Explorateur de nature

Empire Aymara

13 jours / 12 nuits    difficulté: 1/3

Partez a la rencontre du berceau de la culture Aymara

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13 jours / 12 nuits      difficulté: 1/3
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Geysers Sol de MañanaEmbarcadère sur l’île du SoleilEmbarcadère sur le lac TiticacaTable de cérémonies (ruines de Chincana)Ojos del SalarIncahuasiPotosi colonialCimetière de trains d'UyuniIncahuasi

Pour ceux qui disposent de peu de temps pour leur voyage mais qui souhaitent tout de même découvrir la Bolivie autrement.

Les incontournables du séjour

Lors de nos circuits liberté, vous n’êtes pas accompagné par un guide tout au long du séjour, mais vous êtes pris en charge lors de chaque étape par des guides et chauffeurs locaux. Vous êtes seuls, seulement durant les transports entre les villes, dont certains sont en bus de ligne ou de tourisme.


Jour 1 - La Paz

Jour 2 - La Paz / Copacabana

Jour 3 - Trekking de Yampupata

Jour 4 - Trekking sur l’Île du Soleil – La Paz

Jour 5 - La Paz / Oruro / Uyuni

Jour 6 - Sud Lipez

Jour 7 - Sud et Nord Lipez

Jour 8 - Salar d'Uyuni

Jour 9 - Uyuni / Potosi en véhicule privé

Jour 10 - Journée libre à Potosi

Jour 11 - Potosi / La Paz en véhicule privé

Jour 12 - Journée Libre à La Paz

Jour 13 - La Paz

Les étapes de votre voyage

Potosi

Potosi
Copacabana

Copacabana

Le passage obligé pour atteindre le lac Titicaca du côté bolivien, c’est la petite bourgade de Copacabana. Rien à voir avec celle de Rio de Janeiro, sinon le nom, donné par un marin égaré qui promit à la Vierge de Copacabana (Bolivienne) de donner son nom à la terre sur laquelle il pourrait arriver, en vie si possible –une plage donc de Rio, qui prit par conséquent son nom.

L’attraction principale de ce village aux allures tranquilles est la Vierge miraculeuse, patronne de la Bolivie, qu’abrite la somptueuse cathédrale mauresque aux briques blanches et vertes (qui vaut vraiment le détour). La plupart de l’année, ce sont des petites rues calmes et touristiques, agréables pour se promener le long du port et flâner le temps d’une après midi. Mais quand vient le temps de la Fiesta de la Virgen de la Candelaria (la Vierge dont on vous parlait), début février etaux environs du 5 août, ce sont trois jours de fêtes incessantes, de danses folkloriques, de musique, et de bière. Tout un pèlerinage s’organise depuis La Paz, où certains viennent en voiture, à cheval, et même à pied (155km, tout de même !).
Un peu de la même façon, pour la Saint Pierre et la Saint Paul, le 29 juin, des gens arrivent de tout le pays (et du Pérou) pour faire baptiser leur voiture, leurs bêtes nouvellement acquises, etc. Finalement, Copacabana est un point de passage régulier entre le Pérou et la Bolivie, et vers les îles du côté bolivien.
Détroit de Tiquina

Détroit de Tiquina

Le Detroit de Tiquina unit les lacs Chucuito et Huiñaymarka : deux masses d´eau qui conforment le lac Titicaca. Avec une largeur de 780 mètres les voitures passent sur des barges rudimentaires et colorés, un grand classique du folklore du pays.

Ile du soleil

Ile du soleil

Berceau de nombreuses divinités telles que le dieu solaire Inti ou encore Viracocha, fondateur de la dynastie inca, cette île occupe depuis toujours une place prépondérante dans les croyances et la mythologie andines. Aujourd’hui encore, cette île témoigne d’une page légendaire de cette civilisation : des restes archéologiques parsèment l’île… Plusieurs petites communautés la peuplent, quelques 2500 âmes ; la faible superficie de l’île permet de rejoindre facilement le Nord depuis le Sud, par de petits chemins tranquilles.

Depuis Copacabana, le bateau arrive à Yumani, le village le plus important de l’île, au sud. On y accède depuis le petit port en montant de hauts escaliers, la Escalinita del Inca. La vue sur le lac est imprenable ; presque en arrivant, une fontaine à trois sources. Certains disent même que c’est une fontaine de jouvence. En partant un peu plus vers le sud, on rencontre le site de Pilkokaina, ancien palais dont seule la partie basse est restée intacte. En prenant le chemin inverse, à la pointe toute au nord de l’île, se tiennent les ruines de Chinkana : en aymara, le labyrinthe, ce sont les restes archéologiques les plus intéressants de l’île. Au centre du temple où on entreposait différentes choses, un puits. Deux cents mètres plus loin, se dresse le Titi Khar’ka, le rocher du puma, adoré par les Incas pour son rôle dans l’émergence de leur civilisation. Des cérémonies et des sacrifices avaient probablement lieu en l’honneur du Soleil et de la Lune.

Il est possible de dormir sur l'île du soleil, au village de Challapampa, au nord de l'île.

Calamarka

Village d´importance stratégique pour les caravanes de commerçants durant la période précolombienne, les conquistadors construisirent une imposante église pour évangéliser la population locale, aujourd’hui le village est connu pour sa collection de peinture qui représente pour la plupart des archanges.

El Alto

El Alto

En réalité, pour être précis, La Paz ne peut être dissociée d’El Alto ; si la capitale bolivienne est à l’étroit au fond de sa vallée, sa ville jumelle, qui se tient sur la plaine au dessus d’elle, sert de soupape de sécurité : la moitié de la population, la plus modeste, y vit. Les deux villes, se fondant indistinctement l’une dans l’autre, se rejoignent sur les pentes raides (800m de dénivelé !) qui montent à El Alto –ou descendent à La Paz, comme vous préférez. 
El Alto, à 4000m d’altitude, est principalement peuplée par une population aymara, de migrants venant des campagnes et à la recherche d’un travail. Depuis quelques années, elle connait un véritable boom démographique, donc économique ; l’aéroport international y étant situé, l’activité économique y bat son plein.

La feria d’El Alto, aussi appelée Mercado del 16 de julio, occupe chaque jeudi et chaque dimanche, les rues d’une très grande partie de la ville, le long de l’axe principal. Et deux fois par semaine, c’est la caverne d’Ali Baba ; tout, tout, on trouve tout dans ce marché gigantesque, des animaux domestiques, aux meubles, en passant par des fringues et de la musique, des stands de restauration rapide, des voitures, des appareils électroniques. Beaucoup de produits manufacturés, et aussi beaucoup de contrefaçon. Attention toutefois aux pickpockets, la foule y est particulièrement dense !

Autre raison pour monter les 800m de dénivelé : tous les dimanches à 16 heures, le stade Polifuncionnal de la Ceja est le théâtre de combats de catch (lucha libre) entre « Cholitas » (femme vêtues de costumes traditionnels), d’une violence rare mais particulièrement colorés, qui a un énorme succès dans la région ! (pour en savoir plus, reportez vous à la section anecdotes et aux détails amusants).

La Paz

La Paz

La Paz, la plus haute capitale politique du monde avec ses 3200m d’altitude, est située dans une région géographique particulièrement riche. S’étageant sur plusieurs niveaux, frappante de contrastes, en plein cœur de la cordillère Royale, la ville et sa région ne laissent personne indifférent.  

Un peu d’histoire : c’est en 1548 que l’Espagnol Alonzo de Mendoza fonda la ville dans le but d’assurer un trait d’union entre les villes prospères de Potosi et de Cusco. Peu de temps après, elle sera transférée sur le lieu d’habitation d’une petite communauté de mineurs aymara, marquant symboliquement le devenir de la ville.
La Paz s’étend entre 3200 et 4000 mètres au dessus du niveau de la mer. Elle jouit d’une situation géographique idéale, à une heure de route du Lac Titicaca, troisheures des vallées des Yungasen passant par la « route de la mort », et une heure et quelque de la majestueuse Cordillère royale. Son cadre naturel est d’une beauté saisissante ; la ville est littéralement entourée de sommets neigeux et nuageux, de grandes plaines s’étendant à perte de vue, et, à cette altitude, on pourrait presque décrocher quelques étoiles. 

Paysage urbain aux nombreux contrastes, cette mégapole à la géographie improbable, encastrée dans une vallée, offre un bonaperçu globalde la Bolivie. En effet, tout au long de l’Histoire, de nombreuses communautés aux origines très différentes se sont côtoyées, et d’étonnants mélanges en ont résulté ; aujourd’hui, la ville témoigne de cette grande diversité sociale mêlant traditions et modernité(ce qui n’est pas sans parfois provoquer quelquesétincelles). La ville abrite, par exemple, de nombreux marchés indigènes où l’on peut se procurer tous les éléments nécessaires des offrandes, notamment à la Terre-Mère, laPachamama. Parallèlement, les immenses buildings, bureaux de grandes entreprises internationales, poussent comme des champignons, et croiser des hommes (ou femmes) d’affaires en costard-cravate n’est pas choquant. 

Cette ville aux mille et une couleurs, bariolée comme peu d’autres sur la planète, bruyante, vivante, est un dépaysement à elle toute seule. De nombreuses activités vous feront apprécier votre passage dans la ville : musées, lieux de culte, centres culturels, et restaurants situés dans le quartier de Socopachi, et de peñas traditionnels, lesquels sont probablement la meilleure façon de s’imprégner de l’atmosphère locale. 

Oruro

Oruro

Oruro résume bien la situation minière de l’Altiplano. Peuplée à 90% d’indigènes nets, non métissés, son nom signifie « où le soleil est né ». La vie y est rude depuis le déclin de l’industrie minière, et étant donné les conditions climatiques usantes. Froide et grise au premier abord, elle propose pourtant à ceux qui prendront le temps d’y rester quelques jours quelques musées et des sites intéressants aux alentours.

Mais ce qui fait le réel intérêt de la ville, c’est son carnaval : le mois de février voit arriver des milliers et de milliers de danseurs, de musiciens et de badauds, et la ville se part d’un arc-en-ciel de couleurs pour exorciser tout le poids de leur histoire, avec moult musique, danse, couleurs, et bien sûr alcool. C’est un des plus grands carnavals de l’Amérique Latine, et toute la diversité nationale est à la fête. Oruro doit d’ailleurs la classification de patrimoine mondiale de l’humanité à ces festivités annuelles.

Sika Sika

Le village de Sika sika vit principalement de l’agriculture et de l’élevage d’animaux (vaches et brebis), ainsi que de la pêche, grâce à la présence de nombreux fleuves, comme par exemple le Kheto ou le fleuve Aroma (du nom du sous-département d’Oruro dont Sika sika est le chef-lieu). Il faut noter sa remarquable église de style roman, visible de loin dans les étendues désertiques et sèches de hauts plateaux de l’Altiplano.

Potosi

Potosi

A plus de 4000m d’altitude et au pied de monts rougeâtres, se tient la fière Potosi.

L’histoire de ses habitants est inexorablement liée à celle de l’argent, ce métal qui a provoqué le boom démographique et économique de la ville pendant trois siècles, ainsi que son déclin et la pauvreté qui l’a suivi quand il s’est fait plus rare. La richesse des sous-sols de la région lui valu le surnom de « ville impériale », convoitise des rois, par Charles Quint. L’expression « Vale un Potosi ! » (Cela vaut un Potosi !), de Miguel de Cervantes, finit de clore la réputation de la reine de villes d’Amérique. Elle est le symbole du Nouveau Monde et de l’âge d’or de la conquête espagnole.

Parallèlement, Potosi est le symbole même de l’esclavagisme des populations locales qu’a représenté l’exploitation des richesseset des massacres qui ont permis les efforts de guerre et la luxure de la monarchie espagnole. Aujourd’hui encore, les conditions dans lesquelles les mineurs continuent à travailler a de quoi faire froid dans le dos des plus endurcis, et le PIB de la région est l’un des plus faibles du pays.

Les richesses engendrées ont laissé à la ville un héritage précieux d’architecture baroque : 33 églises, des maisons coloniales aux allures imposantes, la Casa de la Moneda...

Elevée au rang de patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987, ces restes d’un passé fastueux embaument d’un parfum de passé une ville aujourd’hui nettement réduite, où la vie des mines et de l’altitude est encore bien rude pour ceux qui y habitent de façon permanente.
Arbre de pierre

Arbre de pierre

Il s´agit d´une formation géomorphologique déclarée monument naturel, avec une hauteur de cinq mètres. Façonné par le temps vous ne serez pas indifférents face à ce monument de pierre. 
Ce site d’intérêt se situe dans le grand désert de Siloli et marque l´entrée au parc national Eduardo Avaroa.

Cimetière de trains d'Uyuni

Cimetière de trains d'Uyuni

Il est possible d’aller rendre visite aux vieilles locomotives à vapeurs du début du siècle dernier qui finissent leurs vies tranquillement. L’âge d’or de ces vieilles machines les vit transporter le minerai d’argent extrait des mines alentours. Plusieurs projets souhaiteraient faire apparaitre ces locomotives dans un musée afin de mieux retracer leur histoire.

Colchani

Le petit village de Colchani constitue un excellent un point d’entrée au Salar d’Uyuni. Ici, la grande majorité des habitants vivent de l’exploitation du sel, et l’extraient par blocs (pour les animaux) ou en grain (pour la consommation humaine), à coup de pics et de pioches. Une partie est vendue, l’autre troquée contre des vivres. Un musée a pris vie il y a peu ; il comporte des explications pédagogiques quant au commerce du sel et aux caravanes de lamas, ces pratiques commerciales appartenant au passé. Un peu plus loin, au sud ouest de Colchani, l’atelier de la Cooperativa Rosario taille dans d’énormes blocs de sel des meubles et objets d’art. Un hôtel entier, fait entièrement de sel, a même été construit : le Palacio de Sal est encore un fait irréel de la région. 

Désert de Dali

Désert de Dali

Référence explicite au célèbre peintre espagnol, les paysages rencontrés dans le désert reflètent son imagination et son talent : crêtes rocheuses sculptées par le vent, dégradé de couleurs vives, pierres rondes de plusieurs tonnes… Un paysage digne de la face de Mars ou de Jupiter.

Désert de Siloli

Désert de Siloli

Le désert de Siloli est peuplé de sculptures naturelles étranges. On passe du rouge au marron puis à des amoncellements de pierres immenses. La plus spectaculaire d’entre elles est l’arbre de pierre, autour de laquelle on peut s’amuser à grimper pour avoir une vue plus large du site.

Geysers Sol de Mañana

Geysers Sol de Mañana

Situé à plus de 4850 m d’altitude, ce champ de geysers est alimenté par une activité volcanique sous-jacente, due aux frottements de la plaque américaine avec la plaque pacifique sud. Cela se manifeste par des spectacles étonnants, faits de cratères de boue bouillonnants, de fumerolles aux vapeurs sulfureuses et bien sûr de geysers d’eau s’élevant à plusieurs mètres de hauts, sous l’effet de la pression (et de la chaleur : on arrive à près de 200° !). Ces thermes se trouvent au cœur du Salar de Chalviri, une formation salée peuplée de flamants et de canards : les espèces vivantes de cette zone ont réussi à s’adapter à ces conditions climatiques pour le moins hostiles. 

Incahuasi

Incahuasi

Du quechua « la maison de l’Inca », c’est une étape incontournable de la visite du Salar. Elle est aussi appelée île du pêcheur, en référence  à l’’île jumelle « du poisson » : également recouverte de ces cactus géants, elle est aussi entourée d’étendue de sel hexagonales. Les chemins aménagées permettent de grimper facilement à son sommet afin d’observer l’immensité le salar. Outre les cactus, l’île est aussi habiter par les vizcachas, sorte de lapins andins de la famille des chinchillas.
En outre l’ouverture récente d’un café-restaurant permet de pouvoir y déjeuner dans ce cadre extraordinaire.
L’île d’Incahuasi est souvent appelée à tort île du poisson. Sur une carte (ou Google Earth)  elle est située au centre du salar avec un seul sommet en son centre.

Laguna Blanca

Le Lac Blanc, séparé du lac vert par un étroit cordon de terre, doit sa couleur laiteuse à une très forte concentration de minéraux dans ses eaux, principalement du borax. 

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Ce lac rouge sang est un des sites les plus impressionnants du Sud Lipez. Gardé par des pics volcaniques, ses rives sont colorées par des dépôts de différents minéraux, comme le sodium,  de gypse (doré), de magnésium, ce qui rend le lac encore plus irréel. Sa profondeur ne dépasse pas les 80cm, c’est pourquoi des hordes entières de flamants roses l’ont élu pour domicile. De plus, la présence de plancton et d’algues, ainsi que les nombreux minéraux, sont la diète parfaite de ces majestueux animaux, dont la présence finit de dresser le parfait tableau de carte postale.

Laguna salada

Dans le Sud Lipez, le lac salé ajoute une tonalité de couleurs encore différente de celle des lacs de couleurs électriques déjà rencontrés.

Laguna Verde

Laguna Verde

Le bleu-vert électrique de ce lac, balayé en permanence par un vent glacial, est à couper le souffle (au sens propre du terme, puisqu’il se dresse à plus 4400 mètres d’altitude). La présence imposante du volcan Licancabur, rajoute encore un peu de grandiose à une scène qui l’est déjà. A proximité de geysers, dont celui du Sol de mañana, la lagune verte change constamment de teinte et de reflet, en fonction des vents qui la caressent, car ses composantes chimiques (carbonate de plomb, soufre, arsenic et calcium), eux, ne varient jamais… 

Mirador du volcan Ollague

Le volcan Ollagüe se trouve sur la frontière Chili – Bolivie, avec une altitude de 5870 mètres c´est l’un des volcans possédant la plus forte activité de toute la Cordillère Occidentale. 
Il est possible d’apercevoir depuis le belvédère du volcan Ollagüe une grande fumerole d´une centaine de mètres de hauteur.
Autre point d’intérêt du site, vous serez sur une immense coulée de lave (froide !) qui présente des formes particulières, certains le connaissent aussi comme « la planète mars » du fait de ses couleurs et du contexte assez « spatial ».

Musée et nécropole de San Juan

Dans la région de San Juan del Rosario habitèrent au XIIème siècle les Llipis ou seigneurs du Lípez. 
Aujourd’hui on peut trouver des témoignages de leur culture, leur quotidien, leur coutumes (vie religieuse, rites d´enterrement etc), réunis dans un petit musée mettant en valeur ces pièces.  
Il est à noter qu’à deux pas du musée se trouve la nécropole.
Ojos de Agua

Ojos de Agua

Sous le Salar d´Uyuni transitent des rivières d´eau douce et salée. Cette eau, qui passe sous la croûte de sel, emporte avec elle l´air qui va trouver des moyens pour ressortir. Ces « yeux » du salar sont les endroits où l´air ressort précisément en formant des petits lacs en plein cœur du salar. Cela se manifeste à travers des bulles qui remontent vers la surface avec l´eau chargée de minerais.

Passage de l'Inka

Le grand désert du Siloli se partage en deux parties ; la 1ère avec ses couleurs ocre et ses montagnes « lunaires », puis la 2ème dévoile les paysages du Nord Lípez, à la fois aride et gris, dont la couleur se trouve au niveau des lacs peuplés d´oiseaux. Passer par el paso del inka, point de passage étroit, vous amène à découvrir ces palettes de paysages aussi différentes que sublimes. 

Puerto Chubica

Le salar d´Uyuni est une masse de sel convexe, qui fait que l´eau se concentre sur les bords du désert, créant une masse de sel mélangée avec de la boue et de l’eau, il est très simple de s´y embourber. 
C’est la raison pour laquelle il n´est pas possible de rentrer ou sortir du désert salé n´importe où ; les habitants y ont créés des ports avec des terre-pleins afin d’en faciliter l’accès. 
Chuvica est un exemple de ces ports artificiels, ce dernier est situé au sud du Salar.

Route des Joyaux

Littéralement, la « route des joyaux », ce parcours passe par plusieurs lacs :Cañapa,  Hedionda, Honda, Ch’arkota,  et Ramaditas.

Laguna Cañapa
Lac salé dans le désert du sud Lípez, avec ses 1,4 kilomètres de superficie il est entouré de volcans et héberge une importante faune comme les flamants roses.

Laguna Helionda
Du haut de ses 4134m au nord est du Salar de Chalviri, ce lac de sel d’un blanc laiteux s’étend, majestueux, ceint de hauts pics montagneux. La terre brunâtre des rives accueille des centaines de flamants roses ; on a l’impression de toucher le ciel.

Laguna Honda 
Paysage entouré au loin de volcans au sommet couvert de neige, la laguna honda, dont le nom signifie « lac profond », n’a en réalité que 10 cm de profondeur. Mais cette faible profondeur rend ce lac particulièrement calme, et en fait un véritable miroir dans lequel le bleu éclatant du ciel et ses variantes nuageuses se reflètent, variant au fil des heures. Un spectacle époustouflant, surtout quand les troupeaux de flamants roses prennent leur envol…

Laguna Chiarkota 
Des pics raides et escarpés, la plupart du temps recouverts de neige, surplombent le lac ; puis ce sont des collines plus douces, et encore et toujours ces fameux flamants roses qui peuplent toute la zone, rehaussant de couleurs vives ce lac où l’air vif de haute montagne vient à manquer devant la beauté du paysage. 

Laguna Ramaditas
Ce petit lac aux allures volcaniques se tient à 4400m d’altitude. Les monts environnants, la roche à vif, donnent l’impression d’avoir atterri sur Mars ou sur Neptune… 

Salar d'Uyuni

Salar d'Uyuni

 Le salar d’Uyuni est une étape obligatoire dans la région de l’Altiplano.

Ce trésor naturel du bout du monde alimente les rêves de voyageurs, et ces inépuisables gisements de sel (utilisés dans le processus de d’exploitation du lithium) cristallisent l’attention de tous les constructeurs automobiles de la planète. Le blanc à perte de vue de ces plaines désertiques et désespérément plates, à 3650m d’altitude, n’a de comparaison qu’avec le bleu azur du ciel des hautes Andes. Lorsqu’il pleut ne serait-ce qu’un peu, le désert de sel devient un miroir parfait, et les levers de soleil orangés embrasent alors ciel et terre. Tous les repères nous lâchent, dans cet autre monde aux conditions climatiques extrêmes ; c’est un voyage hors du temps et de l’espace que de découvrir le Salar d’Uyuni.

Salar de Capina 

S’étendant sur plus de 58km2, le Salar de Capina est un autre désert de sel dans la région. Plus petit mais non moins impressionnant que les autres, il contient en particulier une forte concentration de bore, et fait l’objet d’extraction par différentes compagnies étrangères.

Salar de Chalviri

Le salar de Chalviri se trouve juste à côté de la Laguna salada et du lac Polques (proche des sources thermales du sud Lípez). Il marque le passage pour continuer la route des joyaux andins vers le village de Quetena, camp de base pour l´ascension du volcan Uturunku. La plus grande partie de l´année il se trouve inondé, raison pour laquelle l´exploitation du Borre se fait de façon artisanale.

Salar de Chiguana

Salar de Chiguana

Il s’agit de la petite sœur du Salar d’Uyuni, une autre formation salée qui jouxte la frontière chilienne, entourée de volcans aux nuances de gris, d’argent, de rouge et de blanc. Spectaculaire. Majestueusement recouvert de neige, le volcan Ollagüe culmine à plus de 5865 mètres au dessus du niveau de la mer, et se situe juste à cheval entre le Chili et la Bolivie. Attention, il est encore actif !

San Juan

Au cœur du Sud-Lípez, San Juan de Rosario (appelé le plus souvent simplement San Juan) est une petite localité prise d’assaut par les voyageurs pour passer la nuit, en attendant de continuer leur exploration des merveilles de la région. Plusieurs hébergements sommaires permettent de faire une pause dans l’excursion du Sud Lípez. La charmante petite église semble appartenir à une autre époque, et les conditions climatiques extrêmes rendent insolites la présence d’êtres humains.  Un bon point de départ (ou d’arrivée, ou de repos) dans la rudesse du climat du Sud Lipez. En outre, il faut noter la présence du musée musée Kawsay Wasy, où l’on peut découvrir une exposition d’objets et d’ustensiles ayant appartenus à des civilisations passées. Les explications historiques et chronologiques sont très détaillées et très instructives.  Compris dans la visite du musée, un petit chemin nous mène vers un cimetière datant du XIIe siècle. Celui-ci prend l’aspect de plusieurs petits dômes de terre au milieu d’un grand plateau. A l’intérieur de ces dômes, se trouvent des squelettes d’humains, autrefois comprimés dans de grands bocaux, qui sont aujourd’hui tous brisés ou disparus. Cependant, ces monticules de terre ne sont pas le fruit du travail de l’homme, mais plutôt des vents, qui sont venus apporter et entasser de la terre autour de ces bocaux. 

Thermes de Polques

Thermes de Polques

C’est une des merveilles de la nature : après des nuits à -20°, se glisser dans les eaux thermales de Polques, à plus de 30 degrés, est un bout de paradis sur Terre. La richesse en minéraux donne à ces eaux des vertus thérapeutiques, en plus du cadre grandiose au sein duquel se trouvent les sources. 

Uyuni

Uyuni

Ancien croisement des routes ferroviaires, la ville en elle-même ne présente pas grand intérêt : atmosphère triste et froide, chargée d’une histoire minière bien lourde. C’est le désert de sel qui s’étend non loin de la ville qui fait son intérêt. C’est aussi la richesse de cette ressource naturelle, en particulier en lithium, qui fait son attrait, mais cette fois pour les multinationales et non pour les touristes ; un bras de fer intense se joue entre elles et la nouvelle politique de gestion des ressources d’Évo Morales.

Valle de las Rocas

"la vallée des rochers". La route qui continue après la Laguna Colorada serpente entre des formations rocheuses étranges, dans une des zones les plus isolées de la région. 

Villa Alota, Culpina K et San Cristobal

Avant la découverte de l´important gisement d´argent de San Cristobal, ces villages étaient de simples regroupements de maisons où les habitants élevaient leurs lamas. 
Aujourd´hui, un projet de la fondation San Cristobal a permis de valoriser les maisons grâce à une architecture moderne et uniforme. 
L’activité principale reste l’élevage, cependant l’économie locale s’est diversifiée grâce aux mines, au tourisme et au commerce. Un bel exemple de réussite. 

Villa-Mar

Villa mar est un petit village bâtit sur le flanc d´une coulée de lave avec des sources d’eau proche qui forme un sorte de petit oasis dans le désert du Lipez. Dans la région, il est possible de visiter un site de peinture rupestre. 

A savoir sur la Bolivie

Histoire de la Bolivie : les années 1990La santé en BolivieGastronomie bolivienneL'éducation en BolivieLa Population Bolivienne
Histoire de la Bolivie : les années 1990

Histoire de la Bolivie : les années 1990

L’année 1993 est un véritable tournant dans l’histoire du pays. Le nouveau président, Gonzalo Sanchez de Lozada parvient à relancer l’économie, mais ce de façon brutale car extrêmement rapide, et à travers un processus de capitalisation extrême et d’ouverture à tous les investisseurs étrangers ; et la crise sociale de s’aggraver de plus en plus. 

En 1997, le dictateur Banzer Suarez revient au pouvoir par les urnes. La corruption reprend de plus belle, la culture de la coca est plus que jamais combattue, le prix du carburant monte en flèche.

En 2000, la première « guerre de l’eau » éclate à Cochabamba contre la privatisation (forcée par la Banque Mondiale) des ressources en eau qui entraînait une augmentation des tarifs. 

La santé en Bolivie

La santé en Bolivie

L’accès à la santé en Bolivie reste assez précaire : 37,9% des Boliviens n’ont tout simplement pas accès à un service de santé, et les dépenses en santé représentent à peine 4,8% du PIB du pays.

L’espérance de vie à la naissance est de 66 ans pour les hommes et 70 pour les femmes (pour comparaison, en France, l’espérance de vie est de 78 ans pour les hommes et 81 pour les femmes).

Environ une personne sur deux vivant en zone rurale n’aurait jamais vu un médecin (issu d’une université de médecine) ; cela dû en grande partie au très faible nombre de médecin par habitant, qui est de 1,3 pour mille. 

De plus, il existe un vrai décalage dans le système médical bolivien. La plupart de la population extra-urbaine a beaucoup plus facilement tendance à faire appel à un curandero, un sorcier-guérisseur issu des traditions préhispaniques, mêlant magie, superstitions et plantes médicinales, qu’à un médecin issu d’une université.

En effet, en dehors du facteur financier, qui rend rapidement inaccessibles ses services, ce dernier sera la plupart du temps blanc, parlant exclusivement espagnol et non la langue autochtone des populations vivant en zone rurale (quechua, aymara, guarani, chiquito, …), et d’une culture très différente à la leur ; et parfois, la relation avec ce médecin est entachée de racisme ou de mépris. Pour toutes ces raisons, l’accès à une médecine non-traditionnelle est limité. 

D’autre part, un système de sécurité sociale basique a été mis en place par le gouvernement, le seguro basico ; mais l’importance du travail informel réduit considérablement le nombre de personnes effectivement couvertes par cette sécurité sociale, normalement payée par l’employeur.

Un des domaines où la santé est la plus préoccupante est la santé sexuelle ; les grossesses adolescentes sont nombreuses, et seul 61% de la population féminine nationale fait usage de moyens contraceptifs. Une autre cause des nombreuses maladies qui maintiennent un fort taux de mortalité infantile (pneumonie, diarrhées, etc.) est le manque de structures d’eau et d’assainissement des eaux usées.

Gastronomie bolivienne

Gastronomie bolivienne

Malgré une faible notoriété internationale, la gastronomie bolivienne réserve aux amateurs de bonnes chaires d’agréables surprises.

Chaque région possède ses spécificités, et la table reflète l’identité culturelle de chaque province. Cependant, vous ne pouvez pas passer par la Bolivie sans avoir essayé les spécialités suivantes.

Evidemment, la patate (attention, papa en espagnol). Le tubercule se décline à l’infini, selon les plats, les sauces, les variétés ; c’est véritablement la base de l’alimentation andine. A Cochabamba, la fierté locale, c’est l’aji de papalisa.

Pour les curieux, essayer le chuño : cette pomme de terre déshydratée est souvent utilisée dans les très hauts plateaux, où la conservation des aliments devient difficile à cause du froid. 

Jamais de pomme de terre sans viande. Et ça, la viande, on l’aime, en Bolivie. En anticucho (brochette de cœur, de poulet, ou de viande de bœuf avec une patate au bout), ou en chicharrón (morceau de porc grillé ou frit, surtout dans les marchés), les végétariens auront des difficultés à s’alimenter, car la viande est omniprésente dans le menu des boliviens. Les parrilladas (barbecue) sont fréquentes et très appréciées. A Cochabamba, demandez un pique macho, steak piquant accompagné de frites, d’oignons et autres.

Dans les Andes, on a l’habitude de manger du cuy… notre cochon d’inde. Ames sensibles s’abstenir, ils sont servis entiers, avec la tête et les pattes. Et évidemment, l’incontournable, ne manquez pas de goûter à la viande de lama ; délicieusement tendre, vous ne la retrouverez probablement pas à votre retour dans le supermarché du coin. 

L’autre invariable de la cuisine bolivienne, c’est la soupe. Traditionnellement, c’était le seul repas de la journée ; et elle est restée le passage obligé de chaque menú des petits bouibouis (et même des grands). A La Paz, goûtez le chairo : vous trouverez dans votre bol en terre cuite le fameux chuño précédemment cité, de la viande d’agneau, de bœuf, et du charque (viande séchée et salée).

Il y a aussi la sopa de quinoa, la sopa de maní (aux cacahuètes), la lagua de choclo (crème de maïs)… Le kalapurka mérite une attention particulière ; littéralement, la soupe de pierres chaudes, c’est une soupe épaisse faite de maïs violet assaisonnée d’une herbe appelée la chachacoma, servie avec au milieu du bol une pierre chauffée dans des braises, qui fait cuire la soupe. 

Quelques spécialités en guise de snacks ou au petit-déj’ : l’empanada, sorte de chausson fourrée à la viande, au poulet, au fromage, servie chaude. On l’appelle également salteña, quand c’est la recette spéciale de Bolivie (l’empanada se retrouve sous différentes versions dans toute l’Amérique du Sud), c'est-à-dire avec de la viande, de la pomme de terre, de l’œuf, des petits pois, de l’oignon, des olives, parfois des raisins secs et de la carotte, et une sauce légèrement pimentée.

Autre petit plaisir de 10h, le tamal, ou humita pour la version végétarienne, chausson de farine de maïs farcie de viande, légumes, épices.

Enfin, il faut noter que les desserts ne sont pas courants ; un almuerzo ou un menú sur le marché ou dans une cantine, qui est servi avec l’entrée (la soupe) et un rafraîchissement, ne comprend presque jamais de dessert.

Peu importe, les marchés regorgent de fruits comme la mangue, la chirimoya (gros fruit vert à pulpe blanche, particulièrement savoureux), la tuna (petit fruit coloré qui poussent sur des cactus – la figue de Barbarie), la maracuya (fruit de la passion, excellent en jus) ; mais le mieux est encore de partir à l’aventure, et de découvrir par soi-même l’ocoro jaune et épineux, le guaraypuru rond, violet et vert, et tous les autres fruits intrigants qui feront votre émerveillement à travers les marchés boliviens.

En terme de boisson ; pour commencer avec le non-alcoolisé, le plus typique est évidemment le mate de coca, infusion de feuille de coca, excellente pour le mal de l’altitude, la digestion, l’oxygénation du corps, etc. Autre tisane locale, l’api, faite de maïs rouge moulu, très sucrée. Le café de Yungas, arabica, que les Boliviens boivent extrêmement sucré, est réellement excellent. Le mocochinche se compose de jus de canne à sucre, de cannelle et de pêche. Et puis, bien évidemment, tous les jus de fruits possibles et imaginables, vendus un peu partout. 

Attention à l’alcool en altitude : ça monte beaucoup plus rapidement à la tête. Une grande spécialité alcoolisée sont les cocktails préparés avec du Singani, sorte de grappa bolivienne, à 43%, faite à base de raisin. On peut citer entre autre le Chuflay (avec du Ginger Ale ou du sprite et du citron) ou le Yungueño (avec du jus d’orange).

Mais lorsque les Boliviens boivent, c’est surtout avec de la bière ou des alcools forts. Chaque ville a sa marque de bière : la Paceña, blonde ou brune, pour La Paz ; la Sureña, légère, à Sucre ; la Cruceña à Santa Cruz ; la Potosina, quelque peu robuste ; la Huari, au goût assez inhabituel, à Oruro…

Les paysans, pendant les fêtes, préfèrent l’aguardiente ou le puro, alcool local redoutable. Enfin, dans les Andes et aussi à Cochabamba, la chicha, faite de maïs fermenté et que vous retrouverez également au Pérou, est largement consommée.

La Bolivie produit du bon vin ; la région de Tarija, à l’extrême sud du pays, vous réserve bien des surprises –et de bons cépages. La tradition du vin remonte à l’arrivée des jésuites qui, en 1606, plantèrent les premières vignes, pour les besoins de leur culte.

Mizque, le siège des archevêques pendant la colonie, devient rapidement un gros producteur de vin ; mais ça n’est que dans les années 1970 qu’une industrie du vin commence à voir le jour.

Ces dix dernières années, d’importants investissements ont été réalisés pour l’importation de nouveaux cépages ; aujourd’hui, en Bolivie, on produit du Cabernet Sauvignon, du Malbec, du Barbera et du Merlot; en vin blanc, on a du Riesling, du Franc Colombard et du Chardonnay.

A cette altitude (entre 1600 et 2400m), le raisin se gorge de très riches arômes, dû à une exposition aux ultraviolets plus intense qu’ailleurs. C’est ce qui donne au vin bolivien son caractère propre et bien particulier.

L'éducation en Bolivie

L'éducation en Bolivie

Comme pour le domaine de la santé, les problèmes d’éducation sont à relativiser en fonction de la zone, rurale ou urbaine. L’analphabétisme national est de plus de 13%, une des moyennes les plus fortes d’Amérique Latine, et ce chiffre atteint les 25% en zone rurale. Dans les campagnes, la durée des études est en moyenne de 4,2 ans, contre 9,4 ans en ville. 

Ces difficultés sont souvent dues au fait que les familles paysannes ont besoin du travail de main d’œuvre des enfants pour vivre, en les envoyant faire paître les animaux pendant que les parents travaillent en ville ou à la maison, à participer aux récoltes, etc., ce qui provoque un taux d’absentéisme à l’école assez considérable.

L’autre difficulté que rencontrent ces familles est la barrière linguistique et culturelle : souvent les professeurs en zone rural ne parlent pas la langue des enfants à qui ils enseignent, ce qui rend l’apprentissage de l’espagnol difficile avant de rentrer dans l’enseignement de fond ; et les incompréhensions culturelles limitent fortement les chances d’intégrer des institutions d’éducation secondaires ou supérieures.

De plus, le niveau de formation des enseignants est souvent très insuffisant, les bons professeurs ou les plus anciens ayant souvent gagné le droit de rester en ville. 

Les petites filles sont, dans la majorité des cas, les plus défavorisées. Si une famille ne dispose pas des moyens suffisants pour envoyer tous ses enfants à l’école, on privilégie l’éducation des fils avant celui des filles. L’analphabétisme des femmes, est, en moyenne nationale, de 18,4% (rappelons que la moyenne nationale est de 13%...).

De manière générale, la plupart des enfants terminent l’école primaire, mais rarement le secondaire ; et les jeunes filles se retrouvent régulièrement dans la situation handicapante de tomber enceinte très jeune du fait d’un réel manque d’éducation et d’accès à la santé sexuelle. Avec un enfant à 17ans, rares sont celles qui sont en condition de terminer leurs études secondaires.

Des tentatives régulières pour modifier le système éducatif ont eu lieu ces dix dernières années. L’arrivée à la présidence d’Evo Morales a marqué de nouvelles priorités dans ces tentatives de réformes ; il faut décentraliser le contrôle sur les institutions éducatives, afin que les régions puissent avoir une marge de manœuvre sur le fond et la forme de l’enseignement ; instaurer une éducation bilingue et interculturelle (privilégier les professeurs issus des peuples indigènes) ; améliorer la formation des professeurs…

Mais l’instabilité politique, les contestations sociales, et surtout la résistance du syndicat des professeurs rend longue et laborieuse, voire incohérente, cette réforme, d’autant plus que le budget d’Etat dédié à l’éducation, aujourd’hui de 10%, devrait être sensiblement augmenté afin de la mettre en œuvre ; or, il semblerait que la volonté politique manque encore un peu pour arriver à ces objectifs.

La Population Bolivienne

La Population Bolivienne

Comme dans bien d’autres pays d’Amérique Latine, l’arrivée des colons espagnols a engendré, avec le temps, un certains nombre de métissages de population et de mélanges d’influences. Cela a abouti à la grande diversité ethnique que le pays connait aujourd’hui.

La Bolivie est, avec le Pérou, l’un des pays d’Amérique du Sud qui comprend la plus grande proportion de population indigène: 60% sont ou Quechua, ou Aymara.

Depuis les années 70 et 80, ces populations se sont fortement organisées pour revendiquer leurs droits (l’abolition de l’esclavage ne date que de la révolution de 1952…).
Attention : il est à noter que le terme indio en espagnol, est connoté très négativement, et est souvent perçu comme une insulte.

Malgré la forte présence indigène, une élite blanche héritée de la colonie espagnole a toujours la mainmise sur les affaires du pays. L’arrivée au pouvoir d’Evo Morales, premier Président indigène de la Bolivie et en Amérique Latine, a, dans une certaine mesure, modifié ce statu quo ; une nouvelle orientation politique est proposée au pays. Malgré tout, le monde des finances et du commerce reste la chasse gardée de la minorité blanche. 

Entre ces deux opposés, on trouve une infime minorité de population noire africaine, descendants des esclaves amenés d’Afrique, des émigrés asiatiques (surtout chinois), et certains groupes d’européens émigrés après la Seconde Guerre Mondiale (allemands, autrichiens et italiens), ainsi que des métisses, issus du mélange de ces différents groupes.

Cette diversité ethnique et culturelle est une grande richesse : les métissages culturels (danses, arts, gastronomie, littérature, artisanat) traduisent une identité plurielle et en mouvement permanant. Et à la fois, elle représente une grande fragilité pour le pays, où les blocages et les conflits sociaux et économiques se succèdent et se multiplient.

Petites anecdotes sur la Bolivie

Chacaltaya - Station de ski la plus haute du mondeLe dernier combat du Che GuevaraLes afro-BoliviensLes forces navales boliviennes et le Jour de la MerLa pomme de terre (histoire de Parmentier)
Chacaltaya - Station de ski la plus haute du monde

Chacaltaya - Station de ski la plus haute du monde

La montagne de Chacaltaya (5300 mètres), située à seulement 1 heure de La Paz, fut pendant de nombreuses années la plus haute station de ski au monde, desservie par un téléski rudimentaire la station était accessible qu’à une certaine période de l’année.

En effet il n’était possible de skier que pendant l’été austral de Décembre à Février à cause de la rudesse du climat en hiver.

La station de ski fût victime du réchauffement climatique et le glacier a disparu en Mai 2009. 

Depuis cette date le remonte pente fût démonté et il ne reste qu’un laboratoire d’observation des particules (le plus haut au monde).

Aujourd’hui, Chacaltaya offre un point de départ idéal pour réaliser de superbes balades en montagne.


Le dernier combat du Che Guevara

Le dernier combat du Che Guevara

Si le Che est une icône des luttes pour la justice sociale dans toute l’Amérique Latine, elle est particulièrement forte en Bolivie. Dernier théâtre de sa vie et de sa lutte, son image a fortement imprégné les esprits.

Après avoir mené la Révolution Cubaine en 1959, il en part en 1965 pour l’étendre au continent sud américain. Il installe un camp de base dans la région de Santa Cruz en fin d’année 1966, et tente de lancer une seconde révolution en convaincant les paysans boliviens qu’ils sont exploités et qu’ils doivent se rebeller.

Mais l’asthme, la fatigue, la méfiance des paysans et la trahison du Parti Communiste Bolivien eurent raison de lui en quelques mois ; il est capturé en octobre 1967 près de la Higuera et exécuté le lendemain à Vallegrande. 

Aujourd’hui, on peut visiter les derniers lieux de lutte du guérillero en parcourant la ‘’route du Che’’, une sorte de pèlerinage en l’honneur de cet homme qui se leva contre les injustices sociales et en faveur l’unité latino-américaine.

Les valeurs et les revendications que véhicule son image sont encore très souvent empruntées lors de manifestations à caractère social dans toute la Bolivie.


Les afro-Boliviens

Les afro-Boliviens

Minorité mal connue mais bien réelle en Bolivie, les afro-Boliviens sont les descendants des esclaves amenés d’Afrique pour travailler dans les mines de Potosi. Un bon nombre d’entre eux y moururent, mais certains aspects de la vie culturelle et sociale nous rappellent cette page de l’Histoire.

D’abord, la morenada est une des danses traditionnelles les plus populaires de Bolivie, et retrace l’Histoire de cette minorité noire amenée d’au-delà de l’océan. Ensuite, la présence d’afro-boliviens dans les collines verdoyantes des Yungas, par exemple, où ils sont vêtus des mêmes habits traditionnels que les indigènes, malgré assez peu de mélange entre les deux communautés.

Leur représentation au niveau politique est presque inexistante. 

Les forces navales boliviennes et le Jour de la Mer

Les forces navales boliviennes et le Jour de la Mer

Les forces navales boliviennes

Bien que ce pays soit aujourd’hui enclavé en perdant sa façade maritime au cours de la guerre du Pacifique, la Bolivie possède des forces navales ! Ca n’est pas une blague ; elles sont essentiellement stationnées sur le lac Titicaca et sur les grandes rivières affluentes de l’Amazone, en particulier à Trinidad, la capitale du Beni. En Amazonie, les forces navales sont utilisées dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue.

Jour de la mer

Cette célébration annuelle voit les forces navales boliviennes défiler dans les rues de La Paz, et plus particulièrement sur la place Eduardo Avaroa, ce héros de la guerre du Pacifique lors de laquelle la Bolivie a perdu son accès à la mer au profit du Chili. Les défilés militaires solennels traduisent bien l’importance que revêt cette perte dans la conscience nationale et patriotique ; ce jour est aussi l’occasion pour le gouvernement de La Paz de réitérer son intention d’un jour recouvrir la souveraineté sur ce littoral. 


La pomme de terre (histoire de Parmentier)

La pomme de terre (histoire de Parmentier)

Antoine Augustin Parmentier joua un rôle important dans la démocratisation de la consommation de la pomme de terre, chose si anodine aujourd’hui. 

A l’origine, spécificité de l’Amérique du Sud et plus précisément du Pérou, la pomme de terre est rapportée en Europe au XVI° siècle. Mais personne n’a confiance en cette petite sphère inégale, au goût étrange, qui pousse comme une carotte mais qui n’en est pas une.

Parmentier a fait des études de chimie ; mais les grandes famines que connait le continent européen pendant le XVII° siècle le poussent à s’intéresser à l’agrochimie et à la sécurité alimentaire. Il découvre les merveilles nutritionnelles de la pomme de terre pendant un voyage en Allemagne, et se fixe pour but de répandre sa consommation en France, où la crise du blé décime des milliers de gens.

Il tente de nombreuses façons de convaincre nobles et roturiers de la valeur de la pomme de terre, notamment en organisation des banquets gigantesques faits entièrement à base de pomme de terre ; mais rien n’y fait. 

C’est finalement par la ruse que Parmentier réussit à faire entrer la pomme de terre dans les mœurs de consommation française. Il fit pousser un champ de pommes de terre aux orées de Paris. Gardée le jour, les Français voyaient un champ bien protégé : la valeur de ce qu’il contenait devait être très grande pour être aussi bien protégée !

L’intérêt pour cette plante étrange monta en flèche à leurs yeux. Mais la garde se retirant la nuit, le champ est alors ouvert à tous les chenapans venus voler le trésor que protégeaient les gardes pendant le jour… C’est ainsi que l’image négative de la pomme de terre fut dépassée en France, et qu’elle entra dans les habitudes de consommation des Français jusqu’à l’heure d’aujourd’hui.


Informations pratiques importantes

Santé et voyage en BolivieVos bagagesComment arriver en Bolivie?Trousse médicale du voyageur en BolivieArgent et Taux de Change en Bolivie
Santé et voyage en Bolivie

Santé et voyage en Bolivie

La moitié du territoire bolivien se situe dans la cordillère des Andes à de hautes altitudes (+ de 3500 mètres), ce qui implique une bonne condition physique pour effectuer les visites. En cas de problèmes cardiaques ou pulmonaires, faites le point avec votre médecin traitant, lui seul pourra vous conseiller.

A) Mal aigu des montagnes:

Le Soroche ou M.A.M -Mal Aigu des Montagnes- est un syndrome qui peut apparaître lors d’un séjour en altitude, il regroupe différents symptômes qui peuvent se manifester de façon séparée à l’image de maux de tête, nausée, toux sèche irritante, vomissement, insomnie, vertige et fatigue générale.

Un voyage en Bolivie nécessite inévitablement des passages à des altitudes élevées, de simples conseils peuvent prévenir ce désagrément.  Une acclimatation progressive à l’altitude, surtout avant un trekking ou une ascension. Eviter les efforts lors de l’acclimatation. S’hydrater régulièrement à l’aide d’eau ou de tisanes. Eviter l’alcool et la cigarette pendant l’acclimatation. Vous pouvez consommer des tisanes de feuilles de Coca.

B) Les vaccins:

Le vaccin de la  fièvre jaune est très fortement conseillé dans le cas d’un passage en jungle Amazonienne (ce qui pourra être notre cas). Il est toutefois conseillé de faire le point avec votre médecin et de demander les rappels des vaccinations courantes.

Nous pouvons recommander un traitement préventif pour le paludisme, uniquement pour les journées passées en Amazonie. Il n’y a pas de paludisme en altitude.

Vos bagages

Vos bagages

Les compagnies aériennes opèrent un contrôle très strict sur les bagages. Vérifiez bien le poids et le nombre de bagages autorisés en soute.

Pour votre bagage de cabine, évitez d’y placer tout objet pointu ou tranchant (couteau, ciseau…) que vous laisserez dans vos bagages de soute. Les liquides ou aérosols sont aussi interdit en cabine.

Les voyageurs doivent prévoir deux sacs différents, un sac ou une valise de grande capacité (50 à 70 litres) pour l’ensemble de leurs affaires.

Un deuxième qui sera obligatoirement un petit sac à dos (30 à 40 litres) pour la journée, dans lequel ils pourront ranger veste, gourde, appareil photo et autres accessoires.

Attention les compagnies aériennes intérieures acceptent un poids maximum de 22 kg par personne en soute (plus d’information suivant la compagnie aérienne). 

Antipode conseille de voyager avec un poids de maximun 15 kg pour faciliter les manutentions et pour optimiser l’espace du 4x4 lors des visites au salar d’Uyuni et du sud Lipez.

Il arrive fréquemment que  lors de votre voyage des excursions de plusieurs jours soient prévues avec un retour au même hôtel, comme par exemple dans le salar de Uyuni, au lac Titicaca ou en Amazonie.

Il vous sera alors possible et fortement recommandé de laisser le plus gros de votre bagage à votre hôtel et de n’emporter que le nécessaire pour les journées d’excursions.


Comment arriver en Bolivie?

Comment arriver en Bolivie?

A) En avion (compagnie, horaires etc…):

Les principales compagnies aériennes desservant la Bolivie sont LAN, Aerosur, American Airlines, Delta Airlines, Iberia, Taca et Air France / KLM desservent également la Bolivie via des compagnies partenaires. Il est à noter que les principaux aéroports de Bolivie sont Santa Cruz et La Paz.

Antipode est une agence locale en Bolivie, nous ne vendons pas de billets d’avion internationaux, nous vendons les prestations terrestres locales et les billets d’avion nationaux.

Les principaux aéroports de Bolivie avec leurs codes sont  les suivants:
Ville Nom de l’aéroport Code IATA La Paz El alto LPB Santa Cruz de la sierra Viru-Viru VVI Sucre Juana Azurduy de Padilla SRE Cochabamba Jorge Wilstermann CBB Tarija Capitán Oriel Lea Plaza TJA Rurrenabaque Rurrenabaque   RBQ Uyuni Uyuni UYU


B) Par la route (depuis le Pérou, Le Chili, L’Argentine, Le Paraguay, Le Brésil):

Depuis le Pérou, le principal accès pour rejoindre la Bolivie est par le lac Titicaca ; il existe deux postes frontières : Kasani/Yunguyo pour rejoindre Copacabana et Desaguadero pour rejoindre La Paz. 

Depuis le Chili, le principal point d’accès est le poste frontière Chungará/Tambo Quemado, situé sur la route reliant Arica à La Paz. Il existe d’autres points d’accès, plus faciles à utiliser si l’on veut rejoindre le Chili depuis la Bolivie. 

Depuis l’Argentine, les principaux postes frontières sont Villazón/La Quiaca et Yacuiba/Pocitos. Villazón est desservit par le train ainsi que des bus rejoignant Tupiza et Oruro. 

Depuis le Paraguay, il est plus aisé de rejoindre le Brésil (via Ponta Pora et Corumbá) pour gagner Quijarro en Bolivie.  Il est bien sûr également possible d’effectuer la liaison entre Asunción et Santa Cruz via un trajet de plusieurs jours en bus.

Depuis le Brésil, le principal point d’accès est Corumbá/Quijarro. De nombreux transports collectifs existent pour acheminer les voyageurs vers le point frontière.  

C) Par le train (depuis le Brésil et l’Argentine):

Depuis l’Argentine, il existe deux point d’accès en Bolivie qui sont par la ville de Villazon (frontière la Quiaca) avec la compagnie FCA et par la ville de Yacuiba avec la compagnie « Ferroviaria oriental ».

Depuis le Brésil, il existe un point d’accès en Bolivie depuis la ville de Quijarro avec la compagnie « Ferroviaria oriental » qui rejoint Santa-Cruz de la Sierra.

Trousse médicale du voyageur en Bolivie

Trousse médicale du voyageur en Bolivie

Les passagers doivent prendre tous leurs traitements habituels pour le voyage. A prévoir également, une crème solaire écran total et pour l'Amazonie, un produit anti-moustique puissant avec 50% de DET (qu'il est préférable d'acheter dans le pays d'origine).

Pour les problèmes digestifs (courant lors d’un voyage), les voyageurs peuvent amener de l’Immodium, Intetrix, ou Flagyl et du Smecta.

Pour une pharmacie plus complète, nous recommandons les articles suivant :

- Crème solaire haute protection (protection 50), et stick labial
- Crème répulsive anti-insectes (avec 50% de DET)
- Élastoplast et double peau (Compeed), pansements assortis
- Vitamine C ou poly vitamines
- Anti diarrhéique : Immodium
- Antiseptique intestinal : Intetrix, et Flagyl
- Antalgique : Aspirine, Doliprane
- Anti nauséeux : Primpéran
- Acétazolamide (hautes altitudes) : Diamox
- Collyre (yeux) : Uveline ou Antalyre
- Coramine Glucose
- Médicament pour la gorge: Locabiotal, Lysopaïne
- Pommade Bétadine
- Pommade anti-inflammatoire
- Traitement de l'eau, type Micropur
- Médicaments personnels

Argent et Taux de Change en Bolivie

Argent et Taux de Change en Bolivie

Argent:

Pour la tranquillité des voyageurs nous recommandons d‘utiliser une pochette antivol portée autour du cou ou en ceinture pour ranger passeport, devises, carte de crédit, documents personnels.  Il n’est pas nécessaire de voyager avec de grandes quantités d’argent sur soi.

Nous recommandons l’utilisation d’une carte bleue «Visa Internationale» ou «Mastercard» plutôt que des « traveller’s chèques », les guichets automatiques étant plus nombreux que les points de change. Il est plus pratique de retirer l’argent en monnaie nationale « Boliviano » pour régler les achats de souvenirs et de garder quelques dollars (ou Euros) au cas où. Notre guide peut indiquer à tout moment les bureaux de changes officiels. 

En cas de problème il existe des bureaux western union et money gram partout dans le pays où vous pouvez recevoir de l’argent très rapidement depuis votre pays d’origine.


Taux de change:

Pour avoir une idée des taux de change avant votre départ vous pouvez consulter le site suivant : http://www.xe.com Attention : Les taux donnés par le site sont les taux officiels qui ne prennent pas en compte les marges de la maison de change ou de la banque.

Il est très facile de changer vos Euros ou Dollars US partout dans le pays, par contre si vous effectuez un voyage combiné avec un autre pays Sud Américain (exemple : le Pérou), nous vous recommandons de changer les monnaies nationales de l’autre pays avant d’entrer dans le pays pour avoir un taux de change plus avantageux.

Laguna Blanca (lac blanc)Geysers Sol de MañanaLaguna Blanca (lac blanc)Salar de ChiguanaVolcan TunupaLaguna Verde (lac vert)Geysers Sol de MañanaLaguna Blanca (lac blanc)Geysers Sol de Mañana