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Hauts plateaux des Andes

16 jours / 15 nuits    difficulté: 1/3

Pour découvrir les Andes du nord au sud de la Bolivie

Hauts plateaux des Andes

16 jours / 15 nuits      difficulté: 1/3
Pour découvrir les Andes du nord au sud de la Bolivie

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Jour 1 La Paz

La PazArrivée de votre vol international. L’atterrissage se fera sur l’aéroport le plus haut du monde, « El Alto ». Après avoir franchi le contrôle douanier bolivien, vous serez accueilli par votre guide.Transfert à votre hôtel accompagné de votre guide et temps libre (selon l’heure d’arrivée de votre vol).

Notes:
Si vous prévoyez une arrivée matinale, il sera nécessaire de réserver une chambre pour la nuit antérieure afin de profiter de celle-ci dès votre arrivée. Dans le cas contraire, l’hôtel mettra à votre disposition les parties communes jusqu’à la disponibilité de votre chambre, vers 14h.

Jour 2 La Paz / Tiwanaku / Copacabana

La Paz / Tiwanaku / Copacabana Début de matinée, départ en direction de la frontière péruvienne. Nous ferons une halte au site archéologique de Tiwanaku (Temple du soleil).Tiwanaku est un ensemble architectural classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis le 2 décembre 2000.  Il symbolise un grand centre spirituel et culturel de la civilisation Tiwanaku encore méconnu aujourd’hui. Ce fut, à partir du VIIème siècle, la capitale d’un puissant empire s’étendant jusqu’au nord du Chili en passant par le sud du Pérou.Cette cité, novatrice aussi bien par son système d’irrigation agricole que pour son étude des astres, témoigne avant tout de puissants éléments religieux exprimés à travers des iconographies anthropomorphiques. Les nombreux vestiges du site représentent les différentes avancées culturelles de cette civilisation: le temple semi-souterrain, le temple de Kalasasaya, la pyramide d’Akapana et la pyramide de Pumapumku.Le clou de votre visite sera, sans aucun doute, le monolithe de Bennett Pachamama de plus de 7 mètres de haut. Vous remarquerez certainement plusieurs éléments ayant inspirés Hergé pour l’album «Tintin et le temple du soleil ». Retour en direction de La Paz pour prendre la route en direction de Copacabana (4h30 de route environ).

Jour 3 Ile soleil / Copacabana / La Paz

Ile soleil / Copacabana /  La Paz Départ depuis votre hôtel à Copacabana pour rejoindre, en bateau, le nord de l’île du Soleil (Challapampa), où les déplacements se font à pied. Il existe en effet plusieurs circuits de randonnée pédestre sur l’île ; ils sont ponctués de vestiges archéologiques, trace indélébile de la présence de civilisations légendaires. À plus de 4000 mètres d’altitude, environnés d’eaux calmes et des hauts sommets de la cordillère Royale, le temps semble avoir suivi une autre mesure, au profit d’une tranquillité troublante. Au cours de la journée vous découvrirez les deux principales parties de l’île, le nord et le sud, ainsi que quelques-uns de ses vestiges archéologiques. Tout au long de la randonnée, les superbes panoramas du lac Titicaca vous couperont le souffle. En fin de journée, nous rejoindrons le port puis prendrons la direction de Copacabana en bateau. Départ en véhicule privé pour rejoindre La Paz (3h30 de route environ).

Notes:
Il est à remarquer que tous les passagers vont devoir payer une taxe de 2 Bolivianos pour le passage du bac de Tiquina. La taxe n’est pas comprise dans nos tarifs.

Jour 4 La Paz / Tupiza

La Paz / TupizaL’horaire de départ vers Oruro dépend du jour de la semaine (voir ci-dessous).Départ depuis votre hôtel à La Paz pour un transfert jusqu’à Oruro. En chemin, arrêt pour la visite extérieure de l’église de Calamarka. Quelques arrêts sont également possibles afin de prendre des photos de l’altiplano et pour visiter le village de Sika-Sika et sa très jolie église de style roman (visite extérieure). Arrivé à Oruro.Déjeuner libre.Départ en train vers Tupiza en milieu d’après-midi (14h30 par le train Expresso del Sur, le mardi et levendredi) ou en début de soirée (19h00 par le train Wara Wara, le mercredi et le dimanche).Trajet en train à travers les paysages de l’altiplano (13h environ). Dîner libre. Nuit dans le train.

Notes:
Le trajet en train est seulement disponible le mardi, mercredi, vendredi et dimanche. Attention donc à adapter votre séjour en fonction.

Jour 5 Arrivée du train à Tupiza et journée libre

Arrivée du train à Tupiza et journée libreArrivée à Tupiza dans la nuit ou au petit matin selon le train (03h00am le mercredi et samedi matin ou 08h35am le lundi et jeudi matin).  Transfert à votre hôtel. Chambre disponibles dès votre arrivée.Déjeuner libre.Journée libre à Tupiza.Dîner libre.Nuit à Tupiza

Jour 6 Sud Lipez

Sud Lipez Départ dans la matinée depuis Tupiza en direction de la vallée de Palala, entourée de collines rouges et de formations rocheuses en forme de colonnes. Arrêt-photo à El sillar, qui ressemble à une forêt de pierres taillées par l’érosion. Nous passerons également par Nazarenito, Chilcobija, Cerrillos, Polulos, Río San Pablo en profitant de la végétation typique de l'Altiplano tel que, "la Paja Brava" y la "Tola". Arrivée au village abandonné de San Antonio de Lipez en fin de journée. Déjeuner et dîner inclus.Nuit en refuge à San Antonio de Lipez.

Notes:
Note : Nuit à l'hôtel Sumaj Jall’Pa pour les catégories charme, élégance et prestige. 

Options:
Guide francophone pour la visite du Salar et du désert du Lipez uniquement

Jour 7 Sud Lipez

Sud LipezAujourd’hui, visite de la Laguna verde, qui doit la couleur de ses eaux à l’importante concentration de carbonate de plomb, de soufre, d’arsenic et de calcium, couleur qui change en fonction des vents. La vue sur le volcan Licancabur est imprenable. Nous traverserons également le désert de Dali, pour ses pierres gigantesques aux formes étranges. Arrêt aux thermes de Polques où l’activité volcanique présente un visage plus calme : des bains thermaux, d’une eau riche en minéraux à une température de 30ºC environ. Nous rejoindrons ensuite les geysers de Sol de Mañana. Situés à plus de 4850 m d’altitude ce champ de geysers alimenté par une activité volcanique sous-jacente provoque des cratères bouillonnants, des fumerolles de vapeurs sulfureuses et bien sûr des geysers d’eau bouillante. En fin de journée nous rejoindrons Huyallajara.Déjeuner et dîner inclus.Nuit à Huayllajara.

Notes:
Attention le refuge de Huyallajara n’est pas chauffé et la température extérieure peut atteindre les -25ºC, soit jusqu’à moins 10ºC à l’intérieur. Il est donc obligatoire de se munir d’un sac de couchage très chaud (conseil -20ºC).  Nuit en refuge pour la catégorie standard. Nuit à hôtel Tayka du désert pour les catégories charme, élégance et prestige. Dans ce cas la visite de laguna Colorada se fait le lendemain.

Jour 8 Nord Lipez

Nord LipezDépart en direction de la laguna Colorada, spectaculaire de par sa couleur rouge vif due aux algues et planctons qui prospèrent dans cette eau riche en minéraux (sodium, magnésium, borax et gypse). Ces éléments chimiques naturels se cristallisent au bord du lac sous forme de dépôts blancs ajoutant encore d’autres couleurs au décor. Nous continuerons ensuite vers le désert de Siloli, peuplé de sculptures naturelles étranges. Puis, arrêt à proximité de l’une des plus spectaculaires d’entre elles, l’arbre de pierre. La poursuite du voyage se fera vers les lacs altiplaniques tels que les lacs Chiarcota ou Cañapa. Ces lacs peu profonds changent de couleurs en fonction des heures de la journée et accueillent des flamants roses. Cet oiseau généralement associé à la chaleur et au bord de mer, s’est adapté ici sous la forme de trois espèces distinctes (flamants du Chili, de James et des Andes). Nous passerons également par le lac Hedionda d’où émane une forte odeur de souffre. Continuation vers le volcan Ollagüe, que nous contournerons par le salar de Chiguana. Arrivée à San Juan et visite du site archéologique contenant des momies. Nuit en refuge à San Juan.

Notes:
Note : Nuit à hôtel La magia à San Juan (selon disponibilités) pour la catégorie charme, et nuit à l’hôtel Tayka de pierre (selon disponibilité) pour les catégories élégance et prestige.

Jour 9 Salar d'Uyuni

Salar d'UyuniDépart aux aurores en direction du salar afin d’assister au lever du soleil. Nous entrerons enfin dans le vif du sujet, le salar, étendue blanche et géométrique à perte de vue qui se transforme en miroir parfait lors de la saison des pluies. Au loin se dessine le contour de l’île d’Incahuasi, que nous découvrirons également. Sur cette île perdue au milieu d’une mer de sel, des centaines de cactus géants poussent indistinctement : c’est le refuge des viscachas (sorte de lapins andins). Nous continuerons ensuite vers le village de Colchani en bordure du Salar. Ici on exploite… le sel, ressource abondante s’il en est dans les environs. Les habitants extraient le sel en blocs (pour les animaux) ou en grain (pour la consommation humaine) à l’aide de pics et de pioches. Enfin, tout proche d’Uyuni, visite du cimetière de train, où de vielles locomotives à vapeur du début du siècle dernier finissent tranquillement leurs vies. Leur époque dorée les vit transporter le minerai d’argent extrait des mines environnantes. 

Notes:
En saison des pluies (de janvier à mars), le Salar est parfois inondé et l’île d’Incahuasi alors inaccessible. La visite du Salar reste possible mais les changements dans le programme et le trajet sont très probables. Vous serez informés de votre programme à votre arrivée à Uyuni.

Options:
Possibilité de retour sur Tupiza dans la même journée.

Jour 10 Uyuni / Potosi et visite de Potosi

Uyuni / Potosi et visite de PotosiDépart vers Potosi, située à 4 000m d’altitude (5 heures de route environ).Découverte de Potosi, riche d’une histoire à la fois fastueuse et dramatique, accompagnés d’un guide.Fondée en 1545 suite à la découverte de l’immense gisement de métaux précieux du Cerro Rico, l’opulence que connut cette ville et l’empire espagnol coûta le prix de milliers de vies indiennes. De cette époque, la ville a gardé de nombreux palais et églises à la somptueuse architecture coloniale, et son centre historique, classé au Patrimoine Mondial par l’UNESCO. La Casa de la Moneda (maison de la monnaie) actuelle fut inaugurée en 1773 et s’étend sur plus de 15000 mètres carrés, en réponse à l’importante croissance de la ville et du commerce de l’argent. Nous continuerons le tour de la ville par la visite de l’église de San Lorenzo. Petite balade pédestre dans la ville avec ses ruelles typiques et la place du 10 Novembre.

Notes:
La Casa de la Moneda est fermée le lundi, toute la journée, et le dimanche après-midi, cette visite est alors remplacée par celle du monastère de Santa Teresa)

Jour 11 Visite de Potosi et trajet en véhicule privé à Sucre

Visite de Potosi et trajet en véhicule privé à SucreVisite de l’une des mines de Cerro Rico à Potosi. Début de la visite par le marché de la mine où il est possible d’acheter des petits cadeaux pour les mineurs tels que boissons gazeuses, feuilles de coca, gants de travail. Nous accéderons ensuite à l’une des coopératives de mineurs qui exploitent l’argent de façon artisanale. Visite de l’intérieur de la mine et des conditions de travail des mineurs, après avoir salué et offert des cadeaux al Tio, le protecteur de la mine, très respecté. Prenez le temps d‘échanger avec les mineurs sur leurs dur labeur.Déjeuner libre.Départ de Potosi pour rejoindre la ville de Sucre (environ 3h00 de route). Les paysages altiplaniques se parent de couleurs ocre et rougeâtre. C’est une zone agricole où les différentes traditions et cultures se sont développées lentement au fil des siècles. Sur la route se dresse l’un des ponts les plus impressionnants du pays, le puente Mendez, construit pendant la deuxième moitié du XIXº siècle. 

Jour 12 Visite de la ville de Sucre

Visite de la ville de SucreDécouverte de la ville coloniale de Sucre. Dans un premier temps, nous visiterons le musée du Textile et des Arts indigènes (musée ASUR), qui présente les populations indigènes de la région de Sucre de manière vivante ; sont également présentées les méthodes de tissage employées par plusieurs cultures, entre autres les cultures « Jalq’a » et « Tarabuco ». Ensuite, direction la Casa de la Libertad, où vous en apprendrez plus sur l’histoire du pays : c’est en effet dans ces murs imprégnés de symboles que fut signée la déclaration d’indépendance, le 6 août 1825. Après cette enrichissante leçon d’histoire, visite de la Cathédrale de Sucre. L’intérieur du monument regorge de centres d’intérêts : entre autres, la découverte de la nef blanche et ses références apostoliques, et de la Capilla de la Virgen de Guadalupe, achevée en 1625, qui marque de par la présence de calices d’argent et d’or, accompagnés de reliques de saints. Nous nous dirigerons ensuite vers le Musée de la Recoleta ; à l’origine, le couvent fut fondé par l’ordre des franciscains, au début du XVIIème siècle. Parmi les différents points d’intérêt de ce couvent reconverti en musée, le splendide jardin où trône un cèdre millénaire, les peintures et sculptures. Il faut noter également le chœur de l’église, qui offre d’exceptionnelles sculptures.

Jour 13 Communauté indigènes de Candelaria

Communauté indigènes de CandelariaDépart de l’hôtel tôt dans la matinée en véhicule privé en direction de la communauté de Yampara (environ 1h30 de trajet). Cette excursion permet de découvrir, à travers différentes activités ludiques, le quotidien de la communauté. C’est l’occasion d’aller à la rencontre des villageois, qui vous feront découvrir leur mode de vie, et vous expliqueront le comment du travail de la terre. Après cette enrichissante rencontre, on continue avec la visite l’atelier des tisserandes et leur présentation de la confection des costumes traditionnels : c’est un véritable partage de leur richesse culturelle (coutumes, origines et utilisation des vêtements typiques, danses traditionnelles). Au-delà de ces échanges, c’est l’opportunité pour en apprendre plus sur la réalité rurale d’une petite communauté de Bolivie. Retour vers Sucre en fin de journée.Dîner libre.

Notes:
Le dimanche, possibilité de remplacer cette excursion par la visite du marché de Tarabuco

Options:
Le dimanche, possibilité de remplacer cette excursion par la visite de Tarabuco (voir programme ici)

Jour 14 Vol Sucre / La Paz

Vol Sucre / La PazSelon l'horaire de votre vol, transfert à l’aéroport accompagné de votre guide.Vol pour La Paz.Transfert à votre hôtel accompagné de votre guide et temps libre (selon l’heure d’arrivée de votre vol).

Jour 15 La Paz

La Paz Visite de la capitale administrative bolivienne: située au fond d´une cuvette, la ville s´étale sur plus de 1000m de dénivelé. Découverte de la ville de belvédère en belvédère pour mieux comprendre sa topographie, puis visite des musées de la « calle Jaén », une rue coloniale en plein centre historique de la ville. Située sur la Plaza Murillo, la cathédrale de La Paz, qui date du XIXe siècle, impressionne par son gigantisme, la hauteur de sa coupole et la taille de ses piliers. Vous pourrez observer à loisir, l’originalité de ses vitraux dont certains représentent des scènes inattendues, comme une assemblée de politiciens.Puis, promenade dans le marché aux sorcières. On y trouve l’essentiel des ingrédients nécessaires à l’élaboration des remèdes traditionnels andins afin d’influencer les esprits aymaras ainsi que des offrandes pour la Pachamama, la terre-mère.  Dans l’après-midi, découverte de la vallée de la Lune, située à 10km du centre de La Paz. Cette formation géologique, composée de gorges et de pitons rocheux à flanc de colline, ponctuée de cactus, constitue une promenade très agréable. En effet les argiles qui composent la vallée sont de couleurs allant du beige, marron au rouge et parfois au violet. Retour à La Paz.Vous découvrirez aussi La Paz sous un nouvel angle avec sa vue panoramique exceptionnelle, en prenant le téléphérique. Vous comprendrez ainsi la typographie unique de la ville, avec en toile de fond les somptueux sommets enneigés dont l'lÍllimani.

Jour 16 La Paz

La PazSelon l’horaire de votre vol, transfert à l’aéroport de La Paz accompagné de votre guide. Aide à l'enregistrement.Fin de votre séjour.
El Alto

El Alto

En réalité, pour être précis, La Paz ne peut être dissociée d’El Alto ; si la capitale bolivienne est à l’étroit au fond de sa vallée, sa ville jumelle, qui se tient sur la plaine au dessus d’elle, sert de soupape de sécurité : la moitié de la population, la plus modeste, y vit. Les deux villes, se fondant indistinctement l’une dans l’autre, se rejoignent sur les pentes raides (800m de dénivelé !) qui montent à El Alto –ou descendent à La Paz, comme vous préférez. 
El Alto, à 4000m d’altitude, est principalement peuplée par une population aymara, de migrants venant des campagnes et à la recherche d’un travail. Depuis quelques années, elle connait un véritable boom démographique, donc économique ; l’aéroport international y étant situé, l’activité économique y bat son plein.

La feria d’El Alto, aussi appelée Mercado del 16 de julio, occupe chaque jeudi et chaque dimanche, les rues d’une très grande partie de la ville, le long de l’axe principal. Et deux fois par semaine, c’est la caverne d’Ali Baba ; tout, tout, on trouve tout dans ce marché gigantesque, des animaux domestiques, aux meubles, en passant par des fringues et de la musique, des stands de restauration rapide, des voitures, des appareils électroniques. Beaucoup de produits manufacturés, et aussi beaucoup de contrefaçon. Attention toutefois aux pickpockets, la foule y est particulièrement dense !

Autre raison pour monter les 800m de dénivelé : tous les dimanches à 16 heures, le stade Polifuncionnal de la Ceja est le théâtre de combats de catch (lucha libre) entre « Cholitas » (femme vêtues de costumes traditionnels), d’une violence rare mais particulièrement colorés, qui a un énorme succès dans la région ! (pour en savoir plus, reportez vous à la section anecdotes et aux détails amusants).

La Paz

La Paz

La Paz, la plus haute capitale politique du monde avec ses 3200m d’altitude, est située dans une région géographique particulièrement riche. S’étageant sur plusieurs niveaux, frappante de contrastes, en plein cœur de la cordillère Royale, la ville et sa région ne laissent personne indifférent.  

Un peu d’histoire : c’est en 1548 que l’Espagnol Alonzo de Mendoza fonda la ville dans le but d’assurer un trait d’union entre les villes prospères de Potosi et de Cusco. Peu de temps après, elle sera transférée sur le lieu d’habitation d’une petite communauté de mineurs aymara, marquant symboliquement le devenir de la ville.
La Paz s’étend entre 3200 et 4000 mètres au dessus du niveau de la mer. Elle jouit d’une situation géographique idéale, à une heure de route du Lac Titicaca, troisheures des vallées des Yungasen passant par la « route de la mort », et une heure et quelque de la majestueuse Cordillère royale. Son cadre naturel est d’une beauté saisissante ; la ville est littéralement entourée de sommets neigeux et nuageux, de grandes plaines s’étendant à perte de vue, et, à cette altitude, on pourrait presque décrocher quelques étoiles. 

Paysage urbain aux nombreux contrastes, cette mégapole à la géographie improbable, encastrée dans une vallée, offre un bonaperçu globalde la Bolivie. En effet, tout au long de l’Histoire, de nombreuses communautés aux origines très différentes se sont côtoyées, et d’étonnants mélanges en ont résulté ; aujourd’hui, la ville témoigne de cette grande diversité sociale mêlant traditions et modernité(ce qui n’est pas sans parfois provoquer quelquesétincelles). La ville abrite, par exemple, de nombreux marchés indigènes où l’on peut se procurer tous les éléments nécessaires des offrandes, notamment à la Terre-Mère, laPachamama. Parallèlement, les immenses buildings, bureaux de grandes entreprises internationales, poussent comme des champignons, et croiser des hommes (ou femmes) d’affaires en costard-cravate n’est pas choquant. 

Cette ville aux mille et une couleurs, bariolée comme peu d’autres sur la planète, bruyante, vivante, est un dépaysement à elle toute seule. De nombreuses activités vous feront apprécier votre passage dans la ville : musées, lieux de culte, centres culturels, et restaurants situés dans le quartier de Socopachi, et de peñas traditionnels, lesquels sont probablement la meilleure façon de s’imprégner de l’atmosphère locale. 

Tiwanaku

Tiwanaku

Tiwanaku fut un grand centre cérémoniel, probablement la plus grande réalisation architecturale mégalithique de l’époque pré Inca.  C’est ce site qui inspira à Hergé l’album de Tintin et le temple du soleil.
Copacabana

Copacabana

Le passage obligé pour atteindre le lac Titicaca du côté bolivien, c’est la petite bourgade de Copacabana. Rien à voir avec celle de Rio de Janeiro, sinon le nom, donné par un marin égaré qui promit à la Vierge de Copacabana (Bolivienne) de donner son nom à la terre sur laquelle il pourrait arriver, en vie si possible –une plage donc de Rio, qui prit par conséquent son nom.

L’attraction principale de ce village aux allures tranquilles est la Vierge miraculeuse, patronne de la Bolivie, qu’abrite la somptueuse cathédrale mauresque aux briques blanches et vertes (qui vaut vraiment le détour). La plupart de l’année, ce sont des petites rues calmes et touristiques, agréables pour se promener le long du port et flâner le temps d’une après midi. Mais quand vient le temps de la Fiesta de la Virgen de la Candelaria (la Vierge dont on vous parlait), début février etaux environs du 5 août, ce sont trois jours de fêtes incessantes, de danses folkloriques, de musique, et de bière. Tout un pèlerinage s’organise depuis La Paz, où certains viennent en voiture, à cheval, et même à pied (155km, tout de même !).
Un peu de la même façon, pour la Saint Pierre et la Saint Paul, le 29 juin, des gens arrivent de tout le pays (et du Pérou) pour faire baptiser leur voiture, leurs bêtes nouvellement acquises, etc. Finalement, Copacabana est un point de passage régulier entre le Pérou et la Bolivie, et vers les îles du côté bolivien.
Lac Titicaca

Lac Titicaca

Titicaca. Ce nom a fait rêvé plus d’un voyageur. Gravé dans notre inconscient collectif comme la destination ultime du mystérieux et des légendes, la réalité n’a rien à envier au rêve. Contrastes entre le bleu profond de l’eau et celui clair du ciel, entre la lumière éclatante des 3812m d’altitude, et l’ombre des collines avoisinantes, entre la terre rouge et les herbes sèches, on peut facilement comprendre pourquoi les hommes qui l’ont côtoyé au fil du temps lui ont attribué une dimension mystique et divine.

C’est sur ses rives qu’ont vu le jour de nombreuses civilisations précolombiennes : les Urus, aujourd’hui disparus, les chefs militaires Aymaras qui y ont établi leur base, et puis les Incas, qui pensaient que les fondateurs de leur civilisation, Titi et Caca, homme et femme, étaient sortis des eaux du Lac pour fonder l’empire inca. La légende d’El Dorado et d’un trésor d’or enfoui sous les eaux a provoqué de nombreuses fouilles dans les profondeurs du lac : on dit que la rançon du dernier empereur Atahualpa, que ses sujets auraient versée dans le fleuve, de désespoir, après l’exécution de celui-ci, serait encore au fond des eaux. Le commandant Cousteau a même procédé à plusieurs expéditions sous-marines, mais en vain. Les impressionnants vestiges des îles du Lac font elles aussi rêver... Bref, son insaisissable charme et les légendes qu’on murmure continuent d’envoûter les voyageurs de passage. 

Ile du soleil

Ile du soleil

Berceau de nombreuses divinités telles que le dieu solaire Inti ou encore Viracocha, fondateur de la dynastie inca, cette île occupe depuis toujours une place prépondérante dans les croyances et la mythologie andines. Aujourd’hui encore, cette île témoigne d’une page légendaire de cette civilisation : des restes archéologiques parsèment l’île… Plusieurs petites communautés la peuplent, quelques 2500 âmes ; la faible superficie de l’île permet de rejoindre facilement le Nord depuis le Sud, par de petits chemins tranquilles.

Depuis Copacabana, le bateau arrive à Yumani, le village le plus important de l’île, au sud. On y accède depuis le petit port en montant de hauts escaliers, la Escalinita del Inca. La vue sur le lac est imprenable ; presque en arrivant, une fontaine à trois sources. Certains disent même que c’est une fontaine de jouvence. En partant un peu plus vers le sud, on rencontre le site de Pilkokaina, ancien palais dont seule la partie basse est restée intacte. En prenant le chemin inverse, à la pointe toute au nord de l’île, se tiennent les ruines de Chinkana : en aymara, le labyrinthe, ce sont les restes archéologiques les plus intéressants de l’île. Au centre du temple où on entreposait différentes choses, un puits. Deux cents mètres plus loin, se dresse le Titi Khar’ka, le rocher du puma, adoré par les Incas pour son rôle dans l’émergence de leur civilisation. Des cérémonies et des sacrifices avaient probablement lieu en l’honneur du Soleil et de la Lune.

Il est possible de dormir sur l'île du soleil, au village de Challapampa, au nord de l'île.

Calamarka

Village d´importance stratégique pour les caravanes de commerçants durant la période précolombienne, les conquistadors construisirent une imposante église pour évangéliser la population locale, aujourd’hui le village est connu pour sa collection de peinture qui représente pour la plupart des archanges.

Sika Sika

Le village de Sika sika vit principalement de l’agriculture et de l’élevage d’animaux (vaches et brebis), ainsi que de la pêche, grâce à la présence de nombreux fleuves, comme par exemple le Kheto ou le fleuve Aroma (du nom du sous-département d’Oruro dont Sika sika est le chef-lieu). Il faut noter sa remarquable église de style roman, visible de loin dans les étendues désertiques et sèches de hauts plateaux de l’Altiplano.

Oruro

Oruro

Oruro résume bien la situation minière de l’Altiplano. Peuplée à 90% d’indigènes nets, non métissés, son nom signifie « où le soleil est né ». La vie y est rude depuis le déclin de l’industrie minière, et étant donné les conditions climatiques usantes. Froide et grise au premier abord, elle propose pourtant à ceux qui prendront le temps d’y rester quelques jours quelques musées et des sites intéressants aux alentours.

Mais ce qui fait le réel intérêt de la ville, c’est son carnaval : le mois de février voit arriver des milliers et de milliers de danseurs, de musiciens et de badauds, et la ville se part d’un arc-en-ciel de couleurs pour exorciser tout le poids de leur histoire, avec moult musique, danse, couleurs, et bien sûr alcool. C’est un des plus grands carnavals de l’Amérique Latine, et toute la diversité nationale est à la fête. Oruro doit d’ailleurs la classification de patrimoine mondiale de l’humanité à ces festivités annuelles.

Tupiza

Presque à la frontière avec l’Argentine, et tout au Sud de Potosi, Tupiza est un très agréable petit village. 
C’est l’autre point d’entrée au Salar d’Uyuni. La ville est plus intéressante pour la campagne alentour que pour le centre-ville proprement dit. Divers marchés s’animent à partir du petit matin et selon les jours de la semaine (marché paysan, marché des foires, marché noir…). Mais les ballades autour de la ville sont bien plus attrayantes : à cheval, à pied ou à vélo, le paysage rocheux, déchiqueté aux couleurs les plus improbables vous attendent, rempli de cactus géants et de vallées aux ruisseaux asséchés. 

Quebrada de Palala

Le ravin formé par l’érosion due au cours d’eau au fond du petit vallon est particulièrement impressionnant : les roches rouges étagées dans le sens de la hauteur remontent vers les collines au dessus, qui varient entre le bleu et le violet foncé, du fait des différents minéraux présents dans la terre. La végétation aride et les cactus donnent un air encore plus irréel à cette quebrada.

La Selle (el sillar)

A cheval entre deux vallées, et surplombée de deux hauts pics, on a une vue à 360° sur les environs. Les pics semblent taillés en aiguille et les couleurs rivalisent de brillance : le rouge des roches à vif, le vert des collines, l’ocre des aiguilles et des pics montagneux, la couleur crème du sable dans les ravins…

San Vicente

San Vicente est un village connu pour être le lieu où les bandits Butch Cassidy et Sundance Kid ont trouvé la mort après avoir attaqué le train qui transportait le salaire de tous les mineurs de la ville. Un petit musée dans le village est dédié à cette histoire.

San Antonio de Lipez

Ancien village de mineurs qui fut pratiquement déserté avec l’abandon des mines. Plusieurs légendes tournent autour des mines abandonnées.

Lac Morejón

La laguna Morejon est un lac salé dans le désert du sud Lípez qui offre un superbe panorama sur le volcan Uturunku (tigre en langue locale).

Quetena

Quetana est une communauté native qui habite dans la réserve nationale Eduardo Avaroa dans le Sud Lípez, ils vivent essentiellement de l´élevage de Lamas. C'est le village de départ pour l'ascension de Uturunku.

Desert du Sud Lipez

Desert du Sud Lipez

Les palettes de couleurs qu'offrent les étendues vierges et les formations géologiques improbables des désert du sud Lipez sont véritablement des paysages du bout du monde qui n'ont pas d'équivalent dans tout le pays.
Uyuni

Uyuni

Ancien croisement des routes ferroviaires, la ville en elle-même ne présente pas grand intérêt : atmosphère triste et froide, chargée d’une histoire minière bien lourde. C’est le désert de sel qui s’étend non loin de la ville qui fait son intérêt. C’est aussi la richesse de cette ressource naturelle, en particulier en lithium, qui fait son attrait, mais cette fois pour les multinationales et non pour les touristes ; un bras de fer intense se joue entre elles et la nouvelle politique de gestion des ressources d’Évo Morales.

Logement San Antonio de Lipez (Tupiza Tour)

Salar de Chalviri

Le salar de Chalviri se trouve juste à côté de la Laguna salada et du lac Polques (proche des sources thermales du sud Lípez). Il marque le passage pour continuer la route des joyaux andins vers le village de Quetena, camp de base pour l´ascension du volcan Uturunku. La plus grande partie de l´année il se trouve inondé, raison pour laquelle l´exploitation du Borre se fait de façon artisanale.

Laguna Verde

Laguna Verde

Le bleu-vert électrique de ce lac, balayé en permanence par un vent glacial, est à couper le souffle (au sens propre du terme, puisqu’il se dresse à plus 4400 mètres d’altitude). La présence imposante du volcan Licancabur, rajoute encore un peu de grandiose à une scène qui l’est déjà. A proximité de geysers, dont celui du Sol de mañana, la lagune verte change constamment de teinte et de reflet, en fonction des vents qui la caressent, car ses composantes chimiques (carbonate de plomb, soufre, arsenic et calcium), eux, ne varient jamais… 

Laguna Blanca

Le Lac Blanc, séparé du lac vert par un étroit cordon de terre, doit sa couleur laiteuse à une très forte concentration de minéraux dans ses eaux, principalement du borax. 

Désert de Dali

Désert de Dali

Référence explicite au célèbre peintre espagnol, les paysages rencontrés dans le désert reflètent son imagination et son talent : crêtes rocheuses sculptées par le vent, dégradé de couleurs vives, pierres rondes de plusieurs tonnes… Un paysage digne de la face de Mars ou de Jupiter.

Thermes de Polques

Thermes de Polques

C’est une des merveilles de la nature : après des nuits à -20°, se glisser dans les eaux thermales de Polques, à plus de 30 degrés, est un bout de paradis sur Terre. La richesse en minéraux donne à ces eaux des vertus thérapeutiques, en plus du cadre grandiose au sein duquel se trouvent les sources. 

Laguna salada

Dans le Sud Lipez, le lac salé ajoute une tonalité de couleurs encore différente de celle des lacs de couleurs électriques déjà rencontrés.

Geysers Sol de Mañana

Geysers Sol de Mañana

Situé à plus de 4850 m d’altitude, ce champ de geysers est alimenté par une activité volcanique sous-jacente, due aux frottements de la plaque américaine avec la plaque pacifique sud. Cela se manifeste par des spectacles étonnants, faits de cratères de boue bouillonnants, de fumerolles aux vapeurs sulfureuses et bien sûr de geysers d’eau s’élevant à plusieurs mètres de hauts, sous l’effet de la pression (et de la chaleur : on arrive à près de 200° !). Ces thermes se trouvent au cœur du Salar de Chalviri, une formation salée peuplée de flamants et de canards : les espèces vivantes de cette zone ont réussi à s’adapter à ces conditions climatiques pour le moins hostiles. 

Huayllajara

Huayllajara est un village à cinq kilomètres environ de la Laguna Colorada. C´est ici que se trouvent les refuges pour les séjours dans le Lipez. 
Les services sont limités (peu ou pas d´eau, électricité par groupe électrogène, etc.) et le froid souvent intense. 
Ne manquez pas le ciel de Huayllajara pendant les mois d´hiver, on a l´impression de pouvoir toucher les étoiles.

Logement Huayllajara (Tupiza Tour)

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Ce lac rouge sang est un des sites les plus impressionnants du Sud Lipez. Gardé par des pics volcaniques, ses rives sont colorées par des dépôts de différents minéraux, comme le sodium,  de gypse (doré), de magnésium, ce qui rend le lac encore plus irréel. Sa profondeur ne dépasse pas les 80cm, c’est pourquoi des hordes entières de flamants roses l’ont élu pour domicile. De plus, la présence de plancton et d’algues, ainsi que les nombreux minéraux, sont la diète parfaite de ces majestueux animaux, dont la présence finit de dresser le parfait tableau de carte postale.

Désert de Siloli

Désert de Siloli

Le désert de Siloli est peuplé de sculptures naturelles étranges. On passe du rouge au marron puis à des amoncellements de pierres immenses. La plus spectaculaire d’entre elles est l’arbre de pierre, autour de laquelle on peut s’amuser à grimper pour avoir une vue plus large du site.

Arbre de pierre

Arbre de pierre

Il s´agit d´une formation géomorphologique déclarée monument naturel, avec une hauteur de cinq mètres. Façonné par le temps vous ne serez pas indifférents face à ce monument de pierre. 
Ce site d’intérêt se situe dans le grand désert de Siloli et marque l´entrée au parc national Eduardo Avaroa.

Passage de l'Inka

Le grand désert du Siloli se partage en deux parties ; la 1ère avec ses couleurs ocre et ses montagnes « lunaires », puis la 2ème dévoile les paysages du Nord Lípez, à la fois aride et gris, dont la couleur se trouve au niveau des lacs peuplés d´oiseaux. Passer par el paso del inka, point de passage étroit, vous amène à découvrir ces palettes de paysages aussi différentes que sublimes. 

Route des Joyaux

Littéralement, la « route des joyaux », ce parcours passe par plusieurs lacs :Cañapa,  Hedionda, Honda, Ch’arkota,  et Ramaditas.

Laguna Cañapa
Lac salé dans le désert du sud Lípez, avec ses 1,4 kilomètres de superficie il est entouré de volcans et héberge une importante faune comme les flamants roses.

Laguna Helionda
Du haut de ses 4134m au nord est du Salar de Chalviri, ce lac de sel d’un blanc laiteux s’étend, majestueux, ceint de hauts pics montagneux. La terre brunâtre des rives accueille des centaines de flamants roses ; on a l’impression de toucher le ciel.

Laguna Honda 
Paysage entouré au loin de volcans au sommet couvert de neige, la laguna honda, dont le nom signifie « lac profond », n’a en réalité que 10 cm de profondeur. Mais cette faible profondeur rend ce lac particulièrement calme, et en fait un véritable miroir dans lequel le bleu éclatant du ciel et ses variantes nuageuses se reflètent, variant au fil des heures. Un spectacle époustouflant, surtout quand les troupeaux de flamants roses prennent leur envol…

Laguna Chiarkota 
Des pics raides et escarpés, la plupart du temps recouverts de neige, surplombent le lac ; puis ce sont des collines plus douces, et encore et toujours ces fameux flamants roses qui peuplent toute la zone, rehaussant de couleurs vives ce lac où l’air vif de haute montagne vient à manquer devant la beauté du paysage. 

Laguna Ramaditas
Ce petit lac aux allures volcaniques se tient à 4400m d’altitude. Les monts environnants, la roche à vif, donnent l’impression d’avoir atterri sur Mars ou sur Neptune… 

Mirador du volcan Ollague

Le volcan Ollagüe se trouve sur la frontière Chili – Bolivie, avec une altitude de 5870 mètres c´est l’un des volcans possédant la plus forte activité de toute la Cordillère Occidentale. 
Il est possible d’apercevoir depuis le belvédère du volcan Ollagüe une grande fumerole d´une centaine de mètres de hauteur.
Autre point d’intérêt du site, vous serez sur une immense coulée de lave (froide !) qui présente des formes particulières, certains le connaissent aussi comme « la planète mars » du fait de ses couleurs et du contexte assez « spatial ».

Salar de Chiguana

Salar de Chiguana

Il s’agit de la petite sœur du Salar d’Uyuni, une autre formation salée qui jouxte la frontière chilienne, entourée de volcans aux nuances de gris, d’argent, de rouge et de blanc. Spectaculaire. Majestueusement recouvert de neige, le volcan Ollagüe culmine à plus de 5865 mètres au dessus du niveau de la mer, et se situe juste à cheval entre le Chili et la Bolivie. Attention, il est encore actif !

San Juan

Au cœur du Sud-Lípez, San Juan de Rosario (appelé le plus souvent simplement San Juan) est une petite localité prise d’assaut par les voyageurs pour passer la nuit, en attendant de continuer leur exploration des merveilles de la région. Plusieurs hébergements sommaires permettent de faire une pause dans l’excursion du Sud Lípez. La charmante petite église semble appartenir à une autre époque, et les conditions climatiques extrêmes rendent insolites la présence d’êtres humains.  Un bon point de départ (ou d’arrivée, ou de repos) dans la rudesse du climat du Sud Lipez. En outre, il faut noter la présence du musée musée Kawsay Wasy, où l’on peut découvrir une exposition d’objets et d’ustensiles ayant appartenus à des civilisations passées. Les explications historiques et chronologiques sont très détaillées et très instructives.  Compris dans la visite du musée, un petit chemin nous mène vers un cimetière datant du XIIe siècle. Celui-ci prend l’aspect de plusieurs petits dômes de terre au milieu d’un grand plateau. A l’intérieur de ces dômes, se trouvent des squelettes d’humains, autrefois comprimés dans de grands bocaux, qui sont aujourd’hui tous brisés ou disparus. Cependant, ces monticules de terre ne sont pas le fruit du travail de l’homme, mais plutôt des vents, qui sont venus apporter et entasser de la terre autour de ces bocaux. 

Logement San Juan (Tupiza Tour)

Musée et nécropole de San Juan

Dans la région de San Juan del Rosario habitèrent au XIIème siècle les Llipis ou seigneurs du Lípez. 
Aujourd’hui on peut trouver des témoignages de leur culture, leur quotidien, leur coutumes (vie religieuse, rites d´enterrement etc), réunis dans un petit musée mettant en valeur ces pièces.  
Il est à noter qu’à deux pas du musée se trouve la nécropole.

Puerto Chubica

Le salar d´Uyuni est une masse de sel convexe, qui fait que l´eau se concentre sur les bords du désert, créant une masse de sel mélangée avec de la boue et de l’eau, il est très simple de s´y embourber. 
C’est la raison pour laquelle il n´est pas possible de rentrer ou sortir du désert salé n´importe où ; les habitants y ont créés des ports avec des terre-pleins afin d’en faciliter l’accès. 
Chuvica est un exemple de ces ports artificiels, ce dernier est situé au sud du Salar.

Salar d'Uyuni

Salar d'Uyuni

 Le salar d’Uyuni est une étape obligatoire dans la région de l’Altiplano.

Ce trésor naturel du bout du monde alimente les rêves de voyageurs, et ces inépuisables gisements de sel (utilisés dans le processus de d’exploitation du lithium) cristallisent l’attention de tous les constructeurs automobiles de la planète. Le blanc à perte de vue de ces plaines désertiques et désespérément plates, à 3650m d’altitude, n’a de comparaison qu’avec le bleu azur du ciel des hautes Andes. Lorsqu’il pleut ne serait-ce qu’un peu, le désert de sel devient un miroir parfait, et les levers de soleil orangés embrasent alors ciel et terre. Tous les repères nous lâchent, dans cet autre monde aux conditions climatiques extrêmes ; c’est un voyage hors du temps et de l’espace que de découvrir le Salar d’Uyuni.

Incahuasi

Incahuasi

Du quechua « la maison de l’Inca », c’est une étape incontournable de la visite du Salar. Elle est aussi appelée île du pêcheur, en référence  à l’’île jumelle « du poisson » : également recouverte de ces cactus géants, elle est aussi entourée d’étendue de sel hexagonales. Les chemins aménagées permettent de grimper facilement à son sommet afin d’observer l’immensité le salar. Outre les cactus, l’île est aussi habiter par les vizcachas, sorte de lapins andins de la famille des chinchillas.
En outre l’ouverture récente d’un café-restaurant permet de pouvoir y déjeuner dans ce cadre extraordinaire.
L’île d’Incahuasi est souvent appelée à tort île du poisson. Sur une carte (ou Google Earth)  elle est située au centre du salar avec un seul sommet en son centre.

Ojos de Agua

Ojos de Agua

Sous le Salar d´Uyuni transitent des rivières d´eau douce et salée. Cette eau, qui passe sous la croûte de sel, emporte avec elle l´air qui va trouver des moyens pour ressortir. Ces « yeux » du salar sont les endroits où l´air ressort précisément en formant des petits lacs en plein cœur du salar. Cela se manifeste à travers des bulles qui remontent vers la surface avec l´eau chargée de minerais.

Colchani

Le petit village de Colchani constitue un excellent un point d’entrée au Salar d’Uyuni. Ici, la grande majorité des habitants vivent de l’exploitation du sel, et l’extraient par blocs (pour les animaux) ou en grain (pour la consommation humaine), à coup de pics et de pioches. Une partie est vendue, l’autre troquée contre des vivres. Un musée a pris vie il y a peu ; il comporte des explications pédagogiques quant au commerce du sel et aux caravanes de lamas, ces pratiques commerciales appartenant au passé. Un peu plus loin, au sud ouest de Colchani, l’atelier de la Cooperativa Rosario taille dans d’énormes blocs de sel des meubles et objets d’art. Un hôtel entier, fait entièrement de sel, a même été construit : le Palacio de Sal est encore un fait irréel de la région. 

Potosi

Potosi

A plus de 4000m d’altitude et au pied de monts rougeâtres, se tient la fière Potosi.

L’histoire de ses habitants est inexorablement liée à celle de l’argent, ce métal qui a provoqué le boom démographique et économique de la ville pendant trois siècles, ainsi que son déclin et la pauvreté qui l’a suivi quand il s’est fait plus rare. La richesse des sous-sols de la région lui valu le surnom de « ville impériale », convoitise des rois, par Charles Quint. L’expression « Vale un Potosi ! » (Cela vaut un Potosi !), de Miguel de Cervantes, finit de clore la réputation de la reine de villes d’Amérique. Elle est le symbole du Nouveau Monde et de l’âge d’or de la conquête espagnole.

Parallèlement, Potosi est le symbole même de l’esclavagisme des populations locales qu’a représenté l’exploitation des richesseset des massacres qui ont permis les efforts de guerre et la luxure de la monarchie espagnole. Aujourd’hui encore, les conditions dans lesquelles les mineurs continuent à travailler a de quoi faire froid dans le dos des plus endurcis, et le PIB de la région est l’un des plus faibles du pays.

Les richesses engendrées ont laissé à la ville un héritage précieux d’architecture baroque : 33 églises, des maisons coloniales aux allures imposantes, la Casa de la Moneda...

Elevée au rang de patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987, ces restes d’un passé fastueux embaument d’un parfum de passé une ville aujourd’hui nettement réduite, où la vie des mines et de l’altitude est encore bien rude pour ceux qui y habitent de façon permanente.
Musée de la monaie

Musée de la monaie

Après les mines, voilà l’autre site clé à visiter lors de votre passage à Potosi. C’est incontestablement un des plus beaux bâtiments et musée colonial du continent. C’est aussi le plus vaste, avec 12500m². Comme son nom l’indique (‘’maison de la monnaie’’), elle fut construite entre 1753 et 1773 pour accueillir le centre d’émission de la monnaie de l’époque, appelée le ‘’potosi’’, et était la seule autorisée à estampiller les pièces de monnaie jusqu’en 1909. Au cours du temps, ce magnifique édifice a été utilisé comme prison, forteresse, et quartier général de l’armée pendant la guerre du Chaco.

Aujourd’hui, c’est un immense musée doté de plus de 50 salles pour accueillir d’innombrables pièces de collection. Peintures religieuses de l’école de Potosi, art décoratif, meubles coloniaux, sculptures, trouvailles archéologiques, éléments de folklore, pièces de monnaies… Il y a de la place pour tout entreposer. Autre détail à mentionner, le masque de Bacchus (appelé aussi El Mascaron) qui trône dans la cour d’entrée, a été forgé par un français, Eugène Martin Moulon. Ce Bacchus est aujourd’hui le symbole même de la ville de Potosi. 

Horaires d'ouverture:
Du mardi au samedi, de 9h00 à 12h30 et de 14h30 à 18h30
Le dimanche de 09h00 à 12h30
La visite est obligatoirement guidée, avec un départ au début de chaque plage horaire uniquement.

Place du 10 novembre

Potosí connut ses lettres de noblesse grâce à la découverte du gisement d’argent du Sumaj Orko (montagne riche), pour reprendre l’expression Potosí fut alors « le centre du monde ».  
La Place du 10 novembre (correspondant à l’anniversaire de la ville) témoigne de la meilleure façon de cette époque d’opulence, de splendeur. La Place est ornementée d’une réplique exacte, et à l’échelle, de la Statue de la Liberté qui fut bâtie par les propres Bartholdi et Eiffel, érigée en hommage à la révolution de la ville.
On y trouve aussi un monument dédié au « charango » (petite guitare Andine à 12 cordes). La Place est entourée d’importants édifices dont, la Cathédrale, l´ancien hôtel de la monnaie ainsi que le « cabildo » (parlement municipal). Une place annexe, celle du 6 Août (Indépendance du pays) présente un obélisque érigé en hommage à Alonzo de Ibañez, personnage important de l’Histoire de Bolivie, qui conduit une révolte contre la couronne espagnole en 1613. 

Tour de la compagnie de Jesus

Il s´agit d´un des nombreux couvents que compte la ville, et le principal monument religieux du XVIIIème siècle de toute la Bolivie. 
L’édifice impressionne par ses dimensions mais aussi par sa conception ; sa construction reflète un « Arc de Triomphe » avec 5 ouvertures, 32 colonnes et 3 coupoles. 
Pour l’époque le bâtiment symbolise une superbe œuvre d’ingénierie, financée comme souvent dans ces régions par des mécènes soucieux de s’attirer les faveurs divines.

Eglise de San Fransisco

Eglise de San Fransisco

L´église et le cloître de San Francisco sont associés à la première mission franciscaine du pays, de fait, ces édifices religieux sont les plus anciens du pays. 
Il s´agit d´une structure de pierre caractérisée par un style colonial combiné au baroque métisse.
Lors de l’époque coloniale le Vice-roi Toledo construit des lacs artificiels afin d’augmenter le rendement de la mine.   
Les retenues ne résistèrent pas et inondèrent la ville entière, mais l´église de San Francisco resta intacte. 
Lors de la visite du temple il est intéressant de relever plusieurs points d’intérêts parmi lesquels les catacombes, et les toits qui offrent une splendide vue sur la ville et ses environs. 

Eglise de San Lorenzo

Il s’agit d’une des plus anciennes églises de Potosí ; San Lorenzo de Carangas connut deux changements majeurs qui l’ont affectée depuis son édification initiale. 
Le premier lorsque le toit s’effondra suite à une violente tempête de neige, le deuxième après la construction de la cathédrale de la ville, suite auquel l´église de San Lorenzo changea son statut pour celui « d’église pour indiens ». C´est à ce moment que fut édifiée la façade de style baroque métisse.

Ruelles typiques

Une balade dans les rues de Potosí vous emmène à travers un voyage dans le temps, faisant allusion à un passé fait d’opulence. Pour autant, c’est également être au contact de la réalité que vit la ville dans son quotidien. Vous y trouverez des maisons aux entrées ornées de colonnes en pierre taillée et aux balcons en bois, constructions datant du XVème. Ces bâtiments furent construits par les plus importants architectes de l´époque avec les techniques les plus modernes du moment. Les ruelles de Potosí laissent apercevoir les raisons pour lesquelles la ville a été classée patrimoine de l’humanité. 

Marché des mineurs

Marché des mineurs

Les conditions de vie des mineurs, à Potosí comme ailleurs, sont très difficiles. 
Le travail dans les mines se fait toujours à la main, et les conditions de travail restent peu ou prou les mêmes que celles de l´époque coloniale. Ainsi, les mineurs passent tous les matins au marché afin de discuter avec les amis, et pour y prendre le seul repas de la journée. C’est également le moment pour prendre les outils de travail et s’approvisionner des éléments nécessaires. Le sac du mineur est le plus souvent composé de cigarettes artisanales, d’une bouteille d´alcool (à 96% !), de feuilles de coca et de leur catalyseur, une boisson. 
Les bâtons de dynamite sont ici en vente libre et ce pour quelques bolivianos. C’est ici que vous pourrez acheter quelques cadeaux, à offrir au mineur lors de votre visite. 

Mines de Potosi

Mines de Potosi

Passage obligé lors de la visite de Potosi : son histoire et la vie de ses habitants sont irrémédiablement liées à celle de quelques 120 mines. Elles reflètent l’âge d’or du Cerro Rico, qui fournit toutes ses richesses à la couronne d’Espagne ; et les conditions de travail n’ont pas vraiment changé depuis. Les mineurs se sont organisés en mines coopératives, afin d’éviter une exploitation de plus dans un secteur déjà atteint par la baisse des cours mondiaux, mais les conditions ne s’améliorent pas pour autant. Attention, ce que vous découvrirez dans ces mines n’est pas une mascarade mise sur pied pour la visite des touristes.

Les guides sont d’anciens mineurs ; vous allez vous introduire dans des kilomètres de tranchées boueuses, glissantes, pleines de produits d’extraction minérale toxiques. L’angoisse d’un éboulement, le bruit sourd des dynamites, font partie de leur réalité quotidienne que vous pourrez toucher du doigt pour quelques heures seulement. Les mineurs sont généralement plus que ravis d’expliquer leur quotidien, et leur point de vue sur l’économie, le sous-développement, la politique de leur pays.

Une visite un peu rude, qui secoue même les plus endurcis : cet aperçu furtif d’une réalité partagée par tant de personnes à travers le monde ne laisse pas indemne.

Puente Mendéz

Sur la route entre Uyuni et Potosi, se dresse l’un des ponts les plus impressionnants du pays. Construit pendant la deuxième moitié du XIX° siècle, il enjambe le fleuve Pilcomayo, qui délimite les départements de Potosi et de Sucre (bien qu’en réalité, il soit plus près de la ville de Sucre). Ce pont suspendu, de style renaissance, est encadré par six tours de pierre, dont un mirador, depuis lequel la vue sur le fleuve est splendide. Les alentours sont au moins autant dignes d’admiration : le climat altiplanique fait ressortir les couleurs ocre et rougeâtre de la terre, le climat de la vallée reste relativement doux, c’est une zone agricole où les différentes traditions et cultures se sont développées lentement au fil des siècles.

Sucre

Sucre

Sucre, la blanche; capitale constitutionnelle du pays, siège du pouvoir juridique, symbole de l’indépendance en 1825, ce joyau de l’art baroque de l’Amérique Latine est niché dans un écrin de collines verdoyantes.

Aucun doute, Sucre (prononcez « soucré ») est la plus belle ville de Bolivie. Truffée de patios et de petites rues pavées, elle était à l’origine destinée à la bourgeoisie espagnole venue s’installer en Amérique.

Elle est aujourd’hui le siège de nombreux musées le jour et de bars-restaurants la nuit, et la vie culturelle y bat son plein. Les centres d’intérêts, architecturaux, historiques, culturels, artistiques, sportifs (treks, randonnées, etc.) ne manquent pas, et font de Sucre un point de passage privilégié de tout visiteur.

Musée du Textile et des Arts indigènes

Egalement appelé « museo textil-etnografico », il présente, à travers l’explication des techniques de tissage, des symboles et des groupes ethniques, les populations indigènes de la région de Sucre. Les principales ethnies ici présentées sont les jalq’a, tarabuco, yampara, katus, ch’atus, etc. L’exposition, très bien expliquée, est organisée par des anthropologues du programme Asur. Celui-ci a eu pour objectif que les populations elles-mêmes récupèrent ces traditions et techniques, restaurant chez elles un sentiment de dignité et de fierté de leur culture. Les formes, les couleurs, la texture de la laine, les contrastes, varient d’un groupe à l’autre, et les explications (plus ou moins farfelues) donnent toute sa valeur à ce superbe musée. 

Horaires d'ouverture:
Du lundi au vendredi, de 09h00 à 12h00 et de 14h30 à 18h30
Le samedi, de 09h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00


Place du 25 mai

Il s’agit de la principale place de Sucre. Son nom fait référence à la date de commémoration du mouvement indépendantiste du 25 mai 1809.
Possédant de superbes jardins ceinturés d’imposants palmiers, la place voit trôner en son centre la statue du vénézuélien Antonio José de Sucre, camarade d´armes de Bolivar et second président de la Bolivie.
Il est à noter que les plus importants édifices de la ville dont la Casa de la Libertad où fut signée l´indépendance du pays, la préfecture du département, la cathédrale sont situés autour de la place. 

Casa de libertad

Faites un plongeon au cœur de l’Histoire de la Bolivie. La Casa de la Libertad, c’est le cœur symbolique de la nation bolivienne. C’est entre ces murs imprégnés de symboles que fut signée la déclaration d’indépendance, le 6 août 1825. Ancien monastère jésuite, c’est aujourd’hui une université. La partie musée renferme de nombreux documents, portraits, œuvres d’art et divers objets liés à l’indépendance. Parmi les œuvres  remarquables, le buste de Simon Bolivar, libérateur de la Bolivie en 1825, en bois taillé ; l’épée du maréchal Sucre gagnée pendant la bataille d’Ayacucho ; le drapeau de guerre qui flottait sur le littoral avant que Chili ne l’envahisse. 

Cathédrale de Sucre

Sa construction a commencé en 1551 et se prolongea pendant une centaine d´années. Cette durée prolongée explique le mélange de plusieurs styles : renaissance, baroque et métisse. 
Sa tour est ornée d’images d’apôtres, mises en valeur par des projecteurs et qui confèrent à la place 25 de mayo un certain charme.
Les cryptes de la cathédrale conservent les restes de plusieurs personnalités de la vie politique et religieuse du pays.

Couvent de la Recoleta

Couvent de la Recoleta

Dominant la ville depuis les hauteurs des collines, le magnifique jardin du couvent franciscain vaut bien la montée au couvent. Parsemé de plants d’orangers, l’immense cèdre qui trône au centre y est incontestablement le roi : l’arbre aurait plus de 1400 ans et 8 personnes sont nécessaires pour en faire le tour. L’intérieur du couvent recueille une grande collection de peintures religieuses et sculptures anonymes, des crucifix en bois assez étranges, et des manuscrits de linguistiques et de philosophie. Dans l’église, le chœur est orné de très belles sculptures ; mais le plus impressionnant est la chaire en bois sculptée, qui raconte l’histoire des martyrs franciscains en mission au Japon, brûlés avec toute leur escorte. Le mirador situé à l’avant du couvent offre une des plus belles vues sur Sucre ; avec les jolies arcades, le romantisme bat son plein au couvent. 
Monastère San Felipe Nery

A l’origine, le couvent San Felipe de Nery était un monastère et un couvent ; aujourd’hui, c’est une école que l’on peut visiter en sonnant. L’église reste ouverte à tous ; elle compte sur de beaux tableaux et une architecture typiquement néoclassique. La crypte, au dessous de la nef centrale, est un lieu pour le moins intriguant, qui a vu passer les rendez vous secrets entre sœurs et moines, puis entre guérilléros et révolutionnaire. Mais ce qui fait la renommée de San Felipe, c’est sans aucun doute la vue que l’on a depuis le toit. Les tuiles et mosaïques, en forme ondulée, offrent une promenade époustouflante au dessus des toits de Sucre. Du haut du clocher d’un blanc immaculé, on comprend mieux que jamais pourquoi Sucre a été baptisée la Ville Blanche. La splendeur de la ville s’étend à vos pieds, et c’est à couper le souffle.

Horaires d'ouverture: Du lundi au vendredi de 09h00 à 11h30 et de 14h30 à 16h30, le samedi de 15h00 à 19h00


Couvent de San Felipe de Neri

Couvent de San Felipe de Neri

À l’origine, le couvent de San Felipe Neri fut construit au XVIIème siècle pour arborer la puissance de l´église dans le nouveau continent. 
Depuis les hauteurs du couvent il est possible d’apprécier les charmes de la ville de Sucre dans son ensemble, notamment la blancheur immaculée des constructions qui contraste avec les tuiles espagnoles orange,  imprégnées de la lumière du soleil. Les tours du couvent ainsi que les clochers sont ornementés d’argent venue des mines de Potosí. 
Le coucher du Soleil sur Sucre est hautement recommandé pour finir la visite de la ville.

Parc Bolivar

Le parc Bolivar par certains aspects sort de l’ordinaire. Ce parc vous donne des parfums d’Europe, bordé de grands « Ceibo » (arbres de la région), ses fontaines, monuments et décorations vous transporteront hors de Sucre. Plusieurs styles sont présents, romanesque-gothique, doriques et baroques espagnol, le tout dans un décor riche. 
Pour l’anecdote, une imitation à échelle de la tour Eiffel commandée au propre Gustave Eiffel en 1909 (centenaire du premier cri de liberté de l´Amérique) se trouve en plein cœur du parc. 
Les dirigeants du pays ainsi que les intellectuels de la fin du XIXème et début du XXème furent obnubilés par le style Européen et particulièrement par le style français ; ce parc en est le témoignage. 

Tarabuco

Tarabuco

A une heure et demie seulement au sud-est de Sucre, Tarabuco est un véritable bijou en termes de culture et de folklore bolivien. Le dimanche, le marché local se gonfle de visiteurs venus des quatre coins de Bolivie pour voir le marché le plus réputé du pays. Céramiques, poteries, charangos, textiles, ponchos, on trouve toutes les spécialités indigènes sur ce marché ; attention cependant, avec l’affluence touristique de ces dernières années, on trouve aussi beaucoup de faux fait-main, et des produits d’autres régions. Mais l’ambiance festive rend très agréable ce détour qui peut être fait à la journée : les habits traditionnels et la musique locale sont vraiment dépaysant. En outre, son carnaval, qui se tient le 12 mars de chaque année, le village se remplit de communautés paysannes vêtues de façon traditionnelle, en défilé, jouant de la musique andine, et dansant sur la place centrale.
Candelaria

Candelaria

C’est un peu un Tarabuco bis, avec l’agitation et l’invasion touristique en moins. L’organisation des tisserands en coopérative est remarquable : chaque achat bénéficie en totalité à l’association, qui se charge ensuite de répartir les gains. L’autre intérêt de cette communauté, c’est le musée du village, qui explique la complexité de l’art du tissage et de la culture candelaria / tarabuca. Il est possible de dormir chez l’habitant, moyen privilégié pour entrer en contact avec les personnes et leur culture.  

Calle Jaén et ses musées

Cette ruelle qui conserve son style colonial fût au XVIème siècle le marché des camélidés. Au XIXème elle concentrait les maisons de certains personnages proéminents de l´époque tel qu´Apolinar Jaén qui, avec Pedro Domingo Murillo, furent, entre autres, les semeurs des idées libertaires de toute l´Amérique Latine. Une croix verte ornemente un de ses murs, laquelle fut destiné à éloigner les fantômes qui perturbaient la vie des habitants; qui assuraient entendre, la nuit avancée, des carrosses tirés par des chevaux et qui circulaient le long la rue.
Aujourd´hui elle abrite la plus importante concentration de musées de la ville de La Paz dont:

Le Musée Costumbrista Juan de Vargas
Le musée costumbrista (des coutumes) de La Paz a été créé avec l´intention de montrer l´histoire et les traditions de la société de la ville, il s´agit d´une pinacothèque qui présente des œuvres de thématique historique en relation avec les coutumes, habitudes et traditions des sociétés paceñas d´autrefois ainsi que moderne. On pourra y découvrir une sculpture en miniature de la fondation de La Paz, des faits historiques comme l´écartèlement de Tupac Katari ou la pendaison de Pedro Domingo Murillo ainsi qu´un classique du football, ou encore des personnages important du XVIème au XXème siècle représentés dans ses vitrines. 

Musée des métaux précieux
Ce musée conserve des pièces d´orfèvrerie et de céramique des cultures préhispaniques. Parmi les pièces en or, nous pouvons citer des diadèmes, pectoraux, pendentifs et ornements qui étaient utilisés pour vêtir les empereurs incas. La salle des pièces en argent présente des objets cérémoniaux des cultures Aymara, Moyo, Wankarani, Chiripa, Tiwanaku et Inca. Toutes ces pièces appartenaient à des collections privées qui ont été données au musée.    

Le Musée du littoral Bolivien
La perte du littoral, lors de la guerre contre le Chili au XIXème siècle, a marqué le futur économique, social et politique du pays. Le musée, récemment rouvert au public est organisé de façon telle que le visiteur prenne conscience d´un fait historique remarquable pour le pays. Il présente des documents, la tenue des soldats boliviens, leurs armes et certains symboles récupérés au temps des épiques batailles sur la côte pacifique et sur l´Atacama. Se distingue fortement l´architecture de la maison coloniale que partage ce musée avec celui des métaux précieux ainsi que le musée costumbrista.

 

Le Musée Casa de Murillo
En plein centre historique de la ville de La Paz, dans un contexte absolument colonial, la rue Jaén a été témoin des conspirations anticolonialistes conçues dans cette maison. C’est elle qui servit d’endroit pour se cacher au révolutionnaire Pedro Domingo Murillo, précurseur de la vague indépendantiste en Amérique Latine. Aujourd´hui transformé en musée et restauré sur la base des archives de la police coloniale lors de sa perquisition, on y trouve des meubles d´époque, des tableaux, de l´argenterie ainsi que quelques textiles de la région. 
Centre ville de La Paz

Centre ville de La Paz

Le centre historique est remarquable pour ses édifices coloniaux de style baroque ; la rue et la place Murillo, les rues Santa Cruz, Rodriguez, et Saganara, étroites et tortueuses, sont pavées de grosses dalles de pierres, et les bâtiments sont surplombés de tuiles patinées. Le charme fou de ce quartier est encore rehaussé par l’église San Francisco, véritable bijou de l’art baroque. Truffée de colonnes en bois taillé, de scènes colorées et amusantes, issues d’un mélange de style européen et métisse, autel recouvert de plaques dorées, un passage à La Paz entraîne automatiquement un passage par l’église de San Francisco.

Les miradors

Mirador Jach´a Kullu (uniquement lors des visites journée complète)

Au l’ouest de la ville, perché sur les hauteurs d’El Alto, ce mirador offre une belle vue de La Paz ; les contrastes de la ville ressortent particulièrement depuis ce centre stratégique de la révolte indienne en 1781.

Mirador K´Illi K´Illi
Pour avoir une vue imprenable sur la ville de La Paz au fond de la vallée, préférez le belvédère K’llli K’llli, au nord est de la ville. QG des révolutionnaires de Tupaj Katari (révolutionnaire indigène) en 1781, c'est un site stratégique d'oú on peut vraiment garder un œil sur toute la ville. Le lever de soleil est particulièrement saisissant.

Parc / Belvédère du Montículo
Cette place est située dans le quartier traditionnel de Sopocachi ; ce magnifique site est idéal pour observer la ville et ses alentours à l’écart du chaos du centre-ville. Parmi les points d’intérêts, la petite chapelle du XIXème siècle est entourée de légendes, une vierge miraculeuse y aurait résisté à diverses catastrophes. Enfin, le parc est orné d’une fontaine de Neptune et d’un portail en pierre taillée de style baroque métisse, ayant appartenu à l´ancien séminaire de San Jerónimo. 

Place Murillo

Place Murillo

La Plaza Mayor comme on la connaissait à l´époque coloniale concentrait les pouvoirs politique, religieux et militaire. Centre de diffusion de la culture européenne, les familles les plus aisées de la ville y habitaient aussi. La république venue, elle a changé son nom par l´actuel en mémoire du révolutionnaire Pedro Domingo Murillo, pendu sur la place comme exemple de la détermination du pouvoir de la couronne espagnole en Amérique. Aujourd’hui, même si La Paz n´est pas la capitale constitutionnelle du pays, la place Murillo concentre les bâtiments des pouvoirs législatifs et exécutifs ainsi que la cathédrale métropolitaine et une importante caserne de police. 

Basilique de Nuestra Señora de La Paz

Basilique de Nuestra Señora de La Paz

Plus de 100 ans furent nécessaires pour finaliser sa construction en 1932, les tours latérales furent quant à elles inaugurées lors de la visite de Jean Paul II en 1989. La cathédrale de La Paz met en concurrence sa magnificence avec l’architecture des immeubles voisins du palais législatif et exécutif, mais également sur la place d´armes. En effet sa façade de deux corps et cinq nefs avec une porte d´entrée chacune s´impose face à la place. D´architecture néoclassique, elle présente de réminiscences gréco romaines ainsi que des colonnes Corinthiennes rehaussées par les coupoles métalliques qui la couronne. 

Calle Sagarnaga

Cette artère est la préférée des visiteurs : en effet il est possible d’y acheter de l’artisanat bolivien de qualité, et en abondance. La richesse et la diversité des articles proposés rendent la promenade dans ce quartier d’autant plus intéressante.

Marché des sorcières

Marché des sorcières

(voir particularité de la Bolivie)
Ce marché est véritablement une des particularités de Bolivie. Rassemblement de remèdes en tous genres, de plantes médicinales, de poudres, de fœtus de lama séchés, de liseuses de bonne-aventure, c’est un concentré de croyances aymara et andines. A ne pas manquer avant de vous aventurer en zone rurale et en territoire indien, au cas où on vous jette un mauvais sort, au détour d’un chemin ; on ne sait jamais… 

Marché typique de San Pedro

Le mercado Rodriguez, situé dans le quartier de San Pedro suscite la curiosité des voyageurs qui le découvrent : c’est un concentré de vie, de couleurs et d’odeurs on-ne-peut-plus boliviennes. De nombreux groupes de personnes s’y fréquentent en criant allègrement pour attirer l’attention et vendre leurs babioles. Et comme sur le marché aux sorcières, on trouve aussi des remèdes et autres offrandes pour attirer la faveur des divinités. 

Vallée de la lune

Vallée de la lune

A l’écart de la tumultueuse vie urbaine de La Paz, la vallée de la lune n’est en réalité pas une vallée, mais un ensemble de formations géologiques étranges, cheminées de fées et de serpents. L’eau qui y coule, le vent et la pluie ont, avec le temps, grignoté une colline à la roche très friable, provoquant des formes… particulières. C’est une agréable promenade le temps d’une après-midi. Cette ballade peut être combinée à la visite de la Muela del Diablo (la molaire du diable), le pic qui dépasse de l’autre côté de la vallée de la lune, et depuis lequel la vue est très jolie. Tout au long de la ballade, une végétation bien particulière pour la région jonche le chemin ; cactus, petits arbres secs… Malgré le fait que la ville ait complètement rattrapé ce joli site, devenu jardin du voisinage, cela reste une agréable excursion à la journée pour se reposer après la longue visite des musées de La Paz.

Horaires d'ouverture:
Tous les jours de 09h00 à 17h00