du Salar d´Uyuni, au pied du volcan Thunupa le village de Jirira fût un lieu de résistance Aymara à l´invasion inca. Dans le village il est possible de dormir chez l’habitant comme par exemple dans la maison de Doña Lupe.

Ojos de Agua

Ojos de Agua

Sous le Salar d´Uyuni transitent des rivières d´eau douce et salée. Cette eau, qui passe sous la croûte de sel, emporte avec elle l´air qui va trouver des moyens pour ressortir. Ces « yeux » du salar sont les endroits où l´air ressort précisément en formant des petits lacs en plein cœur du salar. Cela se manifeste à travers des bulles qui remontent vers la surface avec l´eau chargée de minerais.

Pulacayo

Pulacayo

Sur la route entre Uyuni et Potosi, cette petite ville minière ressemble à beaucoup d’autres villes minières du pays : à peine le reflet de ce qu’elles furent. A l’époque glorieuse de l’argent et de l’étain, la ville était importante. Aujourd’hui, seule une partie de la mine fonctionne encore ; mais un petit musée sur les mines de la région a été édifié, et on peut aussi visiter les mines par un tunnel qu’on parcourt pendant une quarantaine de minutes. Importante aussi puisque c’est là que fut signée la fameuse « thèse de Pulacayo », entre mineurs, mouvements syndicaux et révolutionnaires, en 1952. Egalement, un cimetière de locomotive est à visiter : en effet, c’est à Pulacayo qu’est entré en fonctionnement la première locomotive de Bolivie ! Du fait de l’importante exploitation minière, le transport est vite devenu une priorité, et la technologie de pointe qu’était à l’époque cette locomotive fut toute une révolution dans le monde de l’extraction minière. C’est d’ailleurs une locomotive qu’attaquèrent Butch Cassidy et Sundance Kid (voir particularités de Bolivie), attirés par les richesses qu’elle transportait ! Aujourd’hui, dans le cimetière de locomotive, c’est cette même locomotive qu’on peut même toucher du doigt…

Salar d'Uyuni

Salar d'Uyuni

 Le salar d’Uyuni est une étape obligatoire dans la région de l’Altiplano.

Ce trésor naturel du bout du monde alimente les rêves de voyageurs, et ces inépuisables gisements de sel (utilisés dans le processus de d’exploitation du lithium) cristallisent l’attention de tous les constructeurs automobiles de la planète. Le blanc à perte de vue de ces plaines désertiques et désespérément plates, à 3650m d’altitude, n’a de comparaison qu’avec le bleu azur du ciel des hautes Andes. Lorsqu’il pleut ne serait-ce qu’un peu, le désert de sel devient un miroir parfait, et les levers de soleil orangés embrasent alors ciel et terre. Tous les repères nous lâchent, dans cet autre monde aux conditions climatiques extrêmes ; c’est un voyage hors du temps et de l’espace que de découvrir le Salar d’Uyuni.

Salinas de Garci Mendoza

Nommé ainsi durant la colonie par le propriétaire de ces terres, le village de salinas de Garci Mendoza est producteur de quinoa et est situé au nord est du salars d’Uyuni.

Uyuni

Uyuni

Ancien croisement des routes ferroviaires, la ville en elle-même ne présente pas grand intérêt : atmosphère triste et froide, chargée d’une histoire minière bien lourde. C’est le désert de sel qui s’étend non loin de la ville qui fait son intérêt. C’est aussi la richesse de cette ressource naturelle, en particulier en lithium, qui fait son attrait, mais cette fois pour les multinationales et non pour les touristes ; un bras de fer intense se joue entre elles et la nouvelle politique de gestion des ressources d’Évo Morales.

A savoir sur la Bolivie

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Gastronomie bolivienne

Gastronomie bolivienne

Malgré une faible notoriété internationale, la gastronomie bolivienne réserve aux amateurs de bonnes chaires d’agréables surprises.

Chaque région possède ses spécificités, et la table reflète l’identité culturelle de chaque province. Cependant, vous ne pouvez pas passer par la Bolivie sans avoir essayé les spécialités suivantes.

Evidemment, la patate (attention, papa en espagnol). Le tubercule se décline à l’infini, selon les plats, les sauces, les variétés ; c’est véritablement la base de l’alimentation andine. A Cochabamba, la fierté locale, c’est l’aji de papalisa.

Pour les curieux, essayer le chuño : cette pomme de terre déshydratée est souvent utilisée dans les très hauts plateaux, où la conservation des aliments devient difficile à cause du froid. 

Jamais de pomme de terre sans viande. Et ça, la viande, on l’aime, en Bolivie. En anticucho (brochette de cœur, de poulet, ou de viande de bœuf avec une patate au bout), ou en chicharrón (morceau de porc grillé ou frit, surtout dans les marchés), les végétariens auront des difficultés à s’alimenter, car la viande est omniprésente dans le menu des boliviens. Les parrilladas (barbecue) sont fréquentes et très appréciées. A Cochabamba, demandez un pique macho, steak piquant accompagné de frites, d’oignons et autres.

Dans les Andes, on a l’habitude de manger du cuy… notre cochon d’inde. Ames sensibles s’abstenir, ils sont servis entiers, avec la tête et les pattes. Et évidemment, l’incontournable, ne manquez pas de goûter à la viande de lama ; délicieusement tendre, vous ne la retrouverez probablement pas à votre retour dans le supermarché du coin. 

L’autre invariable de la cuisine bolivienne, c’est la soupe. Traditionnellement, c’était le seul repas de la journée ; et elle est restée le passage obligé de chaque menú des petits bouibouis (et même des grands). A La Paz, goûtez le chairo : vous trouverez dans votre bol en terre cuite le fameux chuño précédemment cité, de la viande d’agneau, de bœuf, et du charque (viande séchée et salée).

Il y a aussi la sopa de quinoa, la sopa de maní (aux cacahuètes), la lagua de choclo (crème de maïs)… Le kalapurka mérite une attention particulière ; littéralement, la soupe de pierres chaudes, c’est une soupe épaisse faite de maïs violet assaisonnée d’une herbe appelée la chachacoma, servie avec au milieu du bol une pierre chauffée dans des braises, qui fait cuire la soupe. 

Quelques spécialités en guise de snacks ou au petit-déj’ : l’empanada, sorte de chausson fourrée à la viande, au poulet, au fromage, servie chaude. On l’appelle également salteña, quand c’est la recette spéciale de Bolivie (l’empanada se retrouve sous différentes versions dans toute l’Amérique du Sud), c'est-à-dire avec de la viande, de la pomme de terre, de l’œuf, des petits pois, de l’oignon, des olives, parfois des raisins secs et de la carotte, et une sauce légèrement pimentée.

Autre petit plaisir de 10h, le tamal, ou humita pour la version végétarienne, chausson de farine de maïs farcie de viande, légumes, épices.

Enfin, il faut noter que les desserts ne sont pas courants ; un almuerzo ou un menú sur le marché ou dans une cantine, qui est servi avec l’entrée (la soupe) et un rafraîchissement, ne comprend presque jamais de dessert.

Peu importe, les marchés regorgent de fruits comme la mangue, la chirimoya (gros fruit vert à pulpe blanche, particulièrement savoureux), la tuna (petit fruit coloré qui poussent sur des cactus – la figue de Barbarie), la maracuya (fruit de la passion, excellent en jus) ; mais le mieux est encore de partir à l’aventure, et de découvrir par soi-même l’ocoro jaune et épineux, le guaraypuru rond, violet et vert, et tous les autres fruits intrigants qui feront votre émerveillement à travers les marchés boliviens.

En terme de boisson ; pour commencer avec le non-alcoolisé, le plus typique est évidemment le mate de coca, infusion de feuille de coca, excellente pour le mal de l’altitude, la digestion, l’oxygénation du corps, etc. Autre tisane locale, l’api, faite de maïs rouge moulu, très sucrée. Le café de Yungas, arabica, que les Boliviens boivent extrêmement sucré, est réellement excellent. Le mocochinche se compose de jus de canne à sucre, de cannelle et de pêche. Et puis, bien évidemment, tous les jus de fruits possibles et imaginables, vendus un peu partout. 

Attention à l’alcool en altitude : ça monte beaucoup plus rapidement à la tête. Une grande spécialité alcoolisée sont les cocktails préparés avec du Singani, sorte de grappa bolivienne, à 43%, faite à base de raisin. On peut citer entre autre le Chuflay (avec du Ginger Ale ou du sprite et du citron) ou le Yungueño (avec du jus d’orange).

Mais lorsque les Boliviens boivent, c’est surtout avec de la bière ou des alcools forts. Chaque ville a sa marque de bière : la Paceña, blonde ou brune, pour La Paz ; la Sureña, légère, à Sucre ; la Cruceña à Santa Cruz ; la Potosina, quelque peu robuste ; la Huari, au goût assez inhabituel, à Oruro…

Les paysans, pendant les fêtes, préfèrent l’aguardiente ou le puro, alcool local redoutable. Enfin, dans les Andes et aussi à Cochabamba, la chicha, faite de maïs fermenté et que vous retrouverez également au Pérou, est largement consommée.

La Bolivie produit du bon vin ; la région de Tarija, à l’extrême sud du pays, vous réserve bien des surprises –et de bons cépages. La tradition du vin remonte à l’arrivée des jésuites qui, en 1606, plantèrent les premières vignes, pour les besoins de leur culte.

Mizque, le siège des archevêques pendant la colonie, devient rapidement un gros producteur de vin ; mais ça n’est que dans les années 1970 qu’une industrie du vin commence à voir le jour.

Ces dix dernières années, d’importants investissements ont été réalisés pour l’importation de nouveaux cépages ; aujourd’hui, en Bolivie, on produit du Cabernet Sauvignon, du Malbec, du Barbera et du Merlot; en vin blanc, on a du Riesling, du Franc Colombard et du Chardonnay.

A cette altitude (entre 1600 et 2400m), le raisin se gorge de très riches arômes, dû à une exposition aux ultraviolets plus intense qu’ailleurs. C’est ce qui donne au vin bolivien son caractère propre et bien particulier.

Histoire de la Bolivie : Guerres et coups d’état du 20ème siècle

Histoire de la Bolivie : Guerres et coups d’état du 20ème siècle

Une série de guerres pour des territoires s’en suivirent.

Le pays perd son accès à la mer et des zones riches en cuivre et en nitrates pendant la guerre dite du Pacifique contre le Chili entre 1879 et 1884. L’Argentine récupère des territoires en 1862 et en 1883. Une partie de l’Amazonie riche en caoutchouc est annexée par la force par le Brésil en 1903.

La guerre du Chaco contre le Paraguay éclate en 1932, et la Bolivie perd des territoires pétrolifères, et toute une partie de sa jeunesse masculine.

Exsangue, le pays tente de se rétablir économiquement pendant toute cette période, et décide de s’ouvrir aux investisseurs étrangers. Son histoire économique est rythmée par l’évolution du prix des minerais, en particulier l’étain, surnommé le « Métal du Diable ».  Des rébellions régulières des indiens entraînent l’arrivée au pouvoir de gouvernements militaires. 

En 1952, commence la révolution Bolivienne. Le soulèvement des mineurs et des ouvriers industriels renverse le gouvernement, les mines sont nationalisées, l’éducation est proclamée gratuite et le suffrage universel.

En 1953, les paysans occupent les terres, et une réforme agraire commence. Mais le Mouvement National Révolutionnaire (MNR), parti au pouvoir pendant 12 ans à la suite de ces révolutions, devient de plus en plus autoritaire, et les troubles sociaux s’accumulent.

Le pouvoir tombe aux mains des militaires en 1964. Les coups d’Etat se succèdent. En 1967, Ernesto Che Guevara entre clandestinement en Bolivie et monte l’Armée de Libération Nationale (ELM), mais ses tentatives de contact avec la population locale n’aboutissent à rien, tant elle est bâillonnée par la dictature militaire. Il est rapidement trahi par le PC bolivien, est capturé et exécuté en octobre 1967. 

C’est une période houleuse pour la Bolivie, entre dictatures militaires, élections truquées, violations massives des droits de l’homme, une inflation non maîtrisée, une corruption au-delà de toutes limites, et les trafiquants de drogues à la tête du pays…

La démocratie fait une timide poussée en 1982, sous la pression internationale et celle d’une population qui n’avait plus rien à perdre.

Mais cette avancée démocratique arrive au moment de la crise économique qui engloutit tout le continent latino-américain (à la suite de la crise mexicaine), avec des plans d’ajustement fiscaux et des privatisations qui aboutirent à des licenciements massifs (30 000 mineurs sont sans emploi du jour au lendemain) ; l’inflation atteint les 23 000% en 1985 ; la récession est grave.

C’est grâce à l’économie de la drogue que le pays gardera la tête hors de l’eau. Le modèle néolibéral qui est proposé pour sauver la Bolivie se révèle être un échec cuisant. 

Musique Bolivienne

Musique Bolivienne

À l’image de son histoire faite de mélanges, de croisements, de syncrétismes, la musique, en Bolivie, est d’une diversité affolante.  

Chaque région possède son rythme, son instrument, son air bien à elle, et rien qu’à elle. Impossible de vous faire un état de l’art, là, maintenant, en quelques lignes. Voilà cependant quelques pistes :

Dans les Andes, les mélodies sont marquées par le son de la zampoña (flûte de pan), du charango (petite guitare à 10 cordes, aux notes aiguës, particulièrement typique de la région de Potosi mais rependue dans toutes les Andes) et de la kena (flûte à bec andine). A l’origine sans paroles, les airs mélancoliques se sont rapidement accompagnés de textes tragiques, mélodramatiques (en quechua, aymara ou espagnol) pour des besoins de la grande distribution.

Au contraire, dans les plaines chaudes, vers Tarija, la guitare occidentale, l’accordéon et d’autres instruments pour le moins étranges font danser les foules avec des rythmes entraînants, vifs, et gais. 

En dehors de ces traditions musicales anciennes, les jésuites ont amené avec eux dans les plaines de Bolivie la musique baroque. Véritable curiosité, de nombreux indigènes ont appris à fabriquer et à jouer de la harpe, des violons, etc.  

Cette emprunte culturelle est restée très vivante au fil du temps, et encore aujourd’hui, on peut assister à des œuvres d’opéra et à des concerts de musique baroque donnés par les meilleurs musiciens Guarani, Moxo ou Chiquitano. 

Les airs que vous pourrez entendre dans les bus, au marché, dans les fêtes, dans la rue, est un mélange de ces musiques plutôt traditionnelles avec des rythmes plus contemporains (cumbia, etc.) ; et cela donne des groupes-phare de la chanson bolivienne contemporaine, comme Los Kjarkas (qui sont les véritables inventeurs de la Lambada, n’en déplaise aux Brésiliens), Savia Andina, K’ala Marka, Altitude, Los Jairas…

De grands musiciens marquent les traditions boliviennes, comme le guitariste classique Javier Calderon,  ou encore le violoniste Jaime Laredo.

Les peñas sont des petits restaurants dans la ville de La Paz, où des musiciens viennent jouer des airs traditionnels. Des nombreux disques (piratés) sont en vente un peu partout, sur les trottoirs, dans les marchés, etc.
La santé en Bolivie

La santé en Bolivie

L’accès à la santé en Bolivie reste assez précaire : 37,9% des Boliviens n’ont tout simplement pas accès à un service de santé, et les dépenses en santé représentent à peine 4,8% du PIB du pays.

L’espérance de vie à la naissance est de 66 ans pour les hommes et 70 pour les femmes (pour comparaison, en France, l’espérance de vie est de 78 ans pour les hommes et 81 pour les femmes).

Environ une personne sur deux vivant en zone rurale n’aurait jamais vu un médecin (issu d’une université de médecine) ; cela dû en grande partie au très faible nombre de médecin par habitant, qui est de 1,3 pour mille. 

De plus, il existe un vrai décalage dans le système médical bolivien. La plupart de la population extra-urbaine a beaucoup plus facilement tendance à faire appel à un curandero, un sorcier-guérisseur issu des traditions préhispaniques, mêlant magie, superstitions et plantes médicinales, qu’à un médecin issu d’une université.

En effet, en dehors du facteur financier, qui rend rapidement inaccessibles ses services, ce dernier sera la plupart du temps blanc, parlant exclusivement espagnol et non la langue autochtone des populations vivant en zone rurale (quechua, aymara, guarani, chiquito, …), et d’une culture très différente à la leur ; et parfois, la relation avec ce médecin est entachée de racisme ou de mépris. Pour toutes ces raisons, l’accès à une médecine non-traditionnelle est limité. 

D’autre part, un système de sécurité sociale basique a été mis en place par le gouvernement, le seguro basico ; mais l’importance du travail informel réduit considérablement le nombre de personnes effectivement couvertes par cette sécurité sociale, normalement payée par l’employeur.

Un des domaines où la santé est la plus préoccupante est la santé sexuelle ; les grossesses adolescentes sont nombreuses, et seul 61% de la population féminine nationale fait usage de moyens contraceptifs. Une autre cause des nombreuses maladies qui maintiennent un fort taux de mortalité infantile (pneumonie, diarrhées, etc.) est le manque de structures d’eau et d’assainissement des eaux usées.

Lecture pour votre voyage en Bolivie

Lecture pour votre voyage en Bolivie

Lecture pour votre voyage en Bolivie.

Avant votre périple en Bolivie ou pendant votre voyage nous vous recommandons les ouvrages suivant :

- Journal de Bolivie : 7 Novembre 1966-1967 (La découverte, 1997) d’Ernesto GUEVARA retrace la dernière année de vie du Ché au cœur de sa tentative de révolution Bolivienne.

- Voyage en Bolivie (Aux sources du Maicá, 2006) de Francesco PEZZETI qui est écrivain et illustrateur, relate un voyage en Bolivie accompagné de petits croquis et dessins.

- On dit que j’ai survécu quelque part au-delà des mers  (La découverte, 1997) de Gunther HOLZMANN, ancien antinazi humaniste qui a vécu une grande partie de sa vie en Bolivie.

- Le continent perdu (Pygamalion, 1991) de Percy Harrison FAWCETT qui raconte son incroyable voyage à travers l’Amazonie au début du XXème siècle.

- Les chemins du baroque dans le nouveau monde (Fayard, 1996) d’Alain PACQUIER sur l’histoire de la Bolivie et de l’Amérique latine.

- Si on me donne la parole (La découverte) de Domitila CHUNGARA qui est l’émouvant récit d’une femme de mineur qui entama une grève de la faim réussissant à faire tomber le dictateur Hugo BANZER.

Petites anecdotes sur la Bolivie

Les caravanes de lamasLes communautés MennonitesButch Cassidy et Sundance KidLa route de la mortLa feuille de Coca
Les caravanes de lamas

Les caravanes de lamas

Les caravanes de lamas sont nées à l’époque précolombienne, de la nécessité pour les populations vivant dans des régions difficiles d’accès et au climat peu propice à l’agriculture de se ravitailler en produits de première nécessité.

C’était aussi une façon d’ouvrir des voies commerciales favorisant les échanges de matières premières, et d’unifier en quelque sorte des royaumes (aymara, inca, etc.) qui ne l’étaient pas nécessairement du fait d’une géographie accidentée. 

Il s’agissait pour les habitants du nord de la Bolivie de traverser toutes les Andes, une fois par an à la période sèche (la saison des pluies étant trop dangereuse), afin d’aller extraire du sel dans le Salar d’Uyuni.

Accompagnés de centaines de lamas, le chemin est long, difficile, les bêtes se perdent régulièrement, le climat est hostile. Puis, une fois arrivés à Uyuni, il faut extraire par gros blocs le sel, que les lamas porteront ensuite tout au long du voyage de retour.

La dernière partie du voyage consiste à s’arrêter de ville en village afin de troquer le sel contre des vivres : maïs, pomme de terre, céréales, etc. Enfin, après plusieurs mois de transhumance, retour à leur village d’origine.

Il s’agissait pour ces populations d’un rituel très important : d’abord, parce qu’il permettait de mettre en contact des personnes de villages très isolés, partageant ainsi leurs cultures, leurs coutumes, contribuant à former un espace social culturellement plus homogène.

Ensuite, le premier voyage en caravane jusqu’au Salar représentait pour les jeunes un véritable rite de passage à l’âge adulte, mettant à l’épreuve leur résistance physique, et les obligeant à créer leur propre réseau de connaissances pour troquer.

Malheureusement, aujourd’hui, ces caravanes ont presque toutes disparu : l’apparition des camions rend le transport du sel beaucoup plus pratique et rapide, et le sel est à présent une denrée facile d’accès dans toutes les villes et villages de Bolivie ; le troc du sel n’est donc plus une pratique viable. 

Cependant, plusieurs agences touristiques ont recréé ces caravanes comme options de trekking : on refait la même route, partant de La Paz et arrivant à Uyuni, accompagnés de lamas qui portent nos affaires, mais avec l’objectif économique en moins…

L’objectif culturel, lui, est resté intact. C’est un moyen privilégié pour entrer au contact de ces populations vivant de façon isolée dans les hauteurs perdues des Andes.


Les communautés Mennonites

Les communautés Mennonites

Les mennonites, présents à travers le monde, sont des communautés protestantes dont l’une des particularités est la rapide extension et l’adaptation à des contextes culturels différents.

Ainsi, ils arrivèrent en Bolivie à la suite de la guerre du Chaco, pour ‘’convertir’’ ou coloniser la frontière bolivienne. Aujourd’hui, ils sont plusieurs dizaines de milliers dans le Sud plat et sec de la Bolivie.

Ce sont des personnes sobres, travailleuses, aux principes moraux et éthiques particulièrement rigides : discrétion absolue, refus presque complet de tout progrès technologique, refus du port des armes (donc de servir dans l’armée nationale), etc

Butch Cassidy et Sundance Kid

Butch Cassidy et Sundance Kid

Butch Cassidy et Sundance Kid, rendus célèbres par le western de 1969 primé par de nombreux oscars, ces deux brigands américains, recherchés pour mains braquages et autres escroqueries, fuient les Etats Unis en 1901.

Après avoir passé quelques années en Argentine, et braqué quelques banques au passage, ils arrivent en Bolivie en 1906, de nouveau en fuite. Ils s’installent alors à San Vicente, dans le sud du pays.

En 1908 on parle du braquage par deux américains d’une locomotive pleine d’argent venant de la mine de Potosi, et contenant la paie des travailleurs de la mine.

On raconte alors que des policiers boliviens ainsi que des agents de la CIA auraient encerclé Butch et son complice dans leur propriété à San Vicente, où ils seraient morts… Bien que des théories sur leur survie et leur installation au Chili aillent encore bon train.

La route de la mort

La route de la mort

La route de La Paz à Coroico a gagné ce nom digne d’un western ou d’un film de Tarantino du fait des précipices abrupts qui la bordent et de son degré de dangerosité : étroite et sinueuse, les pluies annuelles rendent la route souvent périlleuse.

Cette descente vertigineuse permet néanmoins d’apprécier le changement progressif de végétation : des hauts sommets des Andes, on passe petit à petit à une végétation de haute jungle, avec notamment des plantations de café et de fruits exotiques.

Un véritable plongeon au cœur des vallées des Yungas ! Mais heureusement pour vous (et pour nous), une nouvelle route a été habilitée afin de rendre la connexion avec Coroico plus fluide.

La route de la mort reste alors ouverte aux aventuriers qui, du haut de leur vélos tous terrains, voudront rejoindre les basses vallées verdoyantes en frôlant l’abyme à chaque virage.

La feuille de Coca

La feuille de Coca

La feuille de coca, tantôt vénérée, tantôt combattue, a toujours occupé une place prépondérante dans les différentes civilisations qui ont peuplé la Bolivie actuelle.

En effet, à l’origine, c’est une plante sacrée des Andes que l’on utilisait (et que l’on utilise encore) dans de nombreux rituels, comme l’offrande à la Pachamama, etc. Mais lors de la colonisation espagnole, le clergé chrétien l’a condamnée comme « feuille du diable », un des nombreux dispositifs ayant pour but de déraciner la culture et les croyances locales pour imposer le christianisme à ces peuples païens.

D’autre part, les colons se sont vite rendu compte de l’opportunité économique que représentait l’incroyable consommation de cette plante ; un impôt sur la feuille de coca a vite fait de remplir les caisses de la royauté espagnole.

A partir des années 1960, le narcotrafic commence à s’étendre peu à peu sur le continent sud-américain, et la culture de la feuille de coca commence à devenir celle des paysans pauvres qui cherchent à gagner un petit peu plus en cultivant la coca au lieu de produits agricoles aux prix en chute libre.

Dans les années 1990, la Bolivie entre dans le collimateur des Etats-Unis à cause de sa production de feuille de coca ; intervention directe ou indirecte (comme par exemple, le programme desarrollo alternativo, développement alternatif, soutenant la production agricole pour éviter un détournement de la main d’œuvre vers la culture du coca ; ce programme a été un immense échec du fait de la corruption et du poids économique que représente effectivement le narcotrafic en Bolivie). 

Conséquence de cette série de mauvaises images accumulées avec le temps, une marche de protestation des cocaleros (producteurs de coca) en 1994 et l’arrivée au pouvoir d’Evo Morales tentent de changer la donne ; ce dernier, en conférence au siège des Nations Unies à New York en mâchant des feuilles de coca, donne un signale fort pour la revalorisation de cette feuille qui est au cœur même de la culture andine, et donc la revalorisation de la culture elle-même.

Les propriétés vertueuses de cette feuille sont innombrables. Radicale contre les maux de têtes et autres symptômes du mal d’altitude, contre la fatigue du travail physique avec peu d’oxygène disponible, coupe-faim (deux des principales raisons pour lesquelles les paysans andins mâchent cette précieuse feuille tout au long de la journée), aidant la digestion, analgésique…

On peut la mastiquer doucement afin d’en extraire le jus, et y ajouter de la llijta un peu sucrée pour passer son goût amer, ou la prendre en infusion. Mais attention, malgré tout, la feuille de coca est toujours considérée internationalement comme une drogue ; ne tentez pas d’en ramenez chez vous, vous risquez de passer un sale moment à l’aéroport.

Informations pratiques importantes

Comment arriver en Bolivie?Trousse médicale du voyageur en BolivieArgent et Taux de Change en BolivieNuméros utiles en BolivieVêtements et équipement  en général
Comment arriver en Bolivie?

Comment arriver en Bolivie?

A) En avion (compagnie, horaires etc…):

Les principales compagnies aériennes desservant la Bolivie sont LAN, Aerosur, American Airlines, Delta Airlines, Iberia, Taca et Air France / KLM desservent également la Bolivie via des compagnies partenaires. Il est à noter que les principaux aéroports de Bolivie sont Santa Cruz et La Paz.

Antipode est une agence locale en Bolivie, nous ne vendons pas de billets d’avion internationaux, nous vendons les prestations terrestres locales et les billets d’avion nationaux.

Les principaux aéroports de Bolivie avec leurs codes sont  les suivants:
Ville Nom de l’aéroport Code IATA La Paz El alto LPB Santa Cruz de la sierra Viru-Viru VVI Sucre Juana Azurduy de Padilla SRE Cochabamba Jorge Wilstermann CBB Tarija Capitán Oriel Lea Plaza TJA Rurrenabaque Rurrenabaque   RBQ Uyuni Uyuni UYU


B) Par la route (depuis le Pérou, Le Chili, L’Argentine, Le Paraguay, Le Brésil):

Depuis le Pérou, le principal accès pour rejoindre la Bolivie est par le lac Titicaca ; il existe deux postes frontières : Kasani/Yunguyo pour rejoindre Copacabana et Desaguadero pour rejoindre La Paz. 

Depuis le Chili, le principal point d’accès est le poste frontière Chungará/Tambo Quemado, situé sur la route reliant Arica à La Paz. Il existe d’autres points d’accès, plus faciles à utiliser si l’on veut rejoindre le Chili depuis la Bolivie. 

Depuis l’Argentine, les principaux postes frontières sont Villazón/La Quiaca et Yacuiba/Pocitos. Villazón est desservit par le train ainsi que des bus rejoignant Tupiza et Oruro. 

Depuis le Paraguay, il est plus aisé de rejoindre le Brésil (via Ponta Pora et Corumbá) pour gagner Quijarro en Bolivie.  Il est bien sûr également possible d’effectuer la liaison entre Asunción et Santa Cruz via un trajet de plusieurs jours en bus.

Depuis le Brésil, le principal point d’accès est Corumbá/Quijarro. De nombreux transports collectifs existent pour acheminer les voyageurs vers le point frontière.  

C) Par le train (depuis le Brésil et l’Argentine):

Depuis l’Argentine, il existe deux point d’accès en Bolivie qui sont par la ville de Villazon (frontière la Quiaca) avec la compagnie FCA et par la ville de Yacuiba avec la compagnie « Ferroviaria oriental ».

Depuis le Brésil, il existe un point d’accès en Bolivie depuis la ville de Quijarro avec la compagnie « Ferroviaria oriental » qui rejoint Santa-Cruz de la Sierra.

Trousse médicale du voyageur en Bolivie

Trousse médicale du voyageur en Bolivie

Les passagers doivent prendre tous leurs traitements habituels pour le voyage. A prévoir également, une crème solaire écran total et pour l'Amazonie, un produit anti-moustique puissant avec 50% de DET (qu'il est préférable d'acheter dans le pays d'origine).

Pour les problèmes digestifs (courant lors d’un voyage), les voyageurs peuvent amener de l’Immodium, Intetrix, ou Flagyl et du Smecta.

Pour une pharmacie plus complète, nous recommandons les articles suivant :

- Crème solaire haute protection (protection 50), et stick labial
- Crème répulsive anti-insectes (avec 50% de DET)
- Élastoplast et double peau (Compeed), pansements assortis
- Vitamine C ou poly vitamines
- Anti diarrhéique : Immodium
- Antiseptique intestinal : Intetrix, et Flagyl
- Antalgique : Aspirine, Doliprane
- Anti nauséeux : Primpéran
- Acétazolamide (hautes altitudes) : Diamox
- Collyre (yeux) : Uveline ou Antalyre
- Coramine Glucose
- Médicament pour la gorge: Locabiotal, Lysopaïne
- Pommade Bétadine
- Pommade anti-inflammatoire
- Traitement de l'eau, type Micropur
- Médicaments personnels

Argent et Taux de Change en Bolivie

Argent et Taux de Change en Bolivie

Argent:

Pour la tranquillité des voyageurs nous recommandons d‘utiliser une pochette antivol portée autour du cou ou en ceinture pour ranger passeport, devises, carte de crédit, documents personnels.  Il n’est pas nécessaire de voyager avec de grandes quantités d’argent sur soi.

Nous recommandons l’utilisation d’une carte bleue «Visa Internationale» ou «Mastercard» plutôt que des « traveller’s chèques », les guichets automatiques étant plus nombreux que les points de change. Il est plus pratique de retirer l’argent en monnaie nationale « Boliviano » pour régler les achats de souvenirs et de garder quelques dollars (ou Euros) au cas où. Notre guide peut indiquer à tout moment les bureaux de changes officiels. 

En cas de problème il existe des bureaux western union et money gram partout dans le pays où vous pouvez recevoir de l’argent très rapidement depuis votre pays d’origine.


Taux de change:

Pour avoir une idée des taux de change avant votre départ vous pouvez consulter le site suivant : http://www.xe.com Attention : Les taux donnés par le site sont les taux officiels qui ne prennent pas en compte les marges de la maison de change ou de la banque.

Il est très facile de changer vos Euros ou Dollars US partout dans le pays, par contre si vous effectuez un voyage combiné avec un autre pays Sud Américain (exemple : le Pérou), nous vous recommandons de changer les monnaies nationales de l’autre pays avant d’entrer dans le pays pour avoir un taux de change plus avantageux.

Numéros utiles en Bolivie

Numéros utiles en Bolivie

En cas de perte ou de vols de votre carte bleue:

Service international d’opposition  Tel : +1 303 967 1096 / 800-10-0188
Service Français d’opposition   Tel : 0 892 705 705

Police / force de l’ordre :

Appel police urgence Tel : 110 ou 120


Police de tourisme  à la Paz  Plaza del estadio puerta 22  Tel : +591 (2) 2225016
Police de tourisme à Sucre Plazuela Zudáñez Tel : 648-0467
Police de tourisme à Santa-Cruz de la Sierra Plaza 24 de Setiembre Tel : 322-5016
Police de tourisme à Potosi Calle Ayacucho et Bustillos Tel : 622-7404

Santé:

Ambulance urgence 

Tel : 118 (dans tous le pays le même numéro)
Clinica Alemana de la Paz  Avenida  6 de Agosto nº 2821 Tel : +591 2 24 32 155
Hospital Santa Bárbara en Sucre Calle Destacamento nº111 Tel : 646-0133
Clinica foianini à Santa-Cruz de la Sierra Calle Irala 468 Tel : 336-2211
Hospital Daniel Bracamonte à Potosi Calle Chaca Tel : 622-3900
Hospital José Eduardo Pérez a Uyuni Entre calles Torres Frias y Litoral Tel : 693-3203)
Vêtements et équipement  en général

Vêtements et équipement en général

La Bolivie présente une grande variété d’écosystème et de climat. Il faut donc prévoir des vêtements autant pour la chaleur que pour les nuits fraiches en zone de montagne.

Sa position, juste sous l’équateur et l’altitude de certaines zones augmente très fortement le rayonnement solaire, il faut donc se protéger efficacement. Il vous faut prévoir un chapeau ou une casquette couvrante et des lunettes de soleil.

Pour le séjour d’écotourisme en Amazonie, les voyageurs doivent prévoir des vêtements légers et couvrants malgré la chaleur, contre les insectes : pantalons longs, chaussettes montantes et polos ou chemises manches longues. Il est possible de traiter les vêtements contre les insectes avec un produit adapté.

Dans les hauteurs andines telles que La Paz, Copacabana, désert de sel d’Uyuni, prévoir des vêtements plus chauds pour le soir : pulls, pantalons, chaussettes montantes, anorak ou coupe-vent. Nous vous rappelons également de vous munir d’un maillot de bain et d’une serviette pour vos baignades en eaux thermales ou en Amazonie. Vous aurez la possibilité de faire des lessives au cours de votre voyage.

Les hôtels où vous dormez vous offrent un service de laverie (sauf les refuges). Il n’est donc pas nécessaire de prévoir des vêtements de rechanges pour chaque journée. Important : Si vous voyagez dans le sud Lipez, nous vous conseillons fortement de prendre un sac de couchage avec vous, même dans les catégories hôtelières charme et prestige car en cas de mauvais temps (pluie ou neige) certains des hôtels ne sont plus accessibles et nous devrions dormir dans un refuge.

Dans le salar d’Uyuni nous recommandons l’utilisation de lunettes de soleil et de crème solaire (écran total) car la réverbération est très forte. 

a) Chaussures :

La Bolivie est un pays naturel avec de nombreux espaces protégés qui se visitent à pied. Il faut prévoir des chaussures très confortables de type basket ou chaussures de marche, des chaussures de ville ou à talon sont à proscrire.

b) En cas de trekking - Matériel de trekking :

Nous vous déconseillons les sacs à dos pesant plus de 10Kg. Les chaussures doivent être montantes. Si vous les achetez avant de venir, nous vous recommandons de les utiliser avant votre départ sur le trekking pour éviter les douleurs dues aux chaussures neuves.

Prévoir également une cape pour la pluie couvrant également votre sac. Un sac de couchage de randonnée, forme sarcophage, de faible encombrement vous permettra de dormir confortablement quel que soit le lieu. Si votre sac de couchage n’est pas prévu pour des températures basses (prévoir -10°C confort), il est possible d’y ajouter un sac intérieur (ou sac à viande) en coton, ou mieux, en polaire ou en soie. Une lampe (de préférence frontale) s’avère très utile lors des bivouacs.

N’oubliez pas les piles ! A ce sujet, les piles plates 4,5V, sont introuvables en Amérique du sud. Prévoyez un adaptateur pour piles rondes 1,5V. Un ou des bâtons de marche, si vous en avez l’habitude. Pour les passages de cols prévoir bonnet et gants.

c) En cas d’ascension :

En plus du matériel de trekking vous devez amener avec vous :

- Vos chaussures de haute montagne coque en plastique
- Vos crampons
- Votre baudrier et mousquetons
- Votre piolet

Il est possible de louer le matériel sur place, dans ce cas renseignez vous auprès de notre agence. 

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